État de détresse flagrant ?

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Zaguien
Inscrit: 2015-12-28 07:12:08
2017-12-31 16:50:31
Bonjour à tous, un petit retour en force sur ce site que j'avais rejoins il y a un moment déjà, parce que je ne sais pas vers qui me tourner.

Pendant une majeure partie de 2016 et 2017, je me pensais tout simplement malade. Enchaînant alors des visites chez le médecin ou aux urgences, pour des douleurs un peu partout, qui sortaient de nulle part, notamment dans l'½il, des battements de c½ur irréguliers, des maux de tête, des tremblements, du stress permanent et j'en passe... Après une série de test et de prises de sang, la seule chose qu'on a pu me diagnostiquer sont des crises d'angoisse. Petit à petit, je me suis rendu compte que je me renfermais sur moi-même, que je ne répondais que très rarement aux appels de ma famille et de mes amis. J'en ai donc conclu une dépression, pendant plusieurs mois, je ne ressentais plus rien, de nature assez fragile, les situations pour lesquelles j'aurais pleuré jadis n'avait plu aucun effet chez moi, la joie se faisait rare. Alors, depuis tout ce temps, ça n'aurait été ni plus ni moins qu'une dépression hypocondriaque ?

Depuis l'adolescence, je souffre de trouble anxieux (si je ne me trompe pas, mais il me semble que c'est le bon terme, corrigez-moi si je me trompe.) Entre autre, c'est difficile pour moi de sortir, affronter l'extérieur et croiser des gens. puisque même si je sais très bien qu'en général, les gens ne prêtent pas particulièrement d'attention à ceux qui les entourent, dans ma tête, je pense constamment qu'ils se moquent de moi: je ne peux pas aller au resto sans me dire que les autres vont rire de ce que je vais commander, je ne peux pas passer à côté de quelqu'un sans me dire que cette personne est en train de me juger. Quand je dis constant, c'est bel et bien constant, que ce soit des adultes, des ados... même ma propre famille. Rajoutons à ça l'agoraphobie évidente, me retrouver en public m'étourdi, voire m'étouffe. J'ai eu beau chercher des emplois et c'est difficile chez moi en ce moment (dans une petite ville et quasi toutes les boutiques sont en train de faire faillite), j'ai pu tenter trois fois ma chance dans des endroits différents en 2017... en vain, ça se finissait toujours en crise, en anxiété, à m'en rendre malade au point que je ne pouvais pas rentrer et au final, j'ai perdu ces emplois. A côté de ça, c'est mon père qui me fait vivre et j'ai horreur de ça, pour moi c'est honteux, mais je n'ai aucun moyen de le faire autrement. Surtout qu'on ne s'empêche pas de me sous-entendre que je suis une déception.

J'ai pu en parler un peu à ma mère, avec beaucoup de courage. Après qu'elle m'ait dis à quel point elle était déçue de moi, j'ai tellement craqué de l'autre côté du téléphone qu'elle a comprit que quelque chose clochait. En revanche, je doute fort que mon père parvienne à comprendre ma situation. Déjà que je n'ai jamais eu l'impression de pouvoir parler de tout avec eux (mon coming-out est quand même passé aux oubliettes comme si ça n'avait été qu'une phase d'adolescence...)

Maintenant j'en suis au point où je perds la notion du temps parce que je n'arrive à dormir qu'une nuit sur deux (d'ailleurs je n'ai pas dormi cette nuit, donc s'il y a des fautes affreuses, désolée.) En gros, je ne dors que 10 heures sur 48. Je ne ressens pas la fatigue plus que ça, ça varie selon les jours. J'en suis au point où je me sens tellement un fardeau que j'ai peur de ce que je pourrais faire, même si je n'ai pas le courage de mourir. C'est tellement le bordel dans ma tête...
Anonyme
2018-01-02 04:14:29
Bonjour,
En général, les gens s'en foutent des inconnus qu'ils ne croisent que quelques secondes dans la vie. Tu devrais sortir sans te prendre la tête et ne pas avoir peur d'être jugée. Le mieux, c'est d'être accompagné, comme ça, tu fais seulement attention à tes proches.
Et sois avec des personnes qui te font sentir bien. Ça a toujours été comme ça avec tes parents ?
Non tu n'es pas une déception. Concentre toi sur tes objectives et sur ce que toi tu veux. Fais un boulot qui te plaît.
Si tu n'as personne à qui parler, peut-être que consulter un professionnel pourrait te faire du bien ?

Je sais que c'est difficile pour toi en ce moment mais il ne faut pas abandonner. Continue de te battre. C'est déjà très bien que tu viennes ici te confier. Ça arrive à tout le monde d'être découragée à un moment donné. Tu connais la chanson "Make it stop" ? Never give up !
Renoue contact avec tes amis. Il faut se bouger ! (:

Bonne année sinon !
Kaninchen Kaninchen
Zaguien
Inscrit: 2017-12-08 05:12:00
2018-01-05 20:45:56
Arf je reconnais tellement celle que j'ai été à travers tes lignes
Une seule et unique chose m'a sauvé : les antidépresseurs. J'ai essayé plusieurs fois de les arrêter mais ils sont vraiment ma bouée de sauvetage
Y as-tu déjà songé ? Tenté ?
Puis une fois un état +/- stable retrouvé... trouver une raison pour quoi vivre, qui nous donne la force d'avancer. Plus facile à dire qu'à faire, c'est clair... personnellement la spiritualité et le développement personnel m'ont, après les médocs, énormément aidé +++
Quoi qu'il en soit, il ne faut pas que tu restes dans cet état... Rester figé, c'est pire que reculer.
Tu peux le faire miss. Vraiment... fais-le pour toi, les autres on les emmerde (y)