Rapport non protégè = 100% de chance d'être inféctè ?

Anonyme
2014-03-02 20:34:20
Salut,voilà,si on a un rapport non protégé avec une Personne,Séropositive,mais qu'on ne le sache pas...

Ou même avec un Séronègatif.

Est ce qu'il y'a un taux de probabilité qu'on soit inféctè,genre 100% ?

Automatiquement on chope le Sida,ou...Il y'a 40% de chance que les Virus n'arrivent pas au bout du chemin ?

Merci
Ketamine Ketamine
Zaguien
Inscrit: 2012-11-04 01:11:51
2014-03-02 20:47:42
Si tu couches avec un séronégatif au SIDA, bah non, tu vas pas choper une maladie qu'aucun des 2 n'a -_-
Avec un séropositif au SIDA, là les chances grandissent fortement

Donc c'est pas du 100% mais heu... Faut direct faire les tests pour être sur qu'on a rien chopé

Mais y pas QUE le SIDA dont il faut s'inquiéter lors d'un rapport non-protégé, y a pleins d'autres trucs pas cools

En clair? Fonce faire des tests, de rien
Anonyme
2014-03-02 20:54:24
J'ai jamais dit que J'avais eu un rapport non protégè,c'est juste que...Je me posais la question.

Merci
 
Loiis KZx
Zaguien
Inscrit: 2011-06-18 02:06:06
Anonyme
2014-03-02 20:56:12
Ah tient,j'avais pas vû ça =="

merci pour le lien
Zag-prev Zag-Prev
Zaguien
Inscrit: 2011-03-28 08:03:39
2014-03-02 21:02:20
Bonsoir Mateus57,

Effectivement, un rapport avec une personne séronégative pour le VIH est sans risque quant à la transmission de ce virus, car il est, par définition, absent chez cette personne (sous réserve que les délais de ces tests soient en accord avec "l'agenda" sexuel de la personne, autrement dit qu'ils n'aient pas été faits au court d'une fenêtre sérologique (cf. plus loin)).

Chez une personne séropositive pour le VIH, le risque est présent. Les probabilités de transmissions diffèreront en fonction des pratiques (les rapports anaux non protégés étant plus risqués que le sexe buccal, qui n'est pas sans risque non plus), du temps d'exposition, de la charge virale du sujet atteint etc.
La conduite à tenir dans ce cas est de se rendre dans le centre d'Urgences le plus proche afin d'envisager la mise en place d'un TPE (traitement post-exposition) : Informations en cliquant   .

Attention cependant à ce qui est dit : il est inutile de faire les sérologies de dépistage ou à visée diagnostique juste après le rapport à risque, il y a un laps de temps entre la contamination et la positivité des tests, fenêtre sérologique correspondant au laps de temps mis par l'organisme pour détecter et produire les anticorps dirigés contre le virus.
On préconise un délai de 6 semaines environ pour que les tests habituels soient fiables. Il existe cependant d'autres marqueurs du virus détectables 10 à 15 jours après la contamination.

Pour finir, et on ne le répètera jamais assez, le VIH n'est pas la seule et unique infection sexuellement transmissible, la majorité des autres étant également évitables grace au port du préservatif.
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2014-03-02 21:06:15
En terme de probabilité sur un seul "tirage" cela dépend de beaucoup de facteurs, aboutissant à des circonstances allant du moins au plus risqué, alors que les études ne publient que des moyennes.

En général on ne répond pas à cette question, sauf quand les circonstances sont claires et qu'une forte angoisse est exprimée, parce qu'on ne souhaite pas que les gens prennent de mauvaises habitudes sur la base de généralités.

Si tu as pris un risque sérieux il y a moins de 24 a 48 heures tu peux te presenter aux urgences ou il evaluront la necessité d'un traitement d'urgence.

Si ta prise de risque date un peu, tu peux demander conseil a un centre de depistage, qui te dira quand venir te faire depister.

Zag prev a fait une reponse complete :-)
Anonyme
2014-03-02 21:08:08
Je trouve ça effrayant quand même...La question du "Suis-je infecté ? est terrible...M'enfin,merci pour ces précisions,ça m'èclaire.
Liffaen Liffaen
Zaguien
Inscrit: 2012-02-24 01:02:28
2014-03-02 21:44:00
Oui, rapport avec séropositif non protégé= aller à l'hôpital ^ ^
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2014-03-02 22:52:06
Mateus57:Je trouve ça effrayant quand même...La question du "Suis-je infecté ? est terrible...M'enfin,merci pour ces précisions,ça m'èclaire.


Je vais essayer de te donner quelques repères...

Au début de l'épidémie, alors que les gens n'en connaissaient pas encore l'existance, que les séropos etaient moins nombreux mais non dépistés et non soignés, et que les gens ne se protégeaient pas, ceux qui sortaient beaucoup dans les milieux gays se sont contaminés en un a cinq ans.

Maintenant les gays se protegent mieux, se font dépister et soigner dans de meilleures conditions, mais les découvertes de séropositivité restent stables annuellement, la fraction de séropos augmentent lentement chez les gays, et parmi eux la fraction de jeunes augente lentement et ils sont lentement de plus en plus jeunes.

Il est tres difficile de prévoir comment la situation va évoluer, car jusqu'à présent tous les efforts de préventions et progrès médicaux, qui sont tout-a-fait considérables, ont seulement permis que la situation collective ne se dégrade pas rapidement. Ce qui peut apparaitre insuffisant aux yeux de certains, qui estiment qu'on pourrait mieux faire, et plus cher.

Mais perso j'estime - je parle bien d'une estimation - qu'actuellement la probabilité pour un gay français de devenir seropo au cours d'une vie, en suivant les consignes actuelles de prévention, et en n'ayant pas un comportement risqué, peut en moyenne etre inférieure à celle d'avoir un accident grave de transport au cours d'une vie. Autrement dit etre tres acceptable.

Mais cette probabilité peut aussi - toujours selon moi - etre supérieure à très supérieure dans le cas contraire. Et dans ce cas c'est comme apres un accident serieux, on a guere d'autre choix que d'en accepter les conséquences, qui sont actuellement de se soigner à vie de façon un peu contraignante.

Dans ces conditions le terme "effayant" n'apparait pas adapté, je dirais plutot contraingnant en terme de prévention comme en celui de traitement. Perso j'ai résolument opté pour la prévention, car je trouve les maladies chroniques plutot contraignantes, et rendant dépendant (mais comme déjà dit, on a pas toujours le choix, ne serait-ce que pour les maladies chroniques dues a l'age).
Bou Bouclette
Zaguien
Inscrit: 2013-01-10 07:01:46
2014-03-03 00:01:07
Séropositif ou séronégatif, de toutes façons c'est pratiquement impossible de savoir, donc pars du principe que tout le monde est séropo. En fait les personnes en phase de séroconversion (début de l'infection, donc pas encore d'anticorps détectables) sont les plus contaminantes. Et les personnes séropositives sous traitement efficace sont assez peu contaminantes. C'est pour ça que trier ses partenaires dans le but de coucher sans protection est inutile.

Comme cela a été dit, le test est pertinent après 6 semaines. Donc ça vaut le coup dans le cas d'une relation de longue durée où la confiance est à 100%.

Dans le cas d'une relation avec une personne séropositive, le risque est difficile à quantifier. Il existe des statistiques qui paraissent très précises (pour chaque type de rapport), mais pas vraiment transposables en probabilités étant donné que beaucoup de facteurs ne sont pas pris en comptent et peuvent radicalement changer la donne.

Ce qui est sûr c'est qu'on est quand même pas à 100% ni même 40%. C'est bien en dessous mais vu les conséquences, ce n'est pas un risque "acceptable". Donc il vaut mieux mettre toutes les chances de son côté pour ne pas l'attraper.
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2014-03-03 08:19:12
Bouclette,
"Séropositif ou séronégatif, de toutes façons c'est pratiquement impossible de savoir, donc pars du principe que tout le monde est séropo."

C'est le principe de la vie dans les régions minées : il y a les endroits qu'on sait de façon sûre déminés, il y a les endroits qu'on sait de façon sûre minés, et les endroits dont on ne sait rien.

Il y a des gens qui n'acceptent aucun risque, et qui identifient le doute à la certitude d'un risque, les gens qui s'aventurent de temps en temps dans le doute, et les gens qui s'aventurent tout le temps et qui finissent inévitablement par sauter sur une mine un jour ou l'autre.


"En fait les personnes en phase de séroconversion (début de l'infection, donc pas encore d'anticorps détectables) sont les plus contaminantes."

Oui, mais aussi les gens qui atteignent la phase Sida de la maladie, et même moins contaminante, la phase silencieuse non maitrisée par des médicaments est infectieuse.


Contrairement à une idée reçue, les séropos soignés qui ont une charge virale non détectables sont de façon théorique moins risqués que les gens dont on ne sait rien. Mais à cause de la fréquence des co-infections, et de l'éventualité d'un rebond de la maladie pour différentes raisons (par exemple mauvaise prise des médocs), les séropos soignés sont "plus surs" que les gens dont on ne sait rien, mais avec l'usage de préservatifs.

Donc finalement, qu'on prenne le problème dans un sens ou dans un autre, on aboutit toujours au préservatif en l'état actuel...
Anonyme
2014-03-03 09:38:58
ne jamais oublier le bouchon ^^
Ano Stormly
Zaguien
Inscrit: 2013-09-07 11:09:53
2014-03-03 18:57:08
Toujours avoir des rapports protégés.
En cas de rupture, ou d'accident: hôpital d'urgence le jour même!, et trithérapie d'urgence/puis voir les conseils du médecin


Pour le reste: ca a été dit au dessus. Et ca m'intéresse pas. Je veux juste rappeler l'essentiel!
Anonyme
2014-03-04 17:09:55
J'avoue que je ne comprend pas pourquoi du jour au lendemain j'ai penser à ça...Je vous rassure,j'ai toujours fais gaffe,du jour au lendemain je me suis mis à penser à ça,depuis,j'ai l'impression que ça m'obsède,j'y pense souvent maintenant.
Anonyme
2014-03-14 02:30:52
bah je pense que si le sperme contaminé est en contact avec ton organisme , enfin je ne suis pas médecin mais je pense que tu es CUIT lol , le mieux est de se protéger et d'éviter de "tenter" sans connaitre la personne ou avoir fait un test avant ...
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2014-03-14 07:38:41
Immortalia:bah je pense que si le sperme contaminé est en contact avec ton organisme , enfin je ne suis pas médecin mais je pense que tu es CUIT lol , le mieux est de se protéger et d'éviter de "tenter" sans connaitre la personne ou avoir fait un test avant ...


Si cela peut t'aider à être prudent...

Le virus est fragile, et doit bénéficier d'une situation favorable pour infecter.
Mais de toute évidence la sexualité (entre autre), qui est intrusive, répétitive, dure presque toute la vie, et mobilise les défenses immunitaires, lui convient parfaitement parce qu'il s'est spécialisé dans l'infection d'une défense immunitaire, et tue son hôte suffisamment lentement pour se propager.

C'est un malin petit virus local qui a su tirer bénéfice de la mondialisation.
Anonyme
2014-03-15 16:55:23
Bonjour, d'apres l'etude Partner, la contamination n'a pas lieu si le pertenaire seropo est sous tritherapie et donc que sa charge virale est sous 200/ml de sang.
Il faut savoir que ceux qui ignorent etre seropo, comme ils se croient toujours seroneg, leur charge virale peut depasser les 100.000 voir le million/ml.
D'ou pourquoi en cas de test positif, rien n'est perdu, vous pouvez vous mettre en couple avec un seroneg, et comme quand on est en couple, on peut abandonner le preservatif, il faut alors suivre corectement son traitement anti-viral, la charge devrai rester indetectable (inferieur à 20/ml, soit 10x sous les critères de l'etude Partner).
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2014-03-15 18:22:43
L'etude Partner a été évoquée et validée à la CROI 2014 :  

Toutefois il reste assez difficile chez des jeunes ayant par définition une sexualité qu'on pourrait qualifier de "prospective", et disposent de peu d'infos sur leurs partenaires, de se passer du principe de protection par le préservatif.

Reste que en effet le traitement parvient en général à protéger les partenaires des séropos; et quelque part proteger socialement la plupart des séropos eux-memes...
Anonyme
2014-03-19 18:45:48
allomat69:L'etude Partner a été évoquée et validée à la CROI 2014 :  

Toutefois il reste assez difficile chez des jeunes ayant par définition une sexualité qu'on pourrait qualifier de "prospective", et disposent de peu d'infos sur leurs partenaires, de se passer du principe de protection par le préservatif.

Reste que en effet le traitement parvient en général à protéger les partenaires des séropos; et quelque part proteger socialement la plupart des séropos eux-memes...


Je sais pas si t'a inversé, mais d'apres l'etude, la phrase devrai plutot etre comme ceci:
Le traitement que prend le seropo protège efficacement le partenaire seroneg.
Le seropo peut lui jouir dedans par n'importe quel moyen, si sa charge virale est inferieur à 200/ml, la contamination est impossible, pour le moment, 0 contamination sur plus de 44000 rapports sans capote.
Oui J'en Ai Un Iwannarock
Zaguien
Inscrit: 2013-01-08 11:01:34
2014-03-23 11:43:55
allomat69:L'etude Partner a été évoquée et validée à la CROI 2014 :  

Toutefois il reste assez difficile chez des jeunes ayant par définition une sexualité qu'on pourrait qualifier de "prospective", et disposent de peu d'infos sur leurs partenaires, de se passer du principe de protection par le préservatif.

Reste que en effet le traitement parvient en général à protéger les partenaires des séropos; et quelque part proteger socialement la plupart des séropos eux-memes...


J'ai lu l'étude et je me dis... on pourrait réussir à éliminer le VIH avec beaucoup de traitements préventifs, non ?
Anonyme
2014-03-24 11:57:21
Non, tu confond avec l'etude Ipergay où se sont les seroneg qui prennent un Truvada avant d'aller se faire remplir par des inconnus dans les parcs sans savoir si ces inconnus sont seronegs, seropos en traitement (charge virale basse) ou seropos ignorant l'etre (charge virale elevée).

Ici, avec l'etude Partner, ce sont juste les seropos qui prennent leur traitement comme ils le font habituellement.
Le seronegatif ne prend pas de traitement car le seropositif est en charge virale basse (100x sous le seuil de contamination) grace a sa tritherapie donc non contagieux.
Oui J'en Ai Un Iwannarock
Zaguien
Inscrit: 2013-01-08 11:01:34
2014-03-25 17:55:05
Ouais mais si tous les séropos se traitent convenablement, y'a plus ou presque plus de risque, non ?
Anonyme
2014-03-26 11:43:58
Sauf que tous les séropositifs ne se traitent pas, donc n'espère même pas.
Anonyme
2014-03-29 21:37:50
Apparement, les affiches de Aides indiquent 30.000 qui ne savent pas qu'ils sont seropos, et les 150.000 autres sont sous ARV.

Chez les sero ignorant l'etre:
Charge virale à plus de 100.000/mL les 3 premiers mois puis abaissement jusqu'a les 10.000 grace aux anticorps qui arrivent avant de remonter plusieur années apres si aucun traitement n'est pris car la personne ne veut pas se tester et fini par etre hospitalisé et remis sur pied et en pleine forme et non contaminant une fois la seropositivité connu et donc le traitement ARV donné.

Seuil de contamination:
Charge virale inferieur à 1000/mL sans IST, ou à 200/mL peu importe les IST.
Prise des ARV:
Charge virale abaissé sous 25/mL (indetectable par les analyses en dessous).

Les S+: Donc 30.000/180.000 = 15% des S+ ignorent l'etre.
/60.000.000 habitants = 0,3% de S+ en France.
15% de 0,3% = 0,04% de tomber sur un S+ contaminant sur les 60.000.000 d'habitant.

0,3% de S+ non contagieux, 1/300 ou 8/2500 français (prise d'ARV)
0,04% de S+ qui ignorent l'etre, 1/2500 (bombes virale)
99.7% sont seronegatif.

RESULTAT:
99,96% de S-/S+ non contaminant.
0,04% de Sero ignorant.

En France, le pourcentage du risque serait donc de 0,04/100.
Pour un Actif, le risque est 60x plus faible que chez le Passif.

Donc pour le passif, le risque est bien de 0,04% d'etre contaminé,
Pour le passif, le risque est donc de 1 sur 2.500.

tandis que chez l'actif, le risque de 0,0006% d'etre contaminé.
Pour l'actif, le risque est donc de 1 sur 150.000.

Le risque est donc tres faible depuis l'arrivé des ARV en 1996 et l'est encore plus faible depuis 2008 avec l'avis Suisse en circulation chez les seropos qui respectent donc leur traitement ARV afin de pouvoir baiser sans capote et sans contaminer.

15% des seropos ignorent l'etre, donc 85% des seropos sont sous ARV et ne sont plus contagieux.

Pour ceux qui trouvent ces chiffres trop bas, cela est normal, en fait avec 6000 nouveaux contaminé en France, avec un risque de 1/2500 chez le passif et de 1/150000 chez l'actif, avec un calcul, on peut calculer le nombre de rapport nokpote en France par jour.
Anonyme
2014-03-31 22:00:32
Pour resumer, en France:
0,3% de S+ non contagieux, 1/300 ou 8/2500 français (prise d'ARV)
0,04% de S+ qui ignorent l'etre, 1/2500 (bombes virale)
99.7% sont seronegatif.

Dans les lieux gays de drague:
18% de seropos sous ARV (non contagieux grace aux ARV)
2% de seropo qui ignorent l'etre (contagieux car pas d'ARV)
80% de seronegatifs.

Donc ici on va plutot s'interesser au 2eme cas de pourcentage sur les lieux gays car on est sur un forum où les rencontres se font plutot dans les lieux gays:

Donc dans notre cas, rapport non protégé = 2% de malchance d'etre infecté.
Les seronegatifs (80%) et les seropos qui se soignent (18%) = 98% de chance de ne rien attrapper.
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2014-04-02 13:34:57
Calcul magistral, mais dont le résultat montre quelques faiblesses, parce que le VIH est inégalement réparti dans la population (pour faire simple la moitié de gays et majoritairement des adultes), inégalement réparti au sein des populations a risque, et inégalement transmissible.

Le VIH est un virus fragile qui se transmet mal, sauf direct dans le sang ou au-travers des muqueuses en l'absence de protection, surtout lorsqu'elles sont fragiles, abimées ou infectées, ou lorsque la charge virale est importante. Le risque zéro n'existe pas, mais le virus diffusera plus facilement à la faveur d'une sexualité intrusive et multiple répétitive ou abusive, et non protégée.

Pour ce qu'on concidère actuellement comme le risque haut chez les gays, les lieux gays des grandes villes draineraient 20% de séropos dont 20% qui l'ignorent. Et ceci malgré que les gays soient gros consommateurs de dépistages, ce qui fait penser a une part significative d'infection récente, qui pourraient impacter les relations orogénitales.

De façon générale, la plupart des risques faibles mais à forte gravité qui préoccupent les humains sont sur une échelle variant de 1 à 10-5 occurences par an. Les chutes de météorites et autres apocalypses moins fréquentes les préoccupent aussi, mais de façon philosophique. Pour vivre heureux, ou en tout cas séroneg aux principaux virus actuels ou à venir, il faudrait viser des niveaux de risque irréversibles qui ne dépassent pas 10-3 par an.

Tu arrives dans ton calcul a un résultat de 2% de risque ponctuel, ce qui est élevé pour un risque faible potentiellement grave, surtout ponctuel, mais ton calcul ne tient pas compte de tous les facteurs.

Il est d'ailleurs difficile de quantifier ce risque. Mais on voit bien que meme avec l'intention de protéger les relations anales, les gays qui sortent beaucoup ou qui papillonnent toute leur vie, ainsi que leur fidèle compagnon trop confiant, sont encore significativement exposés à l'échelle d'une vie. Par contre les gens prudents y échappent, c'est donc possible.

Pour diminuer les risques, les autorités sanitaires cherchent à dépister les séropos qui s'ignorent, typiquement le gay infecté récemment ou l'hétéro naif qui ne se fait jamais dépister. Mais à mon avis ça ne résoudra pas tout, le monde est maintenant tres ouvert, et les autorités sanitaires françaises n'auront pas de prise sur le beau brésilien en vacances à Paris... qui est la ville la plus touristique vers où le monde entier converge.
Anonyme
2014-04-08 16:29:05
Une question me turlupine, sachant que si certains avancent un seuil de non transmission du VIH sous un seuil de 1500 virus / ml de sang, ou encore l'etude Partner qui certifie ce seuil à 200/ml.
Dans le sperme, d'apres qu'il y a autant de virus que dans le sang, et parfois jusque 10% de plus.
Donc un passif seronegatif qui se fait remplir par un actif seropositif sous traitement avec une charge virale à 180/ml (s'il est sous traitement depuis pas longtemps) cela veux dire que 4ml de sperme contaminé entre dans l'anus du seronegatif soit un total d'environ 750 virus.
Le seroneg peut tres bien avoir une syphilis, le chancre chez le passif etant toujours à l'anus car se formant au contact d'une ancienne byte à syphilis, ces 750 virus peuvent donc s'agripper aux lymphocytes apparents sur lechancre, mais la contamination ne se fait donc pas (ce que montre l'etude Partner).
Donc je pense que si le nombre de virus entrant dans l'organisme du seronegatif n'est pas suffisant, les defenses immunitaire du seroneg sont alors suffisantes pour detruire tout les intrus (les virus) en tres peu de temps, pas besoin d'anticorps, le seroneg reste seroneg.
Mais si le seropo ne prend pas son traitement (par ignorance de sa seropositivité) sa charge virale serai explosé, genre une charge virale à 250.000, soit 1.000.000 de virus pour 4ml de sperme.
Lesvirus seraient en surnombre, les defenses immunitaires du seronegatif serai toujours en pleine guerre mondiale que au bout de 3 semaine, ces defences invoqueraient l'artillerie lourde, les fameux anticorps anti-vih.
Les virus en surnombre (seropo non soigné), le systeme immu n'est plus suffisant à lui seul, les anticorps et le traitement venant a la. rescousse.
Je pense donc que suivant un certain nombre de virus VIH, le systeme immunitaire s'en debarasse efficacement.
La contamination aurai lieu, mais on ne s'en rendrait pas compte, les virus vih etant detruits avant la mise en production d'anticorps vih, on reste seronegatif, on dit alors que l'on a pas été contaminé.
C'est juste ce que je pense, vu que si ca marche pour d'autre maladie virale et non sexuelles (seuil de contamination à virus).
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2014-04-08 20:17:18
Faudrait poser la question a un virologue, mais tous les virus nécessitent pour infecter leur hote, d'etre en dose suffisante, sur des cellules réceptrices suffisamment nombreuses, et pendant une duree suffisante. En biologie les attaques mobilisent beaucoup de combattants dans les deux camps, dont l'un finit par prendre l'avantage sur l'autre en débordant ses défenses, surtout s'il n'y a pas d'anticorps spécifique en stock ou au moins en bibliotheque (vaccination, primo-infection, facteur génétique...)

Dans le cas du VIH, on comprend bien que l'utilisation d'une seringue usagée directement dans une veine, ou l'introduction dans l'anus de sperme infecté qui va séjourner des heures sur une muqueuse fragile et agressée mécaniquement, voire par des IST prealables, sont des circonstances particulierement défavorables.

Apres il y a des circonstances dix, cent, ou mille fois moins défavorables, mais non nulles, et qui peuvent etre répétées dix, cent, ou mille fois plus au cours d'une vie.

Je ne suis pas sur qu'une difference de 10% d'infectiosité d'un liquide corporel change fondamentalement la donne. Par contre en cas de traitement du VIH, la charge virale peut etre devenue faible à indétectable par la méthode de mesure actuelle, alors que le sperme contient encore des lymphocytes infectés. C'est la raison pour laquelle on conseille aux séropos de rester vigilents pendant 6 mois apres leur premier resultat de charge virale indétectable, obtenu apres un certain temps de traitement si tout se passe bien.

Ces incertitudes sont aussi les raisons pour lesquelles je pense que les jeunes ont interets a systematiquement proteger leurs relations anales, meme si un séropo leur déballe tous ses resultats d'analyse. En voiture on met sa ceinture de sécurité meme pour aller acheter du pain a 500 metres, c'est le meme principe.

Par contre si on connait bien le chemin pour aller a la boulangerie, et sans devoir traverser de voie a grande circulation, on peut peut-etre y aller avec la caisse pourrie de maman plutot que de dégarer la grosse voiture de papa bardée de systemes de securité. Le risque du sexe oral semble actuellement etre sur ce schéma, ...a condition que le chewui adoré pour la vie ne soit pas devenu une voie a grande circulation sans prevenir xD !
Anonyme
2014-04-09 16:39:24
C'est officiel, le magazine Sciences et avenir (et Libération et Sciences et vie aussi d'apres d'autres lecteurs) publie a leur tour lesresultats de l'etude partner.
En charge virale basse, il n'y a pas de contamination.
La contamination serai donc une histoire de charge virale trop elevé du seropo qui ignore l'etre et qui ne prend pas de traitement.
Le pr Leibowitch (protocole iccarre) l'a dit, c'est aux seropos de se reveiller plutot que de laisser les associations raconter n'importe quoi.
Alors apres l'emission de Septhuit sur TF1, une autresur France Ô, et en radio sur Europe 1, et les journeaux tels que Sciences&avenir et Libération, l'image donnée aux seropos devrait alors changer.
On se demande même comment chez Sida info service ils vont reagir, s'ils restent sur leurs messages de peur, ils risque de fermer, ou alors devraient changerle nom de leur assos, un peu comme Act-up qui cachait la non-contamination sous traitement, l'assos a fermée fin mars pour redevenir Réact-up en parlant enfin de cette etude Partner.
Au fait je suis seronégatif, et comme tout le monde, en droit de savoir ces infos importantes si on veux en finir de la discrimination sur les seropositifs.
On sait donc grace a l'etude Partner que nous relayent les magazines/journeaux/télé, que si son partenaire seropositif prend un traitement, la contamination n'est plu possible.
Anonyme
2014-04-22 12:59:00
Au fait,je voulais demander autre chose,ce n'est pas le même sujet mais...pour ce qui est des autres infections comme la syphilis,est ce que s'attrape facilement ou...y'a t'il risque faible ?
Merci
Anonyme
2014-04-22 13:12:12
Mateus57:Au fait,je voulais demander autre chose,ce n'est pas le même sujet mais...pour ce qui est des autres infections comme la syphilis,est ce que s'attrape facilement ou...y'a t'il risque faible ?
Merci


Très facilement étant donné qu'un simple contact avec une zone infectée suffit.
Mais c'est une maladie qui se soigne très bien. Les germes responsables n'ont encore jamais développé de résistance à la pénicilline.
Le plus dangereux avec cette infection reste le fait de ne pas se savoir contaminé.

La syphilis reste beaucoup moins fréquentes que les chlamydiaes et les autres bactéries.
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2014-04-22 13:31:08
Nevedrago:C'est officiel, le magazine Sciences et avenir (et Libération et Sciences et vie aussi d'apres d'autres lecteurs) publie a leur tour lesresultats de l'etude partner.
En charge virale basse, il n'y a pas de contamination.
La contamination serai donc une histoire de charge virale trop elevé du seropo qui ignore l'etre et qui ne prend pas de traitement.
Le pr Leibowitch (protocole iccarre) l'a dit, c'est aux seropos de se reveiller plutot que de laisser les associations raconter n'importe quoi.
Alors apres l'emission de Septhuit sur TF1, une autresur France Ô, et en radio sur Europe 1, et les journeaux tels que Sciences&avenir et Libération, l'image donnée aux seropos devrait alors changer.
On se demande même comment chez Sida info service ils vont reagir, s'ils restent sur leurs messages de peur, ils risque de fermer, ou alors devraient changerle nom de leur assos, un peu comme Act-up qui cachait la non-contamination sous traitement, l'assos a fermée fin mars pour redevenir Réact-up en parlant enfin de cette etude Partner.
Au fait je suis seronégatif, et comme tout le monde, en droit de savoir ces infos importantes si on veux en finir de la discrimination sur les seropositifs.
On sait donc grace a l'etude Partner que nous relayent les magazines/journeaux/télé, que si son partenaire seropositif prend un traitement, la contamination n'est plu possible.


Le jour où tu auras une maladie chronique, et les emmerdements "chroniques" qui vont avec, tu ne parleras pas si légèrement.

De plus la prise en charge des plus jeunes ne me semble pas si simple, avec risque d'evolution de la maladie.

Partner ou pas, outres le fait que son resultat est préssenti depuis quelques annees, ça ne va pas changer grand chose pour les assoces de prevention.
Anonyme
2014-04-22 13:52:04
allomat69:
Nevedrago:C'est officiel, le magazine Sciences et avenir (et Libération et Sciences et vie aussi d'apres d'autres lecteurs) publie a leur tour lesresultats de l'etude partner.
En charge virale basse, il n'y a pas de contamination.
La contamination serai donc une histoire de charge virale trop elevé du seropo qui ignore l'etre et qui ne prend pas de traitement.
Le pr Leibowitch (protocole iccarre) l'a dit, c'est aux seropos de se reveiller plutot que de laisser les associations raconter n'importe quoi.
Alors apres l'emission de Septhuit sur TF1, une autresur France Ô, et en radio sur Europe 1, et les journeaux tels que Sciences&avenir et Libération, l'image donnée aux seropos devrait alors changer.
On se demande même comment chez Sida info service ils vont reagir, s'ils restent sur leurs messages de peur, ils risque de fermer, ou alors devraient changerle nom de leur assos, un peu comme Act-up qui cachait la non-contamination sous traitement, l'assos a fermée fin mars pour redevenir Réact-up en parlant enfin de cette etude Partner.
Au fait je suis seronégatif, et comme tout le monde, en droit de savoir ces infos importantes si on veux en finir de la discrimination sur les seropositifs.
On sait donc grace a l'etude Partner que nous relayent les magazines/journeaux/télé, que si son partenaire seropositif prend un traitement, la contamination n'est plu possible.


Le jour où tu auras une maladie chronique, et les emmerdements "chroniques" qui vont avec, tu ne parleras pas si légèrement.

De plus la prise en charge des plus jeunes ne me semble pas si simple, avec risque d'evolution de la maladie.

Partner ou pas, outres le fait que son resultat est préssenti depuis quelques annees, ça ne va pas changer grand chose pour les assoces de prevention.


quels sont les symptômes de la syphilis ? ouais bon,je pensais pas qu'il y'avais autant de saloperies à éviter,franchement...
Anonyme
2014-04-22 14:36:46
Pour le premier stade, c'est un chancre indolore à l'endroit ou l'infection a eu lieu (muqueuse du gland, de la bouche etc.) qui apparait 3/4 semaines après la contamination et qui disparait en quelques jours.
Pour le second stade, c'est une éruption de boutons qui se développe un peu partout sur le corps.
Le stade tertiaire apparait des années et des années après chez les personnes non-traitées, mais heureusement c'est devenue très rare dans les pays occidentaux.

Mais la syphilis peut aussi être asymptomatique dans un premier temps et rester latente. Ce qui explique la difficulté du dépistage.
Anonyme
2014-04-22 15:01:44
tu veux dire que cette maladie peut disons : "se cacher" ? et se rendre invisible et indolore ? oh la vache.

ah oui et,est ce vrai qu'il est risqué de se brosser les dents avant un rapport "buccale" on và dire?
Anonyme
2014-04-22 18:20:25
Mateus57:tu veux dire que cette maladie peut disons : "se cacher" ? et se rendre invisible et indolore ?


oui
Il faut passer plusieurs tests (TPHA et VDRL) 3 semaines après la contamination pour confirmer un cas de syphilis.

pseudo:
ah oui et,est ce vrai qu'il est risqué de se brosser les dents avant un rapport "buccale" on và dire?


Oui, le brossage de dents peut entraîner des micros-lésions au niveau de la gencive qui "facilitent" la transmission de germes. Le mieux est de ne pas se brosser les dents avant et après une fellation avec un partenaire dont on ne connait pas la sérologie.

Et si on veut viser le risque 0, il faut sucer avec une capote.
Anonyme
2014-04-22 20:17:36
Vilcrik:
Mateus57:tu veux dire que cette maladie peut disons : "se cacher" ? et se rendre invisible et indolore ?


oui
Il faut passer plusieurs tests (TPHA et VDRL) 3 semaines après la contamination pour confirmer un cas de syphilis.

pseudo:
ah oui et,est ce vrai qu'il est risqué de se brosser les dents avant un rapport "buccale" on và dire?


Oui, le brossage de dents peut entraîner des micros-lésions au niveau de la gencive qui "facilitent" la transmission de germes. Le mieux est de ne pas se brosser les dents avant et après une fellation avec un partenaire dont on ne connait pas la sérologie.

Et si on veut viser le risque 0, il faut sucer avec une capote.


Ok,merci pour ces infos.je saurais à l'avenir alors.Sucer avec une capote ? ça doit être comme manger du chocolat avec le papier,ça dois pas être bon !

mais ces virus s'attrapent par simple contact ou...il faut une blessure ou quelquechose dans ce genre pour être infecté ?
Anonyme
2014-04-22 22:50:04
pseudo:Sucer avec une capote ? ça doit être comme manger du chocolat avec le papier,ça dois pas être bon !

Oui, mais c'est ça ou accepter de prendre un risque :X (si tu ne connais pas le statut sérologique de ton partenaire).

pseudo:mais ces virus s'attrapent par simple contact ou...il faut une blessure ou quelquechose dans ce genre pour être infecté ?


La Syphilis n'est pas un virus, c'est une bactérie (le tréponème pâle). En règle générale, les infections sexuellement transmissibles sont plus faciles à traiter lorsqu'il s'agit de bactéries que lorsqu'il s'agit de virus.

La syphilis, les chlamydias, les mycoplasmes, les gonocoques mais aussi le virus de l'herpès et le papillomavirus peuvent se transmettre par simple contact avec une zone infectée.
Si le préservatif reste la meilleur protection contre ce type d'ist, il n'est pas aussi efficace que contre le VIH.
Heureusement, ces infections restent généralement bénignes, à condition d'être surveillées et prises en charge médicalement.

L'hépatite C et le VIH sont des virus qui se trouvent dans les fluides corporels (le sperme, le liquide pré-séminal et le sang) qui ont besoin d'être introduit à l'intérieur du corps pour se propager dans l'organisme. Ils passent aisément à travers la muqueuse anale et la muqueuse du gland. Ils peuvent infiltrer la muqueuse de la bouche à travers des micro-fissures (aphtes, morsures, lésions microscopiques diverses). La plupart de ces fissures sont indolores.
Lorsqu'il est correctement utilisé (pas de déchirures), le préservatif empêche les contaminations au VIH et à l'hépatite C. Ce sont des maladies graves mais elles ne sont heureusement pas très contagieuses.
La clé pour les éviter reste de respecter des règles de sécurité en matière de sexe.

L'hépatite B est l'un des virus les plus dangereux (il détériore le foie et échappe aux traitements). Il est l'un des plus contagieux puisqu'il se transmet par le sperme et le sang, mais aussi par la salive et la sueur. Le préservatif n'est donc pas une protection suffisamment efficace pour s'en prémunir.
En revanche, c'est la seule MST contre laquelle il existe un vaccin préventif.

Renseigne toi auprès de ton médecin si tu n'es pas à jour
Anonyme
2014-04-23 12:25:49
en fait,j'ai été le voir il y'a peu,et en ce qui concerne les vaccins,il m'a dit que j'étais à jour et que les prochains seront pour mes 25 Ans.

en tout cas concernant cela,c'est bon,mais...Franchement,j'ai encore beaucoup de choses à apprendre parceque,je n'imaginais vraiment pas le Sexe aussi risqué.
AryaL AryaL
Zaguien
Inscrit: 2012-02-12 10:02:02
2014-04-23 18:53:57
Les vaccins dont te parlaient le médecin ne concernent pas les IST, celui que tu feras à 25 ans c'est probablement un rappel du DTPc. Mais les indications de vaccinations contre l'hépatite B sont restreintes.