VIH: que faire en cas de suspicion de primo-infection ?

******* Allomat69
Zaguien
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2015-07-27 00:02:43
Que faire en cas de suspicion de primo-infection ?

A mon avis se précipiter chez son médecin, ou à défaut dans un centre de dépistage, pour faire un test VIH de quatrième génération qui cherchera l'antigène p24 en plus des anticorps, puis en cas de doute obtenir une mesure de charge virale, et en cas de confirmation de présence du virus, et même le cas échéant avant l'apparition d'anticorps décelables par les tests habituels, commencer un traitement sans délai.

Parce que depuis deux ans les preuves s'accumulent sur le bénéfice de commencer un traitement au plus tot en cas d'infection au VIH, certaines personnes ne devenant alors même pas séropositives, et en tout cas le virus ayant d'autant moins le temps de se cacher dans des "réservoirs" d'où il lancera ultérieurement ses attaques, heureusement habituellement arrêtées par le traitement (actuellement journalier).
Aprés infection au VIH, on peut comprendre que moins de réplication du virus soit un gain par rapport à la stratégie habituelle d'arrêter ses réplications par une trithérapie.

On attend des recommandations de l'OMS, en France il a déjà été décidé de commencer le traitement au plus vite apres dépistage d'anticorps, mais la communication au public reste floue, aussi floue que la prévention depuis quelques années d'ailleurs.


La réelle difficulté réside dans la suspicion de primo-infection, autrement dit de première réaction du corps, parfois mais pas toujours, deux à quelques semaines après l'infection, pendant une à quelques semaines, et ressemblant à s'y méprendre à un état grippal, une angine, ou une mononucléose : une fièvre, des maux de gorge, des maux de tête, des douleurs musculaires, des taches rouges sur le corps, etc.

La proximité temporelle avec une prise de risque (non interceptée par TPE, thérapie post exposition au plus tard 48 heures après une prise de risque), pourrait être un élément d'alerte. D'ailleurs les recommandations de dépistage de certains spécialistes de la prévention, suggèrent qu'ils anticipent cette éventualité, mais de façon informelle.

Et j'ai conscience que les états grippaux hivernaux parasitent énormément la vigilance aux signes de primo-infection au VIH.

Bref j'ouvre le débat ^^




Supplément de lecture pour les courageux...

Il aurait fallu que je rassemble des liens vers éléments de preuve, mais ils sont assez dispersés.

Le dernier en date est la cohorte Bangkok qui a fait l'objet d'une communication lors de la conference de l'International AIDS Society la semaine derniere à Vancouver :
Haut niveau de sérologies négatives chez les patients traités tôt en primo-infection / High rates of non-reactive HIV serology after antiretroviral treatment initiated in acute HIV infection / J.L.K. Fletcher, Thaïlande


Elle est commentée sur le site   :

La cohorte de Bangkok présentée ici assure le suivi de patients vus très précocement en primo infection, défini par un test de 4ème génération positif et de 2nde génération négatif, ou un test Elisa négatif et une PCR [charge virale] positive ; 271 patients ont été inclus entre avril 2009 et décembre 2014, et 262 ont été analysés pour cette présentation. Il s'agit à 94% de HSH [gays] , vus en moyenne 18 jours après la contamination et traités dans les 24 heures suivant le diagnostic.
Les prédicteurs de la négativité de la sérologie à 24 semaines sont le stade Fiebig 1 ou 2 au moment du diagnostic, le fait d'être traité précocement ou d'avoir une charge virale < 5 log et des CD4 > 350 ; 20% des patients sont non réactifs en test de 4ème génération à 6 mois.


Conclusion des chercheurs :
Serologically non-reactive subjects may represent for a population of interest for research into potential HIV cure strategies.

En attendant d'adapter le traitement, perso j'en tire surtout la conclusion qu'il vaut mieux oeuvrer pour un dépistage plus précoce, outre élever des barrieres en amont pour contenir le virus, dont le préservatif dans le cas général, voire une prophylaxie dans certains cas très exposés, à la façon de la prévention du paludisme...


Edit pour plus de précision :


source :  
ICP ICP
Zaguien
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2015-07-27 10:13:07
Yop allomat,

Décidément j'en apprends encore plus ce matin en lisant l'article mais également d'autres études qu'avaient mené Reactup sur le sujet justement.

Maintenant, même si je n'y connais pas forcément grand chose, au vu de ce que tu dis, tu apportes déjà la réponse dans ton post. D'après ce que je lis depuis des mois sur le sujet, de toute façon plus tu lances le traitement tôt, mieux c'est. Alors si tu es passé à côté de la TPE et que tu ne te rends compte des symptômes que deux semaines plus tard, l'idéal serait d'aller voir le médecin au plus vite pour discuter de la marche à suivre.

Faut juste pas tomber sur un médecin abruti qui met ça sur le compte d'autres choses (et j'avoue que si ça t'arrive en hiver, c'est la merde) mais au-delà ça suppose aussi que le patient n'omette pas de détails.
Je m'explique, ma mère est médecin et elle me racontait que très souvent le problème c'est que les patients soit par honte soit par méconnaissance des maladies auxquelles ils sont confrontés, omettent des détails parfois cruciaux qui permettraient d'étabir le diagnostic.
Sa collègue avec qui elle travaille en libéral, accorde une journée par semaine pour travailler en tant que médecin au CDAG et elle a fait exactement la même remarque. (oui parce que c'est sur elle que je suis tombé quand je suis allé me faire dépister... Je t'explique pas l'ambiance après x))
D'après ce que j'ai compris quelque soit la probabilité de suspicion d'infection, ils mettent le traitement en place dans la majorité des cas mais il faudrait que je demande à ma mère à l'occasion (oui difficile d'amener le sujet au prochain repas de famile... x) ).

Et je pense que le fait d'aller dans un centre de dépistage permettrait d'avoir une réaction plus appropriée de la part du médecin parce que même si nous sommes souvent renseignés là dessus, eux ne le sont pas toujours enfin pas autant que certains d'entre nous. Les médecins qui travaillent au CDAG ont l'habitude de gérer ce genre de cas et savent quelle est la marche à suivre. Cela dit si on vient consulter juste pour une fièvre c'est un peu difficile d'aller direct en centre de dépistage. Idem pour le médecin qui quand il va voir une toux ne va pas tout de suite penser SIDA...

En tout cas pour moi la meilleure défense reste quand même de se protéger à tout moment, surtout lors de rapports, parce qu'on sait très bien que là est le plus grand risque de contamination. Mais se protéger ne suffit pas toujours donc l'idéal c'est soit de faire abstinence (MDR la blague), soit de poser clairement la question à son partenaire avant de commencer (plus tue l'amour tu crèves) ou alors de se poser avec quelqu'un dont tu sois sûr (quitte à faire un test avec lui ce jour, test qui ne permettra pas d'être sûr à 100% qu'il soit clean... mais tu passes pour le gros relou).
******* Allomat69
Zaguien
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2015-07-27 12:49:55
"Maintenant, même si je n'y connais pas forcément grand chose, au vu de ce que tu dis, tu apportes déjà la réponse dans ton post."

J'exprime mon avis, qui porte plus sur le fait de prendre rapidement un avis médical, que sur le protocole de dépistage, qui reste de la responsabilité des médecins.

Toutefois puisqu'on risque d'être en-deça de la formation d'anticorps, il existe apparemment peu d'autres possibilités que de rechercher un antigène (p24, test bon marché) et de mesurer la charge virale (analyse plus onéreuse).

Ne sachant pas si les centres de dépistage peuvent prescrire des analyses, j'évoque le médecin. Ce pourrait aussi bien etre les urgences, mais la tendance est de les désengorger vers les centres de dépistage.
Bref c'est de l'organisation qui n'est pas de notre responsabilité, l'objectif serait d'obtenir rapidement un avis médical pertinent.


"D'après ce que j'ai compris quelque soit la probabilité de suspicion d'infection, ils mettent le traitement en place dans la majorité des cas mais il faudrait que je demande à ma mère à l'occasion (oui difficile d'amener le sujet au prochain repas de famille... x) )."

Je ne l'imaginais pas ainsi en fonction de ce que j'ai pu lire, mettre un route un traitement lourd à vie nécessite tout de même quelques précautions, ne serait-ce que pour choisir les bonnes molécules et la bonne posologie.

C'est sans doute beaucoup plus vrai pour le TPE, qui se limite à un traitement d'attaque d'un mois, dont on devrait pouvoir se remettre.


"Et je pense que le fait d'aller dans un centre de dépistage permettrait d'avoir une réaction plus appropriée de la part du médecin parce que même si nous sommes souvent renseignés là dessus, eux ne le sont pas toujours enfin pas autant que certains d'entre nous. Les médecins qui travaillent au CDAG ont l'habitude de gérer ce genre de cas et savent quelle est la marche à suivre. Cela dit si on vient consulter juste pour une fièvre c'est un peu difficile d'aller direct en centre de dépistage. Idem pour le médecin qui quand il va voir une toux ne va pas tout de suite penser SIDA..."

Oui oui, mais comme je viens de le dire, je ne sais pas ce qu'ils ont le droit de prescrire ou non, ni si la réactivité est suffisante. Dans les cohortes de patients étudiés, on parle de mise sous traitement dans un délai qui se compte en jour....

De façon plus globale, j'alerte sur le fait que des chercheurs travaillent actuellement sur les premieres semaines de l'infection, ce qui est court par rapport aux questionnements et états d'âmes des gens, qui peuvent durer des semaines jusqu'à se que le virus se cache et que les gens oublient leurs craintes.

Le dépistage de routine vise à intercepter ces oublis, mais ce serait dommage de ne pas réagir à d'éventuels symptôme de primo-infection lorsqu'ils existent (ce n'est pas toujours le cas).

Et il sera sans doute plus mobilisateur d'expliquer aux gens qu'ils se porteront mieux en consultant tot, que de leur expliquer qu'ils infecteront moins les autres...
 
Jeanvalgean Jeanvalgean
Zaguien
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2015-08-02 20:29:07
Bonjour,

Actuellement à l'étranger, j'ai rencontré un mec sur un site de rencontre et nous nous sommes vus. Je devais initialement uniquement lui faire une fellation, mais celui-ci a insisté avec force pour me prendre malgré le fait que je ne voulais pas. Il ne m'a pas pénétré très profondément. Le mec m'a d'une certaine façon violé je pense, et depuis sa rencontre j'ai très peur d'avoir contracté le vih. J'ai eu mal à la tête et à la gorge deux trois jours après l'avoir vu et après que ces symptômes aient cessé, j'ai la peau des mains qui pèlent. J'ai super peur d'avoir le VIH, surtout après cette expérience violente que j'ai subi. Dois-je m'inquiéter ? Surtout que ne rentrant en France que dans un mois, je ne peux pas faire grand chose dans un pays dont l'homosexualite est très mal vu et dont je ne maîtrise pas la langue.
Merci d'avance
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2015-08-02 21:04:01
Jeanvalgean,

Tu devrais cumuler plusieurs avis, Zag-Prev est peut-etre en vacances on ne le voit pas en ce moment, voici le mien...

Deux jours apres apparait bien tot pour evoquer un primo-infection, et compte tenu de ton inquietude et de ton sentiment d'avoir été abusé, tes soucis de peau évoquerait plutot un eczéma ou quelque chose du style (tu es souvent inquiet sur tes topics...).

Mon impression, c'est que si le comportement de ce mec - tel que pénétrer sans protection ce qui pourrait être habituel - est à risque, une tentavive de pénétration sans éjaculation est un peu moins risquée.

Tu serais en France on évoquerait probablement par sécurité un TPE (traitement post-exposition).

Mais comme tu es à l'étranger, le mieux serait de ne pas t'affoler, et de faire un dépistage de controle quand tu rentreras en France dans un mois, en comptant 6 semaines apres ta mésaventure, et dans un Centre de Dépistage ou sur ordonance de ton médecin dans laboratoire de façon à pouvoir bénéficier d'un dépistage valable à 6 semaines (pas un dépistage rapide ou un auto-dépistage).
Jeanvalgean Jeanvalgean
Zaguien
Inscrit: 2012-07-31 01:07:31
2015-08-02 21:09:20
Merci beaucoup allomat !
Tu connais un lieu pour me faire dépister sur Paris ? Je suis perdu par tous ces informations contradictoires que je trouve sur internet et j'ai donc du mal à trouver un endroit où le faire anonymement, merci encore !
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2015-08-02 21:19:36
Je ne suis pas parisien, tu cherches sur internet les CDAG à Paris...

Voila ce que cela donne, mais comme c'est une url pour mobile, je ne te garantis pas l'ouverture sur ordi :
 

Edit :

Évidemment l'adresse redirige vers la page d'accueil de Sida-Info-Servive, voilà une url plus précise, qui diférencie le 92, 93, 94 et 75 :  
Jeanvalgean Jeanvalgean
Zaguien
Inscrit: 2012-07-31 01:07:31
2015-08-03 11:40:07
Mon eczéma est apparu 12 jours après le rapport, je. Ai toujours pas à trop me pourrir la tête pour le moment ?
Je panique un peu, j'ai super peur d'avoir quelque chose, désole d'être aussi lourd
Merci pour le lien allomat et pour les conseils !
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2015-08-03 13:12:29
J'ai jamais lu que les virus faisaient peler, par contre il peut exister des plaques rouges.

Il n'y a pas de medecin à qui tu pourrais montrer tes mains ?
Tu prends un medoc inhabituel pour toi ?
Cela ne pourrait pas etre du au soleil ou une mycose ?

Tu es dans quelle zone geographique sans indiscretion ?
Parce que les niveaux moyens de risque varient considérablement d'une zone géographique a une autre...
Anonyme
2015-08-03 13:58:01
Ton graphique n'est pas à jour,
il ne prend pas en compte la baisse de l'ARN viral lorsque la trithérapie est bien prise.
Le voici donc à jour :



Plus d'infos sur le VIH :
 
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2015-08-03 14:12:23
Mon graphique concerne le diagnostique avant traitement, ta remarque est hors sujet.
D'ailleurs comme elle est invariablement la même, elle est souvent hors sujet.
Anonyme
2015-08-03 14:22:58
Il faut bien mettre le graphique à jour, l'ARN Viral n'est pas toujours detectable.
Sur ce vieux graphique, un seropo soignés trouvera bizzare que chez lui l'ARN viral n'est pas detectable.

Il faut donc que les 2 cas soient montrés sur le graphique.
L'ancien graphe fait fuir le depistage car la courbe stagnant en ligne droite au dessus de 1500 ne donne pas envie de se depister car c'est le cas des seropos qui ignorent l'etre.
Il est vrai que la mise à jour sabote le grand remplacement voulu par la gauche (les gens se depisteront plus souvent, le sida sera vaincu et même les mst, et les heteros Français n'auront plus peur de rivaliser avec la pulullation des migrants à qui on laisse tout faire).
Anonyme
2015-08-03 14:29:57
Il faut bien mettre le graphique à jour, l'ARN Viral n'est pas toujours detectable.
Sur ce vieux graphique, un seropo soignés trouvera bizzare que chez lui l'ARN viral n'est pas detectable.

Il faut donc que les 2 cas soient montrés sur le graphique.
L'ancien graphe fait fuir le depistage car la courbe stagnant en ligne droite au dessus de 1500 ne donne pas envie de se depister car c'est le cas des seropos qui ignorent l'etre.
Il est vrai que la mise à jour sabote le grand remplacement voulu par la gauche (les gens se depisteront plus souvent, le sida sera vaincu et même les mst, et les heteros Français n'auront plus peur de rivaliser avec la pulullation des migrants à qui on laisse tout faire).
ICP ICP
Zaguien
Inscrit: 2015-03-18 08:03:55
2015-08-03 14:41:37
Désolé pour le temps de réponse, je n'avais pas vu que tu avais répondu

allomat69:
"J'exprime mon avis, qui porte plus sur le fait de prendre rapidement un avis médical, que sur le protocole de dépistage, qui reste de la responsabilité des médecins."


Je ne portais pas de jugement, pas d'inquiétudes.

allomat69:Toutefois puisqu'on risque d'être en-deça de la formation d'anticorps, il existe apparemment peu d'autres possibilités que de rechercher un antigène (p24, test bon marché) et de mesurer la charge virale (analyse plus onéreuse).


Le problème réside essentiellement dans les signes avant-coureur, dans la sincérité du patient et dans l'interprétation du médecin qui décidera ou non de lancer une analyse plus poussée.

allomat69:
Ne sachant pas si les centres de dépistage peuvent prescrire des analyses, j'évoque le médecin. Ce pourrait aussi bien etre les urgences, mais la tendance est de les désengorger vers les centres de dépistage.
Bref c'est de l'organisation qui n'est pas de notre responsabilité, l'objectif serait d'obtenir rapidement un avis médical pertinent.


De ce que je sais pour y être allé, les médecins présents dans les centres de dépistage sont soit des spécialistes (généralement familiers avec les thématiques touchant aux IST/MST comme les dermatologues par exemple), les médecins ayant déjà travaillé en tant qu'interne dans un hôpital ou des généralistes. Je ne sais pas exactement comment se fait le lien, ni le choix. Si le patient reste honnête et franc avec le médecin sans omettre des informations capitales pour une prise en charge suffisamment rapide, l'avis médical ne sera que plus conforté.


allomat69:Je ne l'imaginais pas ainsi en fonction de ce que j'ai pu lire, mettre un route un traitement lourd à vie nécessite tout de même quelques précautions, ne serait-ce que pour choisir les bonnes molécules et la bonne posologie.
C'est sans doute beaucoup plus vrai pour le TPE, qui se limite à un traitement d'attaque d'un mois, dont on devrait pouvoir se remettre.


Effectivement pour un traitement plus lourd ils prennent le temps mais pas trop non plus de manière à mettre les choses le plus rapidement possible en place. Je ne sais pas exactement comment ça se passe pour le traitement lourd mais en principe ils essayent un dosage et une molécule (en ayant vérifier les allergies et les potentielles incompatibilité avec un autre traitement en cours) puis voit s'il faut modifier la molécule ou le dosage.

allomat69:Oui oui, mais comme je viens de le dire, je ne sais pas ce qu'ils ont le droit de prescrire ou non, ni si la réactivité est suffisante. Dans les cohortes de patients étudiés, on parle de mise sous traitement dans un délai qui se compte en jour....


Compte-tenu du fait que ce sont des médecins et qu'ils font des consultations sur les centres je pense qu'ils doivent pouvoir prendre une décision rapidement. Je poserais la question à l'occasion pour savoir ce qu'il en est exactement de la procédure en interne et j'en referais un compte-rendu ici si ça intéresse.

allomat69:
De façon plus globale, j'alerte sur le fait que des chercheurs travaillent actuellement sur les premieres semaines de l'infection, ce qui est court par rapport aux questionnements et états d'âmes des gens, qui peuvent durer des semaines jusqu'à se que le virus se cache et que les gens oublient leurs craintes.
Le dépistage de routine vise à intercepter ces oublis, mais ce serait dommage de ne pas réagir à d'éventuels symptôme de primo-infection lorsqu'ils existent (ce n'est pas toujours le cas).

Et il sera sans doute plus mobilisateur d'expliquer aux gens qu'ils se porteront mieux en consultant tot, que de leur expliquer qu'ils infecteront moins les autres...


C'est évident malheureusement les gens ont tendance à prendre de trop grands risques par moment, se confortent dans leur idée que tout va bien et réagissent parfois trop tard...
Les mentalités ont changé positivement dans ce sens mais j'ai l'impression que 'est encore loin d'être suffisant malheureusement...

Le message prendra du temps mais il est indispensable que l'ensemble des gens se renseignent sur ce qui peut leur arriver et que plus tôt ils réagissent mieux c'est pour eux mais pour les autres également.
Anonyme
2015-08-03 14:45:33
Il faut bien mettre le graphique à jour, l'ARN Viral n'est pas toujours detectable.
Sur ce vieux graphique, un seropo soignés trouvera bizzare que chez lui l'ARN viral n'est pas detectable.

Il faut donc que les 2 cas soient montrés sur le graphique.
L'ancien graphe fait fuir le depistage car la courbe stagnant en ligne droite au dessus de 1500 ne donne pas envie de se depister car c'est le cas des seropos qui ignorent l'etre.
Il est vrai que la mise à jour sabote le grand remplacement voulu par la gauche (les gens se depisteront plus souvent, le sida sera vaincu et même les mst, et les heteros Français n'auront plus peur de rivaliser avec la pulullation des migrants à qui on laisse tout faire).
Jeanvalgean Jeanvalgean
Zaguien
Inscrit: 2012-07-31 01:07:31
2015-08-03 15:20:29
Je suis actuellement en Turquie et effectivement il fait assez chaud (environ 30 degré)
Malheureusement je pense pas pouvoir voir de docteur (barrière de la langue + le fait qu'y aller "juste" pour des mains qui pèlent peut paraître bizarre)
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2015-08-03 18:42:43
Jeanvalgeant,
En Turquie la prévalence du VIH est réputée être plus basse qu'en France.
C'est une situation habituelle dans les pays musulmans (mais ils sont en train de nous ratrapper).

Mon sentiment est qu'il y a plus de peur que de mal, y compris pour les mains parce que les gens anxieux se plaignent beaucoup de soucis comparables, et puis on est jamais à l'abri d'une mycose en voyageant. Mais rien vaudra jamais une visite chez un médecin.

Toutefois, si ton truc s'étendait ou s'aggravait vandrait mieux montrer cela à un pro, meme qui ne parle que deux mots d'anglais, parce qu'il existe d'autres maladies de la peau, rares mais qui peuvent etre préoccupantes (c'est pour ça que je te demandais si tu prends un médoc nouveau pour toi).

Bref, je serais tenté de te rassurer, mais tu devrais faire un dépistage en rentrant, pour clore tes soucis. :-)


ICP,
Merci de ta réponse, d'autant que la mienne était particulierement creuse ^^

Je retiens qu'aller dans un CDAG reste une des meilleures options quelque soit le sentiment d'urgence.
:-)
Anonyme
2015-08-09 15:14:18
Ah, grace au traitement, j'ai donc pu étendre le graphe sur 80 ans comme tout le monde, en oubliant donc de raccourcir la courbe de l'ARN viral lorsque la trithérapie n'est pas prise.
La revoici corrigée (avec l' ARN viral qui fait un pic à 10 ans faute de traitement pas pris, et qui reste indetectable grace au traitement bien pris) :

******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2015-08-09 17:52:39
Nevedrago,
"Ah, grace au traitement, j'ai donc pu étendre le graphe sur 80 ans comme tout le monde"

Ah... c'est toi qui a photoshopé ce graphique ?

Désolé de te dire que, outres qu'un graphe ne peut être que le résultat d'une étude scientifique, publiée dans une revue pour être soumise à la critique et être reproductible, ton graphe est assurément faux dans l'immense majorité des cas, et il reste à démontrer que les rares personnes mises sous ARV avant 30 jours suivraient précisément ta courbe verte.

Alors que la courbe d'origine décrit une majorité de cas, sans probablement décrire l'ensemble des cas puisqu'on recommande de mesurer les anticorps à 90 jours si ils sont dépistés seuls.

Personne ne discute le bénéfice de l'effet TasP des traitements ARV, ce n'est qu'un maillon de la lutte contre le VIH, mais c'est pas tres raisonnable et plutot maladif de faire une fixation dessus.
Anonyme
2015-08-09 20:33:13
T'as pas un peu honte?
Ton graphique à au moins 30 ans, ou alors est une énième réedition d'act up ou autre sida info service, obsolète exprès pour cacher la vérité au grand public!
Ce graphique aurait due etre mis à jour, suite aux résultats de Rakai en 1998 !
Pas de transmission si charge virale inferieure à 1500, ca à été dit dès 1998, et les assoces et medecins sida s'impatientent apres des millions de rapports sexuels à des cas de transmission avec une charge plus basse que 1500, et ils peuvent toujours attendre !
Si un jour cela arrivait (ils peuvent toujours rever) tu veras comment il vont scander que inferieure à 1500 la transmission est possible, mais malheureusement pour eux (et heureusement pour le peuple) ca n'est toujours pas le cas et ca ne le sera jamais !
Anonyme
2015-10-03 09:18:16
que faire en cas de suspicion .....?

mauvaise question :

que se passe-t-il dans la réalité, 25% des gays ne vont pas au dépistage, dont une majorité se doute de sa séropositivité probable.
Tous les pays du monde font désormais des campagnes pour promouvoir le dépistage, avec des résultats diamétralement opposés. Avec les mêmes moyens, certains pays font du surplace , exemple La France, et le dépistage n'a pas progressé en dépit de ces campagnes, parfaitement résumées dans le topic d'allomat : des injonctions dûment argumentées.....et parfaitement inopérantes.
Allons voir ce qui se passe dans d'autres lieux de la planète où le discours est tout à fait différent : San Francisco , taux de dépistage de la communauté gay estimé à 99%, et recul de 75% des nouvelles contaminations gays.

Pourquoi ça marche chez eux ?

Parce que chez eux, c'est des nevedrago et des gens comme moi qui ont repris la main sur la politique préventive, et ont réussi à se débarasser des moralistes et des sérophobes hystériques qui détruisent dans l'oeuf toutes les possibilités inouies que les progrès médicaux cachés permettent.

relisons allomat et soulignons son culot ! :

"Personne ne discute le bénéfice de l'effet TasP des traitements ARV, ce n'est qu'un maillon de la lutte contre le VIH, mais c'est pas tres raisonnable et plutot maladif de faire une fixation dessus."

l'effet TASP n'est pas qu'un "maillon" de la lutte , il en est le coeur fondamental. TASP et PREP bien mis en oeuvre ou non sont les facteurs de succès ou d'échec. Tout se joue là !
Ep puis bien plus intéressant : je me rappelle son "hélas" lorsque j'ai évoqué il y a plusieurs années le TASP et ses bénéfices pour la prévention. Tout a été fait sur ce site pour museler nos informations , et mes enquetes personnelles en tant que séropositif parfaitement impliqué m'ont clairement montré que malades et grand public ont été désinformés très gravement sous la pression de lobbys divers.


Au passage, la demande officielle de mise à disposition de la PREP pour les séronégatif est enfin déposée en France par Gilead. Les gays séronégatifs vont enfin avoir un moyen de prévention décent pour se protéger du sida, il n'y a plus que les séropos bien soignés et bien informés ( ou leurs partenaires ! ) qui sont débarassés de risque de transmission.

Il sera demandé des comptes aux responsables qui ont laissé des médecins choisir de ne pas informer leurs patients sur le TASP, puisqu'il est notoire que ce silence a été la cause majeure de non prise de médicaments par des patients suivis.

Quant à ces associations ou groupuscules aux manettes de la prévention gay, qui ont oeuvré pour empecher les gays d'avoir moyens à cette prévention qui était la seule possible pour eux, ils disparaissent les uns après les autres. Les lieux ou le paradigme préventif a été inversé sont les seuls où le sida recule fortement.
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2015-10-03 12:23:40
Le VIH etant coriace, sa prevention est comme une fusée dont on ajoute des etages de propulsion.

Le sujet etait la reconnaissance de la primo-infection, où le depistage habituel est secondaire, et la TasP et la PREP sont hors sujet.