Se sentir femme, ou homme, ou autres...

Anonyme
2014-02-17 00:17:40
Je remarque qu'il y a beaucoup de sujet où des hommes disent se sentir femme et où des femmes disent se sentir homme.

Et je n'y comprend absolument rien, je n'arrive pas à comprendre ce que cela signifie, comment peut-on se sentir quelques chose ? La en ce moment je suis dans cette état d'esprit, vous savez quand on réfléchi sur l'univers, sa taille, son immensité, son expansion, à un moment donné ça dépasse l'entendement et on est totalement perdu.
Personnellement je ne me sens pas homme ni même femme, je suis né dans ce corps, il se révèle être un corps d'homme, je suis moi et c'est tout. Alors j'essaie d'imaginer si j'étais né dans un corps de femme, mais là je me dis que j'aurais fait avec mon corps et je me sentirais juste moi.

J'aimerai bien qu'on m'explique comment ça se manifeste, j'imagine qu'il n'est pas facile de mettre des mots la dessus, mais qu'est ce qui fait qu'on se sent femme ou homme ? Parce qu'en ce qui me concerne, jusqu'à preuve du contraire je suis un homme et je ne me sens pas homme, ni femme, je suis juste un être humain avec un pénis et si j'avais eu un vagin et des seins et bien ça n'aurais pas changer grand chose, je pense.

Donc j'en viens à me dire que tout ça n'est qu'une lubie d'Homme moderne, qui jalouse les conventions sociales de l'autre sexe. Mais en disant ça je passe pour un intégriste, un adepte de la manif pour tous ou pire un transphobe (Oh mon Dieu!).

Expliquez moi!
Anonyme
2014-02-17 00:23:25
Doliprane:lubie d'Homme moderne


C'est ce que disent les intégristes adeptes de la manif pour tous de l'homosexualité. J'espère que tu te rends compte à quel point c'est con (tu n'as visiblement pas fait de recherche sur la transsexualité pour en arriver à cette conclusion).

Pour le reste, je déplace ton topic dans la catégorie des trans*, ils sauront mieux y répondre je pense. Et si ils te disent que tu es transphobe, tu ne te braques pas et tu écoutes, ils savent sûrement mieux que toi.

(Les cisgenres sont aussi invités à répondre mais respectueusement).
Anonyme
2014-02-17 00:34:52
En effet je n'ai fait aucune recherche, ça ne m'intéresse pas vraiment en temps normal mais là j'ai eu l'envie de m'ouvrir et vu que c'est un forum, je me suis dis qu'on pouvait poser des questions sans avoir fait des recherches avant.

(N'hésites pas à me dire si il te faut un scan d'une attestation manuscrite sur l'honneur!)

Et je préfèrerais que ça reste dans une partie plus générique du forum, parce qu'en effet je pense que nous sommes nombreux à ne pas comprendre et ne pas oser le dire à cause de personne passionné par la victimisation des minorités et qui se permettent d'agresser verbalement quiconque n'est pas en accord avec eux.
 
Anonyme
2014-02-17 00:39:00
Doliprane:En effet je n'ai fait aucune recherche, ça ne m'intéresse pas vraiment en temps normal mais là j'ai eu l'envie de m'ouvrir et vu que c'est un forum, je me suis dis qu'on pouvait poser des questions sans avoir fait des recherches avant.


Tu le peux. D'ailleurs, ton topic est toujours en ligne non ?

Mais tu assumes les conséquences de ne pas avoir fait de recherches et tu boudes pas quand on met en lumière un comportement transphobe, ok ?
Anonyme
2014-02-17 00:45:39
Je te prierai de ne pas polluer ce topic dès le début, ni de m'infantiliser avec tes remarques. Maintenant si tu n'as aucune réponse à apporter à mes questions tu peux passer ton chemin.
Anonyme
2014-02-17 01:32:46
= applekikou

je me réserve encore sur le nom de tes autres pseudos, mais je ne tarderai pas...
Anonyme
2014-02-17 02:59:08
J'aurais envie d'être vulgaire.
Sinon au lieu de démontrer ton absence totale de perspicacité, parce que je ne connaissais même pas applekikou avant de perdre mon temps à te lire, tu ne voudrais pas te rendre utile ?
Pappuche Pappuche
Zaguien
Inscrit: 2013-04-13 10:04:04
2014-02-17 03:07:19
Au vu de l'écriture du post, je ne trouve pas ça con moi. Y'a un raisonnement derrière, juste quelqu'un qui cherche à être éclairé.

Je pense avant tout que c'est une question d'identité sociétaire, ou comme certains le qualifient d'énergie dites "masculines" ou "féminines" par rapport à l'esprit, et le fait que l'esprit veut être en adéquation avec le corps.
En gros tu veux que ton corps (la partie visible de ton être) reflète ton esprit (partie non visible de ton être), ton moi et ta façon de le percevoir quoi.

Après je laisse d'autres personnes, sûrement plus aptes que moi à t'en parler, te répondre.
Ketamine Ketamine
Zaguien
Inscrit: 2012-11-04 01:11:51
2014-02-17 07:34:41
Djendeur attack
Neut Neut
Zaguien
Inscrit: 2013-03-05 03:03:44
2014-02-17 09:45:40
Je dirais qu'un certain nombre d'entre nous se sentent ni vraiment homme ni vraiment femme au fond. Personnellement c'est mon cas, je me suis plusieurs fois posé la question et finalement je suis simplement moi.

Après tu demandes pourquoi certains ressentent le besoin de faire des changements physiques, de prénom ou de se faire appeler "il" et pas d'autres. Là c'est un autre cas, ça n'est pas simplement se sentir ni homme ni femme mais c'est avoir le sentiment que notre corps n'est pas le "reflet" de ce que l'on est à l'intérieur, de ne pas être dans la bonne catégorie en société. Il s'agit d'un mal être constant et d'avoir le sentiment de ne pas être soi-même.

Par exemple un certain nombre de personnes (dans la rue, à la fac) me prennent pour un garçon (en fait c'est simplement depuis que j'ai les cheveux courts...), bref du jour au lendemain environ la moitié des gens que je croisais se sont mis à m'appeler Monsieur (je te dis pas le temps pour que ça monte au cerveau et que je comprenne que ces personnes me voyaient comme un homme). Au début ça me mettait très mal à l'aise et je n'imaginais pas qu'il y avait un tel décalage entre ce que je pensais être et envoyer comme image et ce que les autres percevaient de moi.
Maintenant je m'y suis habituée, j'en rigole mais ça m'a montré à quel point cela pouvait être désagréable de sentir un tel fossé entre la façon dont je me vois et la façon dont je suis perçue.

C'est un peu hors sujet mais pour répondre à :
J'aimerai bien qu'on m'explique comment ça se manifeste
Je dirais qu'à partir du moment où tu te sens pas à l'aise avec ce que les gens perçoivent de toi, où tu sens que ce n'est pas normal que tu n'es pas "ça" au fond de toi et bien tu peux ressentir le besoin de réaliser certains changements.

Le processus et le mal-être ressenti sont bien plus complexes que cela (et qu'on n'hésite pas à me corriger si je dis des bêtises car je ne suis absolument pas la mieux placée/ informée pour apporter des réponses).
Iusidjai Iusidjai
Zaguien
Inscrit: 2011-12-06 07:12:33
2014-02-17 10:01:30
Il n'y a pas une seule réponse possible à ta question.

Pour moi, les autres trans et à peu près tout le monde, c'est un mystère. A force de faire aussi bien des sciences que de réfléchir sur le côté artificiel des genres masculins et féminins, j'ai eu tendance à ne pas comprendre pourquoi les parties conscientes et inconscientes de mon esprit ne supportaient pas leur sexe phénotypique femelle.

Inconscientes parce que j'en rêve et parce que le psychiatre a émis à plusieurs reprises son étonnement devant les cheminements de pensées et modes de fonctionnement construits selon un modèle traditionnellement vu comme masculin. Des choses qui ne sont pas "devinables" et "imitables". Les sensations de "corps fantôme" aussi. Il ne s'agit donc pas que de déclaratif.

Tant que je n'avais pas conscience des implications que recouvrait un sexe, tant que mon aspect général pouvait à l'envi switcher sur du masculin, ça allait globalement bien parce que j'avais moyen de devenir un mâle en grandissant dans mon esprit d'enfant.(j'ai toujours beaucoup cru en la science')

Ceci dit, j'ai commencer à me tourmenter à ce sujet bien avant que l'ombre d'un bonnet A ne défigure mon torse.

Certains estiment que c'est une façon d'échapper pour les uns au sexisme dirigé comme les femmes, pour les autres à un rôle de mâle dominant pour lesquelles elles ne sont pas taillées.
Effectivement en tant que trans, on se pose souvent très tôt des questions comme "pourquoi je devrais me comporter comme ça ? M'habiller comme ça ? Jouer à ça ?". Même si elles font partie du process, elles sont surtout une conséquence de la transidentité qui oblige à se demander ce qui est féminin, masculin et comment on se positionne face à ça. D'autres enfants qui ne sont pas trans se les posent aussi.

La transidentité n'est donc pas le fruit d'une conscience précoce des inégalités homme-femme.


Rien ne soulage le fait d'être dans un corps que l'on arrive pas à s'approprier à partir du moment où il atteint son format adulte et que l'on voit que les modifications réalisés sont définitives. Rien ne soulage non plus la peur et le dégoût de faire l'amour avec un corps pareil. Certains font l'impasse, d'autre pas. Je ne la fais pas.
Même avec le plus sain et aimant des environnements, sans aucune névrose, avec un suivi psy, ça ne s'arrange pas.

Car c'est bien cela la base : au delà même d'une prétendue "essence féminine" ou "essence masculine" (qui ne convaiquent qu'une moitié de nos effectifs à vue de nez), c'est notre corps qui nous est étranger.
Certains hommes trans, une fois transitionnnés, vont devenir plus féminins (en termes d'image) qu'ils ne l'ont jamais été parce qu'ils sont enfin posés dans leur corps et donc plus libres d'être qui ils sont vraiment.




J'aime mon corps et je n'ai pas envie de le maltraiter, mais la majeure partie de ses particularités femelles m'horripilent. Je ne peux rien y faire. Beaucoup de gens pensent que c'est parce que la personne trans ne se trouve pas belles. Ce n'est pas lié à cela. Je suis pour ma part très bien foutu pour un être humain de sexe féminin et j'ai reçu des tonnes de compliments, de regards et d'intérêt lorsque j'étais "en femme".


Après tout le monde n'a pas les même limites. Certains ne se feront pas opérer, d'autres si mais juste en haut, d'autre ne supporteront même pas la vue de leurs organes génitaux d'origine. Certains encore, seront frustrés du simple fait d'avoir un passé social et physique du sexe d'origine.

Difficile d'exprimer la rage, l'impuissance, la frustration, le découragement que représente le fait d'être trans sans tomber dans le pathos. Cela n'a rien d'une "lubie" pas plus que d'une maladie mentale.
...Il faut cesser de se convaincre que c'est un phénomène récent, surtout quand on sait le taux de suicide des trans donc leur autoéviction de l'Histoire (ou leur soumission qui les invisibilise ou le refoulement). Les cas bien documentés les plus reculés datent du XVIIIe siècle.

Il est facile de dire qu'il s'agit d'un fantasme d'enfant occidental gâté. Ceci dit il y a des trans partout dans le monde, à tous les niveaux de vie, dans tous les états de santé (dont handicaps lourds). Cela ne vient donc effectivement pas de sous les sabots d'un cheval telle une pulsion d'emo crypto gothique post grunge.
Il faut aussi bien se dire que c'est pas l'état de trans qui implique le suicide, le mal être ou les névroses de certains à termes mais bien la société sexiste et patriarcale dans laquelle on vit, qui ne tolère pas les "écarts" dans nos genres et qui nous broie pour nous adapter de force.

Quand à savoir comment je sais que je serais mieux dans un corps masculin, je n'en ai aucune idée. Je ne sais pas non plus pourquoi exactement. Le fait est que c'est la vérité : plus je suis mâle, mieux je me sens (et à des échelles assez impresionnantes).
C'est pas très conceptuel la transidentité, c'est très concret.

Si je me sens homme dans le sens commun du terme avec les clichés associés ? Non. Je remarque tous les jours que je suis pas très "normal" comme bonhomme, ne serait ce que parce qu'un quart de siècle dans ce corps vu à 100% femelle et le fait de changer me donnent une expérience très particulière

Je ne me sens ni spécialement masculin, ni spécialement féminin. Je suis moi. C'est mon corps qui me pose problème.
Anonyme
2014-02-17 12:09:42
Je suis d'accord.

Je ne sais pas non plus comment ça se manifeste. Mais je peux comprendre que certains, par leur comportements, leur attitudes, se sentent plus proche de la personnalité des femmes que celles des hommes et inversement. Je peux comprendre qu'on ne puisse pas adoré son corps etc.

Ce que je ne comprends pas en revanche, ce qui me répugne. C'est la réponse matérialiste de l'état face à ce problème. Au lieu de proposé un soutien psychologique pour ces gens qui souffrent, faire un suivi total pour qu'ils acceptent leur corps (tout comme il faut qu'un homosexuel s'accepte comme homosexuel), une reconsidération de soi etc. On leur propose totalement de changé de sexe.

Parce que au final on cherche juste à faire du fric là-dessus. Des traitements hormonaux et des opérations inutiles qui mutile le corps humain et qui coûtent très cher sur des gens qui souffrent et qui pensent que c'est la meilleure solution pour eux.
Alors la circoncision par les méchants religieux c'est mal ? Couper totalement le pénis c'est mieux.
Anonyme
2014-02-17 13:39:20
C'est un peu plus compliqué que ça.
La vaginoplastie et la phalloplastie ne se pratique pas à la suite d'une consultation chez un médecin. Le psy il ne dit pas "Tu te sens femme, okay, allons y pour une opération, ça nous fera du blé gnark gnark".
De même que les hormones ne se prescrivent pas comme des bonbons.
L'opération chirurgicale c'est pas comme une liposuccion, c'est un ultime recours. J'imagine que le changement de sexe se fait sur des années et des années.

Lorsque les tentatives d'acceptation de son identité ont échoué, qu'elle apparait comme le seul moyen de soulager la personne qui souffre.
Anonyme
2014-02-17 13:53:06
Vilcrik:Le psy il ne dit pas "Tu te sens femme, okay, allons y pour une opération, ça nous fera du blé gnark gnark".


Noooon, à peine.
Anonyme
2014-02-17 14:10:38
Il y a aussi une déontologie chez les psychiatres hein.
Iusidjai Iusidjai
Zaguien
Inscrit: 2011-12-06 07:12:33
2014-02-17 14:39:49
Il est impossible, lorsqu'on est trans, de supporter tout ou partie des caractères sexués de son corps d'origine, et/ou les modifications de vie sociale que cela entraine obligatoirement. C'est d'ailleurs bien ça le noeud du problème.

Cela fait plus de 100 ans que les psys essaient de "soigner" ce qui n'est sans doute tout au plus qu'un manière rare de se développer. Les éléctrochocs, les thérapies (comportementales ou verbales), les médicaments, rien ne réduit ne serait ce qu'un instant la dysphorie d'une personne trans. Et rien ne la différencie des gens qui l'entourent, si ce n'est cette caractéristique.

De plus, notre corps nous appartient. Si les états d'âme des personnes cisgenres, qui estiment que nous ne pouvons pas décider de ce qui est bon pour nous (sachant que nous ne sommes pas des malades mentaux) ne nous limitaient pas légalement ou dans notre vie sociale, laisse moi te dire que votre vision mutilante, nous n'en aurions pas grand chose à carrer.
Là tu essaie de te placer en position dominante de garçon cisgenre qui sait ce qui est bon.

Pour la plupart des trans, la métamorphose désirée de leur corps est une renaissance. C'est quelque chose qui est incompréhensible pour quelqu'un qui ne le vit pas. Qu'on puisse ne pas le comprendre est assez normal, mais qu'on veuille l'interdire pour diriger les gens vers quelque chose qu'ils vomissent c'est ce qu'on appelle de l'opression.


Personne n'a d'ailleurs jamais réussi à changer un trans en cisgenre.

C'est amusant de dire qu'il faudrait aider les homos à s'accepter homos et dire aux trans qu'ils sont très bien dans quelque chose de plus ""naturel"". XD

C'est un peu comme dire "change de personnalité, tu verras ça va te changer la vie !"


Et oui, il n'y a pas de profit ni de marché trans (cette blague...). 80% des médecins ne savent même pas en quoi ça consiste de façon précise et professionnelle quand on débarque chez eux. Une bonne moitié des praticiens de santé refuse tout simplement de nous prendre en charge de peur d'être emmerdée par la justice si on se suicide après ou qu'on porte plainte.
Nous ne sommes pas assez nombreux ni homogènes pour développer un marché juteux...
Alors avant d'imaginer une industrie de la transidentité, il faudrait voir à se renseigner...Surtout que la majeure partie des opérations génitales ne se fait pas en France...Et que c'est une minorité de trans qui optent pour une phalloplastie (ce qui coûte le plus cher) côté garçon. Pour les filles je ne connais pas les stats mais celles que je connais préfèrent largement économiser et faire faire ça convenablement en Thaïlande.

Pour ce qui est du haut du corps, la quantité d'opérations de création ou d'ablation d'une poitrine par rapport aux opérations générales de réduction et augmentation mammaire, de cancer et de gynécomastie chez l'homme, c'est peanut. On est à peine un cas de temps en temps dans une carrière et on paye finalement pas plus cher que les autres.
Ne parlons même pas de l'ablation de l'utérus et/ou des ovaires...là c'est une goutte d'eau dans l'océan.

Un traitement hormonal, si on gagne sa vie correctement c'est pas ça qui ruine une personne (déjà si on fume, en stoppant on a largement de quoi se le payer chaque mois).

Donc voilà avant les grandes vérités, on cherche à se renseigner non ?
Anonyme
2014-02-17 14:51:05
Je t'invite à citer ma phrase où je dit qu'on est entrain de développer un marché trans identitaire ?
Ce n'est pas parce que ça ne se fait pas tout le temps que ça n'existe pas. Il est évident qu'on a un côté business sur ces pratiques.
Iusidjai Iusidjai
Zaguien
Inscrit: 2011-12-06 07:12:33
2014-02-17 15:11:02
D'où tu as fumé ça ?
Moi je suis dedans et je vais payer pour ça. Eh bien je ne paierais pas plus que quelqu'un qui se fait augmenter les seins. Pareil pour en bas.
Pandaren Pandaren
Zaguien
Inscrit: 2012-04-23 12:04:00
2014-02-17 17:18:26
Ouais tfaçon la transexualité , c'est comme l'homosexualité , c'est juste pour être tendance .

On est cons , on aurait plutôt du choisir les tatouages ou la tecktonik
Anonyme
2014-02-17 17:40:49
C'est justement ce que je dit m'enfin.
Anonyme
2014-02-17 19:18:12
neut:Je dirais qu'un certain nombre d'entre nous se sentent ni vraiment homme ni vraiment femme au fond. Personnellement c'est mon cas, je me suis plusieurs fois posé la question et finalement je suis simplement moi.

Après tu demandes pourquoi certains ressentent le besoin de faire des changements physiques, de prénom ou de se faire appeler "il" et pas d'autres. Là c'est un autre cas, ça n'est pas simplement se sentir ni homme ni femme mais c'est avoir le sentiment que notre corps n'est pas le "reflet" de ce que l'on est à l'intérieur, de ne pas être dans la bonne catégorie en société. Il s'agit d'un mal être constant et d'avoir le sentiment de ne pas être soi-même.

Par exemple un certain nombre de personnes (dans la rue, à la fac) me prennent pour un garçon (en fait c'est simplement depuis que j'ai les cheveux courts...), bref du jour au lendemain environ la moitié des gens que je croisais se sont mis à m'appeler Monsieur (je te dis pas le temps pour que ça monte au cerveau et que je comprenne que ces personnes me voyaient comme un homme). Au début ça me mettait très mal à l'aise et je n'imaginais pas qu'il y avait un tel décalage entre ce que je pensais être et envoyer comme image et ce que les autres percevaient de moi.
Maintenant je m'y suis habituée, j'en rigole mais ça m'a montré à quel point cela pouvait être désagréable de sentir un tel fossé entre la façon dont je me vois et la façon dont je suis perçue.


Merci pour ton message, ça m'a parlé, j'ai entrevu une petite ouverture dans laquelle me jeter pour essayer de comprendre.

Je t'ai lu lusidjai, merci d'avoir pris le temps d'essayer de m'expliquer, mais j'avoue que tout ça reste très flou et que je suis toujours aussi perdu, ce qui me rassure c'est que toi non plus tu ne peux pas te l'expliquer, je m'en veux un peu moins de ne pas comprendre.
J'essaie de me dire qu'il suffirait d'accepter cette situation, mais c'est impressionnant comme j'ai du mal avec ce sujet, autant sur d'autre je suis dans l'état d'esprit "vivre et laisser vivre" mais sur la transidentité je suis très fermé et borné.

Est ce qu'on peut dire qu'être trans c'est un peu comme un obèse ou quelqu'un qui a un fort complexe de son corps ?
Imaginons que je prenne 40 kilos, je me dégouterais, je le vivrais très mal (j'aurais aussi la possibilité d'accepter ce que je suis, mais pas sur que j'en sois capable) et je ferais tout pour changer ça, c'est un peu ce qui vous arrive? En ayant bien conscience que pour vous c'est un peu plus complexe que de perdre de la graisse.
Anonyme
2014-02-21 16:07:11
Dykstra:Je suis d'accord.

Je ne sais pas non plus comment ça se manifeste. Mais je peux comprendre que certains, par leur comportements, leur attitudes, se sentent plus proche de la personnalité des femmes que celles des hommes et inversement. Je peux comprendre qu'on ne puisse pas adoré son corps etc.

Ce que je ne comprends pas en revanche, ce qui me répugne. C'est la réponse matérialiste de l'état face à ce problème. Au lieu de proposé un soutien psychologique pour ces gens qui souffrent, faire un suivi total pour qu'ils acceptent leur corps (tout comme il faut qu'un homosexuel s'accepte comme homosexuel), une reconsidération de soi etc. On leur propose totalement de changé de sexe.

Parce que au final on cherche juste à faire du fric là-dessus. Des traitements hormonaux et des opérations inutiles qui mutile le corps humain et qui coûtent très cher sur des gens qui souffrent et qui pensent que c'est la meilleure solution pour eux.
Alors la circoncision par les méchants religieux c'est mal ? Couper totalement le pénis c'est mieux.
Je ne suis vraiment pas d'accord avec toi... Une personne transexuelle n'acceptera JAMAIS son corps de base, c'est comme ça et on ne peut rien y faire, les psychologues l'ont bien compris. Donc il ne reste qu'une seule solution pour que la personne en question se sente mieux, c'est l'opération. Et puis comparer l'homosexualité avec la transidentité je ne comprends vraiment pas. L'homosexualité est une orientation sexuelle ça n'a rien à voir. Je pense savoir de quoi je parle.
Anonyme
2014-02-22 22:34:15
neut:Je dirais qu'un certain nombre d'entre nous se sentent ni vraiment homme ni vraiment femme au fond. Personnellement c'est mon cas, je me suis plusieurs fois posé la question et finalement je suis simplement moi.

pareils pour moi!!!
M. Ilansker
Zaguien
Inscrit: 2013-10-29 04:10:04
2014-02-24 16:57:31
Doliprane:Je remarque qu'il y a beaucoup de sujet où des hommes disent se sentir femme et où des femmes disent se sentir homme.

Et je n'y comprend absolument rien, je n'arrive pas à comprendre ce que cela signifie, comment peut-on se sentir quelques chose ? La en ce moment je suis dans cette état d'esprit, vous savez quand on réfléchi sur l'univers, sa taille, son immensité, son expansion, à un moment donné ça dépasse l'entendement et on est totalement perdu.
Personnellement je ne me sens pas homme ni même femme, je suis né dans ce corps, il se révèle être un corps d'homme, je suis moi et c'est tout. Alors j'essaie d'imaginer si j'étais né dans un corps de femme, mais là je me dis que j'aurais fait avec mon corps et je me sentirais juste moi.

J'aimerai bien qu'on m'explique comment ça se manifeste, j'imagine qu'il n'est pas facile de mettre des mots la dessus, mais qu'est ce qui fait qu'on se sent femme ou homme ? Parce qu'en ce qui me concerne, jusqu'à preuve du contraire je suis un homme et je ne me sens pas homme, ni femme, je suis juste un être humain avec un pénis et si j'avais eu un vagin et des seins et bien ça n'aurais pas changer grand chose, je pense.

Donc j'en viens à me dire que tout ça n'est qu'une lubie d'Homme moderne, qui jalouse les conventions sociales de l'autre sexe. Mais en disant ça je passe pour un intégriste, un adepte de la manif pour tous ou pire un transphobe (Oh mon Dieu!).

Expliquez moi!


Genre biologique, genre sociale, toussa toussa, google it!
Anonyme
2014-02-24 17:57:31
Ilansker:
Genre biologique, genre sociale, toussa toussa, google it!


Genre forum, dialogue, échange, tout ça, tout ça. Buy a brain!
M. Ilansker
Zaguien
Inscrit: 2013-10-29 04:10:04
2014-02-24 18:11:05
Doliprane:
Ilansker:
Genre biologique, genre sociale, toussa toussa, google it!


Genre forum, dialogue, échange, tout ça, tout ça. Buy a brain!


Oui mais quand on pose une question, on se renseigne sur de quoi on parle d'abord, histoire de pas sortir des énormités!
Oh yeah i'll buy you a brain, don't worry honey !