Ski de piste : pourquoi les gens s'aventurent en montagne sans matériel, ni infos, ni connaissances

******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2016-01-15 08:35:02
Ski de piste : pourquoi les gens s'aventurent en montagne sans matériel, ni infos, ni connaissances de sécurité adéquates ?

Je rebondis sur un accident par avalanche en station de ski qui a touché des jeunes de ma ville, sans vouloir incriminer qui que ce soi parce que c'est toujours plus compliqué qu'il n'y parait, mais je ne comprends pas le décalage mental entre les skieurs qui s'engagent en quelques secondes et sans préparation avec une GoPro sur la tête sur des pentes non sécurisées, et les randonneurs qui préparent longuement leur sortie en surveillant pendant des jours la météo, décortiquant le bulletin neige et avalanche de Météofrance, s'interdisant des passages ou des journées trop exposés, et vérifiant leur matériel de sécurité (Arva, pelle, sonde, etc).

Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'accidents chez les randonneurs prudents, parce qu'il y a toujours des passages plus exposés et que les conditions varient rapidement en montagne, que l'hiver la montagne peut aisément devenir plus dangereuse que la route, et que le risque zéro n'existe pas, mais je m'interroge sur le manque de perception qu'ont les gens en station de ski, que les remontées mécaniques emmènent rapidement en haute montagne, sur les risques auxquels ils s'exposent dès qu'ils quittent les pistes (sécurisées généralement par de gros moyens dont des explosifs pour déclencher des avalanches préventives). Y compris les risques auxquels ils sont exposés par des gens qui passent hors-piste parfois très en-dessus d'eux, et les risques auxquels ils exposent les autres en dessous s'ils déclenchent une avalanche.

Une avalanche est extrêmement dangereuse car elle vous tord à grande vitesse dans tous les sens, peut vous éclater sur un obstacle au passage, vous fait inhaler ou avaler de la neige selon les conditions, et quand elle s'immobilise la neige devient dure comme du béton, que vous ne pouvez plus bouger, et que vous ne savez même plus dans quelle position vous êtes, ni où est le haut et le bas.

L'espérance de vie dans ces conditions est de l'ordre de grandeur de celle d'un poisson dans un bac à glace, une vingtaine de minutes environ, dont moins de 10 minutes de conscience que les gens utilisent au mieux…

Je poste ce topic parce que lorsqu'un voit un journaliste interroger des skieurs hors piste, on a l'impression qu'ils sont à dix mille lieues de ces questionnements.


Bon je ne suis pas là pour faire un cours de morale, mais ayant usé déjà pas mal de chaussures en montagnes, et m'étant déjà fait quelques belles frayeurs (qui ne sont sans doute pas les dernières lol), je pense pouvoir rappeler quelques ti conseils pour les gens qui s'aventurent en montagne, c'est-à-dire hors des pistes balisées ouvertes :

- on ne part pas seul et sans quelqu'un d'expérimenté avec soi ;
- on dit avant de partir où on va ;
- on connaît l'histoire de la neige sur le massif depuis le début de la saison (parce que sa tenue sera très différente selon le cas), en lisant les bulletin météo ou en demandant à un professionnel du coin ;
- on a lu le bulletin météo neige-avalanche, et pas seulement le niveau 1 à 5, mais relu la phrase de risque que symbolise ce chiffre, et lu les recommandations particulières du bulletin par massif montagneux, par altitude, par exposition (nord-sud-est-ouest), type de neige, etc ;
- on exclut à priori les niveaux de risque 4 et 5, sauf parcours extrêmement sécurisés (à plat ou sur une croupe, et encore on risque de se prendre toute la neige d'un arbre sur la tete, un jour j'ai failli me faire ensevelir lol )
- on a son Arva sur soi avec des piles en état de marche et qu'on a testé avant de partir (permet de retrouver le corps sous la neige), les pro ont même la sonde et la pelle à neige ;
- on regarde les conditions avant de s'engager sur une pente, et on hésite pas à sonder la neige si on a un doute ;
- on ne s'engage pas plusieurs personnes à la fois, ni ne déballe le déjeuner, dans les passages plus exposées ;
- on ne surestime pas ses capacités...

Comme on a généralement pas eu le temps de penser à tout cela quand on quitte sur un coup de tête une piste balisée, c'est vraiment pas recommandé.

On pourra rentrer dans le détail si ça intéresse des gens ^^
Pandaren Pandaren
Zaguien
Inscrit: 2012-04-23 12:04:00
2016-01-15 17:40:32
Allomat:Ski de piste : pourquoi les gens s'aventurent en montagne sans matériel, ni infos, ni connaissances


Parce qu'ils sont cons.

De rien

(Bon ok, j'aurais du dire ignorants et inconscients, mais j'avais trop envie)
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2016-01-16 08:37:59
Tu as raison, c'est l'histoire de la chèvre de monsieur Seguin à qui on explique qu'il ne faut pas quitter l'enclos sinon elle se fera peut-etre manger par le grand méchant loup.

Avec la particularité que pour qu'elle achète un séjour chez monsieur Seguin, on lui vante la qualité des alpages où on lui dit de ne pas aller. On lui conseille d'acheter la derniere cloche testée sur les pentes vertigineuses où on lui dit de ne pas aller. On lui vante les qualités de la dernière caméra sportive qui lui permettra de garder des images inoubliables de ses exploits dans les alpages vertigineux, qu'on lui recommande vivement de poster sur son réseau social préféré.

Et en réalité ce n'est pas interdit d'aller brouter dans les alpages sauvages, mais c'est un milieu naturel; risqué parce que tout l'inverse d'un parc à chèvres sécurisé.

Et là il n'y a plus personne, plus d'argent, plus d'envie, pour informer et former les gens à la prudence. Mieux, on cherchera quelqu'un à punir, la chèvre si elle a survécu, monsieur Seguin pour son manque de vigilence, voire le grand méchant loup si on peut mettre la main sur lui.

Ce n'est pas par hasard si je parle de "haute montagne" et non de "hors piste" ou "piste fermée". Mais parce que dès lors qu'on quitte un domène sécurisé, on entre dans un domaine naturel, et donc sauvage et risqué, ayant ses propres règles de sécurité et contraintes de protection, qu'il faut connaitre et savoir maitriser. Et malgré tout il restera des risques, mais compensés pour devenir tolérables.

Apres il y a le sentiment habituel des jeunes d'etre immortels. Ce n'est pas par impudeur que j'explique comment les gens meurrent d'imprudence, mais parce que lorsqu'on s'expose, il faut savoir précisément à quoi. Généralement ça fait réfléchir, au moins quelques temps, avant qu'on oublie.

Alors on fait de temps en temps des piqures de rappel ^^
 
Anonyme
2016-01-16 16:56:25
Parce que YOLO.
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2016-01-16 21:01:03
Vivre qu'une fois, au sens de vivre intensément, n'empeche pas de vivre longtemps.

Les sportifs de haut niveau, en montagne notament mais pas que, sont extrémement vigilents et précis sur la sécurité, sinon ils ne vivraient qu'une seule journée, et n'auraient jamais pu atteindre leur niveau.

Indépendemment de la survie personnelle, on est pas seuls dans la vie, c'est déchirant pour des parents qui ont veillé si longtemps sur leur enfant, de le perdre sur une imprudence stupide. Ils ne s'en remettent jamais.

Mais encore une fois je ne dis pas qu'il est interdit de se faire plaisir en haute montagne, parce que ça ne l'est pas, mais qu'il y a des règles de l'art meme si elles sont peu écrites et évoluent d'années en années, de même type que le code de la route.

A une époque les autorités avaient envisagé d'imposer l'obtention d'une licence individuelle pour avoir le droit d'aller en haute montagne hors des espaces sécurisés. Mais le probleme est que les conditions de sécurité sont extremement variables en montagne, pouvant etre beaucoup moins dangereuses que le trajet routier pour y aller en famille l'été, comme infiniment plus dangereuses individuellement l'hiver.

Mais ce n'est pas si difficile d'atteindre un niveau de sécurité satisfaisant, tout en se faisant plaisir (édité).
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2016-01-17 11:18:56
Un grand classique par risque "moyen" 3/5 et donc assez traitre, la "plaque à vent, qui est de la neige récemment tombée et déplacée par le vent souvent sur de grandes surfaces, qui peut faire plusieurs dizaines de centimetres d'epaisseur et parfois meme plus d'un mètre, simplement posée sur le manteau neigeux sous jacent sans cohésion entre les deux, invisible à l'oeil si on est pas alarmé par le bulletin neige-avalanche, ou si on ne sonde ou creuse pas la neige, et qui se fragmente en masse lorsqu'un des skieurs la recoupe, ou si elle cède sous le poids d'une ou plusieurs personnes.

Une vidéo où les mecs s'en sortent apparemment parce qu'ils ne sont pas engagés ensemble, que l'un prévient l'autre que ça part, et qu'il parvient à se dégager. Ces skieurs sont probablement équipés d'un arva émeteur/récepteur qui permettrait de retrouver leur corps ou celui de leur partenaire enseveli, peut-etre chacun de sonde et pelle, de moyens de communication adaptés au lieu, voire plus encore. En tout cas ils se sont fait tres peur.

Une joyeuse équipe de potes qui aurait décidé sur un coup de tete de délirer, risquaient fort de délirer ensemble pour la dernière fois.
Meme pour des pro la sécurité était tres limite, il est assez probable que le bulletin neige-avalanche alarmait de plaques à vent sous les cretes ayant cette exposition dans ce massif.
Et puis les avalanches ont leurs habitudes dans chaque vallon, qu'il vaut mieux connaitre avant de s'y aventurer. C'est le métier des accompagnateurs...

Certes Certes
Zaguien
Inscrit: 2008-08-27 10:08:04
2016-01-18 01:09:14
Je pensais trop ça allait finir sur une analogie avec les rapports non protégés, j'suis déçu !
Pandaren Pandaren
Zaguien
Inscrit: 2012-04-23 12:04:00
2016-01-18 01:50:56
Moi j'aurais plutôt vu une conclusion sur la selection naturelle.

Ca me fait repenser au mec qui s'était noyé en se jetant dans un lac avec son vélo attaché au pied "pour ne pas perdre le vélo".
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2016-01-18 08:32:24
Certes:Je pensais trop ça allait finir sur une analogie avec les rapports non protégés, j'suis déçu !


Ah ah excellent ^^

Il y a en effet une analogie à toutes les méthodes préventives d'accidents peu fréquents mais graves, et je remercie Pandaren et Blaubunker d'avoir exprimés les deux points de vue opposés les plus fréquents, les grosses conneries se paient au prix fort, et on a qu'une vie dont il faut profiter malgré les risques.

Perso je tiens souvent une posture synthétique des deux, on ne peut envisager de vivre dangereusement (pléonasme lol) que si on apprend à connaitre et compenser les risques, ainsi qu'à valoriser les retours d'expérience pour améliorer la prudence. Autrement dit etre vigilent et modeste.

Avec la particularité pour les avalanches et la montagne en général, c'est que c'est un milieu naturel qui a plus d'imagination que le VIH, et qu'il vaut mieux être tres modeste.

Sur ces images la pente semble rassurante, des skieurs sont déjà passés, et pourtant on le voit sur les dernières images qui montrent la découpe du manteau neigeux sur les partes hautes de l'avalanche, il y a une sacré surface qui s'est fragmentée en une seconde et sacrée quantité de neige qui est partie, entrainant et vidant toute la pente. On est sur d'être enseveli si on est pris dedans, surtout si on est en aval, et si on a pas d'Arva, si les gens qui sont à l'extérieur n'ont pas d'Arva voire le matos nécessaire et ne connaissent pas la technique de recherche, on a peu de chance de s'en sortir avant l'arrivée des secours.

M'enfin on voit bien que les mecs ne sont pas des débutants, même s'ils skiaient léger, le premier a alarmé immédiatement le second qui a pu se dégager, et il n'y avait personne dessous.



Pandaren:Moi j'aurais plutôt vu une conclusion sur la selection naturelle.
Ca me fait repenser au mec qui s'était noyé en se jetant dans un lac avec son vélo attaché au pied "pour ne pas perdre le vélo".


Je ne conteste pas a sélection naturelle, mais la combats.
Surtout parce que quand on est trop jeune, par définition on ne peut pas avoir assez d'expérience, et qu'il n'y a pas d'autre solution que d'insuffler celle des autres.

Tu fais sans doute allusion au défi lancé sur internet de se lancer à l'eau avec un vélo, que le mec a attaché au pied pour ne pas le perdre.

Il n'est apparemment pas interdit de lancer des défis qui sont limite des concours d'imprudence, mais je suis à peu près certain que le jour où un jeune pas encore majeur y laissera sa peau, et que c'est orchestré par des gens majeurs devant assumer leurs responsabilités, il y aura des mises en examen, parce que par définition les trop jeunes ne sont pas en capacité de tout savoir anticiper, et que c'est l'apprentissage de cette capacité que leurs ainés leur doivent, et pas l'inverse...
Pandaren Pandaren
Zaguien
Inscrit: 2012-04-23 12:04:00
2016-01-18 15:41:52
Bah je pense que toute prise de risque peut être vue comme un "défi". Effectivement le problème en général c'est qu'il faut évaluer soigneusement la prise de risque qui est faite ... et mesurer le risque aux conséquences que peut avoir un échec.

En ce sens on peut faire une analogie avec les rapports sexuels ^^ et ça permet de ne pas entrer dans le discours moralisateur mais bien pragmatique qui est si cher à tes yeux ^^

Je n'aime pas trop cette distinction mineur/majeur que tu fais. Elle a du sens sur le plan légal, mais en pratique ce n'est pas parce qu'on est légalement majeur qu'on est mature et responsable et inversement... bâtir un statut légal acquis automatiquement sans contrôle me parait très stupide, mais ce sont les limites du système ^^
Certes Certes
Zaguien
Inscrit: 2008-08-27 10:08:04
2016-01-18 16:46:26
Pandaren:Moi j'aurais plutôt vu une conclusion sur la selection naturelle.

Ca me fait repenser au mec qui s'était noyé en se jetant dans un lac avec son vélo attaché au pied "pour ne pas perdre le vélo".


Darwin awards

http://www.darwinawards.fr/
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2016-01-18 20:33:44
Certes:
Pandaren:Moi j'aurais plutôt vu une conclusion sur la selection naturelle.

Ca me fait repenser au mec qui s'était noyé en se jetant dans un lac avec son vélo attaché au pied "pour ne pas perdre le vélo".


Darwin awards

http://www.darwinawards.fr/



Ce site est fort intéressant, mais le mot de "mort isolite" cache parfois des violences sociales qui n'ont rien d'insolite chez les humains.

Une histoire à retenu mon attention :
"415 [apres JC]
La mathématicienne et philosophe grecque Hypatie fut assassinée par une foule de chrétiens qui lui lacéra le corps avec des coquilles d'huîtres tranchantes (certaines sources indiquent qu'il s'agissait plutôt de tessons de poterie). Ce qui resta d'elle fut brûlé."

Aujourd'hui on appellerait cela un attentat terroriste commis par des intégristes sexistes ^^
C'est d'ailleurs comme cela que c'était perçu par les derniers romains, dont la civilisation cultivée et raffinée cédait sous la pression des barbares...


Un film à voir, Agora :




Pandaren:Bah je pense que toute prise de risque peut être vue comme un "défi". Effectivement le problème en général c'est qu'il faut évaluer soigneusement la prise de risque qui est faite ... et mesurer le risque aux conséquences que peut avoir un échec.
En ce sens on peut faire une analogie avec les rapports sexuels ^^ et ça permet de ne pas entrer dans le discours moralisateur mais bien pragmatique qui est si cher à tes yeux ^^
Je n'aime pas trop cette distinction mineur/majeur que tu fais. Elle a du sens sur le plan légal, mais en pratique ce n'est pas parce qu'on est légalement majeur qu'on est mature et responsable et inversement... bâtir un statut légal acquis automatiquement sans contrôle me parait très stupide, mais ce sont les limites du système ^^


Je soulignais plutôt un risque juridique, et c'est vrai que l'âge de conscience du risque de mourir se situe probablement un peu plus tard, vers 22 à 25 ans.

Ce n'est sans doute pas par hasard que dans les guerres meurtrières les militaires envoient au front des gens assez jeunes, style 18 à 22-25 ans, et de préférence pauvres. Les plus vieux il faut d'abord les convaincre, ou bien les payer, et les riches sont difficiles à convaincre ^^
Les groupes ou pays terroristes recrutent même bien avant 18 ans, parce qu'ils savent qu'il pourront en faire des machine à mourir et surtout à tuer (et torturer). La liste des exemples est trop longue, et trop pénible à écrire.

C'est pour toutes ces raisons qu'il faut apprendre très tôt le prix de la vie, et pour commencer la sienne, pour les préserver...


Et pour revenir aux avalanches, cette année il a fait trop chaud trop tardivement, et fait encore trop chaud coté ouest, la neige ne tient pas sur les pentes, les accidents multiplient, va falloir être prudent jusqu'à ce que la neige se tasse...
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2016-01-19 18:23:59
Un peu de prévention ^^

Quelques indicateurs pour s'alarmer, mais rien ne valant un séjour organisé de ski de rando, ou l'accompagnement par un pro, ou un stage, pour se familiariser avec les risques hivernaux.

Déja l'échelle de risque d'avalanche, dont j'exclue les risques trop forts à éviter, et les risques plus faibles pour faire simple (et qui entrainent plutot d'autres risques).

Le risque moyen d'avalanche, habituel en hiver, est un risque de niveau "marqué", couramment désigné par un niveau 3 sur 5.

Derriere ce chiffre 3 se cache une longue phrase de risque qu'il est indispensable de connaitre.

En gros cette phrase veut dire que le risque est centré sur des avalanches provoquées par notre propre passage, ou un groupe situé en amont, mais peut aussi se déclencher spontanément au-dessus, par fracture d'une corniche de neige, glissement de la neige, dégèle au soleil, faute à pas de chance, etc... :

Niveau 3 : marqué
Dans de nombreuses pentes (2) suffisamment raides
  • le manteau neigeux n'est que modérément à faiblement stabilisé.

  • Déclenchements d'avalanches possibles parfois même par faible surcharge (3) et dans de nombreuses pentes, surtout celles généralement décrites dans le bulletin. Dans certaines situations, quelques départs spontanés d'avalanches de taille moyenne, et parfois assez grosse, sont possibles.

    (2) Les caractéristiques de ces pentes sont généralement précisées dans le bulletin: altitude, exposition, topographie... 

    (3) Surcharge indicative : forte (par exemple skieurs groupés) ou faible (par exemple skieur isolé, piéton).


  • non normalisé, car une avalanche peut parfois partir sur des pentes peu raides, ou les atteindre en partant de pentes raides situées tres haut au-dessus, voire meme parfois remonter sur plusieurs dizaines de metres (parfois plus) la pente opposée... En général on s'inquiete des pentes de plus de 25°, style piste rouge et plus, sur laquelle on avance ou situées au-dessus.