Toiles des araignées

Paulo LionFlute
Zaguien
Inscrit: 2014-01-16 11:01:53
2014-11-30 02:38:38
Bon, je viens de faire une petit traduction d'un écrit que j'ai fait en espagnol. Si il y a des soucis, j'aimerais bien si vous pourriez me corriger.

TOILES DES ARAIGNÉES

« Je l'avais déjà oublié »

Et puis, tout la semaine entière que j'étais en attendant s'est effondré, comme si un grand mirage avait révélé son identité d'un seul coup.

Ton visage voulait me dire que tu t'étais regretté de ce tu avait dit, mais c'était pour moi, pas pour toi même. Vraiment tu as pas un filtre, cette petit voix que t'empêche de dire des choses qu'on sait que la société ne comprendrait pas mais j'ai tout compris, mais cela n'a pas empêché l'avalanche qui est venu sur moi. Quand tu as pris beaucoup de temps pour construire un château de cartes et quelqu'un le jette par terre par inadvertance, naturellement un sentiment de frustration découle du fond de l'âme, non pas parce que tu ne peux pas faire face à cette perte, mais parce que c'est naturel, comme le feu il brûle ou comme ta réponses en ce moment-là, si naturel qui est venu sans effort de tes lèvres et comme un éclair a détruit le château de cartes.

Vraiment, c'était pas ta faut. Toi, innocent t'as laissé amener pour qui-sait-quelles-raisons et un « je crois pas » s'est tut et les choses se passaient l'un après l'autre, sans autre explication que cela. Mais après tout ça, je crois que pour tous les deux n'était qu'un rêve, pour tous les deux, mais avec des significations différentes. Tu l'avais oublié, l'avais laissé comme ça, l'avais laissé tel qu'il était, un délire onirique par ton subconscient, de ton inconscient. Et tu l'avais laissé être et toi tu as passé sur ça et après le rêve a disparu. De l'autre côté moi... j'avais décidé vivre dans le rêve, j'ai voulu le croire réel et je voulais m'accrocher à cette idée, parce que il faut croire en quelque chose, ou tout est rouler et tomber, comme la boule blanche dans le billard, rouler et tomber. On n'était pas d'accord, et c'était là l'erreur de l'univers, nous laisser vivre ce rêve ensemble, mais ne pas nous laisser correspondre.

Et j'étais là, au milieu de la rue, en mâchant tes mots pour essayer à les digérer. « Je l'avais déjà oublié ». Je pouvais pas avaler ça, moi que j'attendais une semaine entière sous l'espoir de pouvoir parler avec toi, de pouvoir au moins commenter sur le rêve. Mais c'était juste un rêve plus pour toi, quelque chose qui est inévitable quand tu dors, parce que tu peux rêver ou pas et voilà, c'est tout, après tout, c'est juste un rêve, non? Mais tu savais pas comment j'allais le prendre, tu savais pas que je ne pensais pas pareil que toi, que c'étais pas juste un rêve pour moi, que j'avais passé nuits entières à me résigner à ne plus rêver et tout à coup tu étais là et soudainement il y avait des rêves encore et quelque chose s'est passé dans moi ce jour-là. Mais il t'as suffit une phrase, et d'un coup, zaz!... les cartes par terre. Tu l'as su dans un instant, comme celui qui jette un verre et il le voit tomber irrémédiablement au sol et dans une fraction de seconde il perd le souffle dans un man½uvre sans sens, sans temps. Puis, ton regard avais changé et tu crias « je suis désolé » avec les pupilles, tu crias vraiment, même si ce n'était rien ta faut. Les choses sont tout simplement comme ça.

Aimer n'implique pas être aimé en retour. On aime de façon pas réciproque, car si on le fait de manière désintéressée, on arrive à la réciprocité. Mais c'est pas tout à fait une règle. Il n'y a pas des mesures avec l'amour, on le donne et c'est tout, en masse ou par petit paquets, mais on le donne et c'est tout. Celui qui reçoit il peut redonner en retour et de la façon qu'il croit la plus pratique. J'ai voulu te donner tout ce que j'ai pu, mais je resté avec l'envie, avec le cadeau préparé, le ruban mit et j'ai renoncé en ce moment-là. Puis j'ai fait une bêtise et je voulais te blâmer, je voulais parce que tu me donnais pas le même amour que je te donnais, et même maintenant ça me semble stupide si je pense à ça. Mais je pense, de toutes façons, que c'était un peu ta faut me laisser rêver ce nuit-là, me laisser dormir quand tu as bien pu me réveiller, quand tu as pu me retourner à la réalité, mais tu t'en fuis tout seul, sans penser en moi. D'ailleurs, c'était moi qui a voulu s'accrocher à l'idée, même quand les cartes sont tombées peu à peu et le château, écroulé par petits morceaux par moi-même.

Le temps a recommencé encore et j'ai pas bien su comment répondre. Je croit que ma bouche était en fonctionnement automatique et tout ce qui est sorti d'elle n'était que le minimum pour calmer la situation, mais je resté toujours dans la stupéfaction, en soulevant les cartes du sol, l'as de c½ur traversé par l'as de pique et l'as de trèfle n'étais nul part. Au dessus, le ciel gris, sans temps, sans sens.

Personne n'apprends les araignées comment faire ses toiles, elles les font parce que elle les font. LA nature, je crois. Également, je mes propres toiles que j'ai tissé tout seul. Je n'ai jamais eu besoin d'un instructive pour pouvoir les faire, pour empêtrer un point à un autre, pour embrouiller tout en l'air et d'un coup, tous autour de moi piégés. Il n'y a pas de théorie pour ça, il n'y a pas un première pas ou un deuxième, peut-être un troisième, mais un quatrième pourrait être trop. « Instructions pour construire une toile d'araignée ». Première pas... mais il n'y a pas des pas. Je n'ai jamais eu besoin des instructions. Un, deux, trois, quatre pas. Dans la rue vide apparaît soudain quelque silence et lentement ton absence est remplit de toi. Je ne sais pas si tu le remarque, mais quelque chose me dit que tu ris de ton coin du monde, de ce monde où je n'ai jamais pu entrer, quelque chose me dit que tu ris encore. Tant de souvenirs vides et mémoires inachevés, tant illusion rongé et maintenant, tout sans sens, sans son, sans saveur. Un, deux, ton visage et le mien et un « je crois pas » au milieu. Trois, quatre et puis, sans souffle, sans temps, sans sens... « Je l'avais déjà oublié ». Ton souvenir a un goûte amer presque insipide (sans saveur, sans sens) et la rue a l'air d'être plus long (sans temps, sans sens). Cinq. Cinq? Où étais-je? C'est mieux si je laisse-tomber tout ça, j'ai jamais dû ou peut-être oui, mais à quoi bon maintenant peut-être? (sans sens, sans sens). Au dessus la lune, au dessous les hommes s'approchent et s'éloignent comme des points sur un plan, formant des figures les plus diverses. Quelles sont nos figures? Six, sept, il fait froid en dehors, je ferais mieux de courir chez moi.
: : NaniOkonawareru
Zaguien
Inscrit: 2015-08-23 09:08:44
2015-11-08 01:23:45
Bon je déterre ce sujet un an environ plus tard, parce que je trouve ça nul que personne aie répondu, parce que j'aime bien ton texte (si un jour tu lis ce post), et parce que j'aime bien corriger (eh...)
J'aime bien, même si le fait que ce soit écrit par un espagnol ne manque pas de donner une allure enfantine au texte; malgré le manque de diversité de vocabuaire (surtout qu'il y a beaucoup de "et"), j'aime bien le côté tout à fait innocent que ça lui donne. Et j'aime bien aussi les métaphores utilisées.

Bon je vais mettre entre [crochets] ce que je corrige dans ton texte qui me paraît indispensable, et puis entre [[double crochets]] ce que je corrige en sachant pas trop si c'est une correction pertinente.
Et les (parenthèses) ça veut dire que je pense que le mot est en trop dans la phrase.
Bon par contre, je retouche un peu trop à mon goût mais tant pis, je peux pas corriger sans retoucher; désolé.


TOILES [D']ARAIGNÉES

« Je l'avais déjà oublié »

Et puis, [(tout[e])] la semaine entière [durant laquelle j'ai attendu] s'est effondré[e], comme si un grand mirage avait révélé son identité d'un seul coup.

Ton visage voulait me dire que tu [regrettais] ce [que] tu avai[s] dit, mais c'était pour moi, pas pour toi même. Vraiment tu as pas un filtre, cette petit voix que t'empêche de dire des/[les] choses qu'on sait que la société ne comprendrait pas mais j'ai tout compris, mais cela n'a pas empêché l'avalanche qui est venu[e] sur moi. Quand tu as pris beaucoup de temps pour construire un château de cartes et quelqu'un le jette par terre par inadvertance, naturellement un sentiment de frustration découle du fond de l'âme, non pas parce que tu ne peux pas faire face à cette perte, mais parce que c'est naturel, comme le feu (il) brûle ou comme ta réponse(s) en ce moment-là, si naturel[le] [qu'elle] est venu[e] sans effort de/[[sur]] tes lèvres et comme un éclair a détruit le château de cartes.

Vraiment, c'était pas ta faut[e].

Toi, innocent t'as laissé a[m]mener pour qui-sait[[(-)]]quelles[[(-)]]raisons et un « je crois pas » s'est tut et (j'ai pas vraiment compris la tournure de la phrase)

les choses se passaient [[les]]/l'un[e][[s]] après l'autre, sans autre explication que cela. Mais après tout ça, je crois que pour tous les deux [ce] n'était qu'un rêve, pour tous les deux, mais avec des significations différentes. Tu l'avais oublié, l'avais laissé comme ça, l'avais laissé tel qu'il était, un délire onirique par ton subconscient, de ton inconscient. Et tu l'avais laissé être et toi tu as passé [[au-dessus de]]/sur ça et après le rêve a disparu. De l'autre côté moi... j'avais décidé vivre dans le rêve, j'ai voulu le croire réel et je voulais m'accrocher à cette idée, parce que il faut croire en quelque chose, ou [[bien]] tout (est) roule(r) et tombe(r), comme la boule blanche dans le billard, roule(r) et tombe(r). On n'était pas d'accord, et c'était là l'erreur de l'univers, nous laisser vivre ce rêve ensemble, mais ne pas nous laisser correspondre.

Et j'étais là, au milieu de la rue, en mâchant tes mots pour essayer [de] les digérer. « Je l'avais déjà oublié ». Je pouvais pas avaler ça, moi [qui avais attendu] une semaine entière sous/[[dans]] l'espoir de pouvoir parler avec toi, de pouvoir au moins commenter (sur) le rêve. Mais c'était juste un rêve (plus) pour toi, quelque chose qui est inévitable quand tu dors, parce que tu peux rêver ou pas et voilà, c'est tout, après tout, c'est juste un rêve, non? Mais tu savais pas comment j'allais le prendre, tu savais pas que je ne pensais pas pareil que toi, que c'étai[t] pas juste un rêve pour moi, que j'avais passé [des] nuits entières à me résigner à ne plus rêver et tout à coup tu étais là et soudainement il y avait [[de nouveau]] des rêves [[(encore)]] et quelque chose s'est passé [[en]]/[[pour]]/[[(dans)]] moi ce jour-là. Mais il t'a(s) suffit [d']une phrase, et d'un coup, zaz!... les cartes par terre. Tu l'as su (dans)/[en] [l']/(un) instant, comme celui qui jette un verre et il le voit tomber irrémédiablement au sol et [en] une fraction de seconde il perd le souffle dans un[e] man½uvre sans sens, sans temps. Puis, ton regard avai[t] changé et tu cria[i ]s « je suis désolé » avec les pupilles, tu cria[i ]s vraiment, même si ce n'était [en] rien ta faut[e]. Les choses sont tout simplement comme ça.

Aimer n'implique pas être aimé en retour.

On aime [pas] [de] façon réciproque, car si on le fait de manière désintéressée, on arrive à la réciprocité.(pas tout compris là aussi)

Mais c'est pas tout à fait une règle. Il n'y a pas de(s) mesure(s) avec l'amour, on le donne et c'est tout, en masse ou par petit[s] paquets, mais on le donne et c'est tout. Celui qui reçoit (il) peut redonner en retour et de la façon qu'il croit la plus pratique. J'ai voulu te donner tout ce que j'ai pu, mais je [suis] resté avec l'envie, avec le cadeau préparé, le ruban mi[s] et j'ai renoncé en ce moment-là. Puis j'ai fait une bêtise et je voulais te blâmer, je [[le]] voulais parce que tu [[ne]] me donnais pas le même amour que je te donnais, et même maintenant ça me semble stupide [quand j'y pense]/(si je pense à ça). Mais je pense, de toute(s) façon(s), que c'était un peu ta faut[e] [de] me laisser rêver ce nuit-là, me laisser dormir quand tu as bien pu me réveiller, quand tu as pu me [faire revenir]/(retourner) à la réalité, mais tu t'[es enfuit] tout seul, sans penser [à] moi. D'ailleurs, c'était moi qui a[i ] voulu [m]'accrocher à l'idée, même quand les cartes sont tombées peu à peu et [[que]] le château, [[s'est]] écroulé par petits morceaux (par)/ [[en]] moi-même.

Le temps [[est reparti]]/(a recommencé encore) et j[e n]'ai pas bien su comment répondre. Je croi[s] que ma bouche était en fonctionnement automatique et [[que]] tout ce qui (est sorti d'elle)/[en est sorti] n'était que le minimum pour calmer la situation, mais je rest[ais] toujours dans la stupéfaction, en soulevant les cartes du sol, l'as de c½ur traversé par l'as de pique et l'as de trèfle n'éta[[ant]] nul[le] part. Au dessus, le ciel gris, sans temps, sans sens.

Personne n'apprend(s) [aux] araignées comment faire [leurs] toiles, elles les font parce qu[']elle[s] les font. LA nature, je crois. Également, j['ai?] mes propres toiles que j'ai tissé tout seul. Je n'ai jamais eu besoin d'un[e] instructi[on] pour pouvoir les faire, pour empêtrer un point à un autre, pour embrouiller tout en l'air et d'un coup, tous autour de moi piégés. Il n'y a pas de théorie pour ça, il n'y a pas [de] première [étape] ou [de] deuxième, peut-être un[e] troisième, mais un[e] quatrième

pourrait être trop.(pas compris)

« Instructions pour construire une toile d'araignée ». Première [étape]... mais il n'y a pas d['étape]. Je n'ai jamais eu besoin d[']instructions. Un, deux, trois, quatre [[étape]]. Dans la rue vide apparaît soudain quelque silence et lentement ton absence est rempli[e] de toi. Je ne sais pas si tu le remarque[s], mais quelque chose me dit que tu ris de ton coin du monde, de ce monde où je n'ai jamais pu entrer, quelque chose me dit que tu ris encore. Tant de souvenirs vides et mémoires inachevé[e]s, tant [d']illusion[[s]] rongé[e][[s]] et maintenant, tout sans sens, sans son, sans saveur. Un, deux, ton visage et le mien et un « je crois pas » au milieu. Trois, quatre et puis, sans souffle, sans temps, sans sens... « Je l'avais déjà oublié ». Ton souvenir a un goût(e) amer presque insipide (sans saveur, sans sens) et la rue a l'air d'être plus long[ue] (sans temps, sans sens). Cinq. Cinq? Où étais-je? C'est mieux si je laisse (-)tomber tout ça, j'[[aurais]]/(ai) jamais dû ou peut-être [[que]] oui, mais à quoi bon maintenant [[(peut-être)]]? (sans sens, sans sens). Au dessus la lune, au dessous les hommes s'approchent et s'éloignent comme des points sur un plan, formant des figures les plus diverses. Quelles sont nos figures? Six, sept, il fait froid [[(en)]] dehors, je ferais mieux de courir chez moi.