Etes vous pour ou conre l'euthanasie ?

Anonyme
2012-03-14 20:02:50
Salut à tous les zagiens ! C'est la première fois que je crée un topic, donc j'espère que vous serez indulgents avec moi et que vous ne me mangerez pas (oui, je sais, la fonction recherche existe, mais les sujets là dessus datent de des années, je voulais donc en recréer un plus actuel !).

Je voudrais avoir votre opinion sur un sujet délicat : L'euthanasie, le droit à demander à ce qu'on mette fin à nos jours, pour nous éviter une lente et terrible agonie. Cette question s'est invitée dans la campagne présidentielle, mais je ne souhaite pas faire de débat politique, donc j'aimerais, dans la mesure du possible, que vous réfléchissiez à votre propre conception indépendamment du candidat que vous soutenez.

Comme vous le savez sans doute, aujourd'hui, en France, la pratique de l'euthanasie est interdite, considérée comme un assassinat. Cependant, pour une personne atteinte d'une maladie incurable, les médecins sont tenus de renoncer à tout acharnement thérapeutique, et ils ont la possibilité de faire tout ce qui est nécessaire pour soulager la douleur, quitte à donner un traitement qui raccourcira la vie du patient.

Puisque j'ai créé ce topic, il est normal que je donne mon avis. Je suis favorable à l'euthanasie, pour des patients atteints de maladies incurables entrainant des souffrances insupportables, et qui en font explicitement la demande.
- La personne va mourir de toute manière, ce n'est qu'une question de temps. Mais elle va souffrir pendant son agonie, elle demande juste à mourir plus vite, pour éviter ces souffrances. Je trouve cela inhumain de ne pas lui autoriser cette issue.
- C'est un choix personnel. Si la personne veut continuer à vivre jusqu'au bout, qu'elle en a le courage, elle en aura le droit. Mais les personnes qui n'en ont pas le courage, qui n'arrivent pas à le supporter, et qui demandent explicitement à mourir plus vite, en auront la possibilité. C'est une question de liberté individuelle, je ne vois pas pourquoi on imposerait à quelqu'un de continuer à agoniser jusqu'à la fin pour des raisons de conviction personnelle. L'euthanasie d'une personne ne portera aucune atteinte à la liberté des autres.
- L'euthanasie est déjà pratiquée clandestinement, mais elle n'est pas encadrée. De plus, il est possible d'aller en Belgique pour se faire euthanasier.

Bien entendu, certains personnes sont contre l'euthanasie, et je vais vous expliquer pourquoi je ne suis pas d'accord avec les arguments qu'ils avancent :
- Certains disent que c'est un meurtre, et donc c'est moralement mal. Je trouve cette façon de voir les choses très dogmatique. L'interdit du meurtre n'est pas un dogme imposé par un quelconque Dieu, il a une raison d'être, inutile que je vous fasse un schéma, vous imaginez bien ce que pourrait être une société où on a le droit de tuer qui bon nous semble comme ça nous arrange, et où on peut se faire tuer à tout moment, en toute impunité. Dans le cas de l'euthanasie, la personne qu'on tue choisit de mourir, en sachant qu'elle va mourir de toute façon. On ne fait rien de mal à cette personne, on lui rend service, on ne fait que respecter son choix. C'est bien d'avoir des convictions sur ce qui est bien et mal, mais il faut savoir ne pas les appliquer bêtement dans n'importe quelle situation, il faut se poser la question de la raison de cette conviction, et se demander si dans tel ou tel contexte, une exception ne serait-elle pas préférable.
- D'autres disent qu'il y a des risques de dérive. En effet, dans d'autre pays, où l'euthanasie est autorisée, en Belgique notamment, il y en a eu. Mais est-ce de notre faute, à nous, Français, s'il y a eu des dérives en Belgique ? Non, et justement, on devrait plutôt en tirer des leçons, imposer une législation stricte pour empêcher ce genre de dérive, parce que cette question est trop importante pour conclure simplement "ça n'a pas marché chez les autres, poubelle". Et est-ce juste, qu'une personne qui agonise dans des souffrances atroces, soit, en quelque sorte, punie pour les dérives de nos voisins ? Et puis de toute façon, il y a déjà des dérives puisque l'euthanasie est pratiquée clandestinement...

Donc voilà, je voulais vous demander : Être vous pour ou contre la légalisation de l'euthanasie en France, et pourquoi ? (oui, argumentez quand même ^^) Sous quels conditions (dans tous les cas de maladies incurables, seulement s'il y a de douleurs qui ne peuvent pas être soulagées,...) ? Et si vous étiez dans cette situation (maladie incurable, souffrance, et tout le blabla), vous feriez vous euthanasier ? (moi je pense que oui, mais ça dépendra du contexte...)

Je sais que j'ai peut être choisi un sujet sensible, alors s'il-vous-plait, respectez les opinions des autres, et évitez le troll, c'est quand même plus agréable.
Anonyme
2012-03-14 20:28:29
Tu as tellement bien arguementé ton propos que je ne sais pas vraiment quoi dire de plus étant donné que je suis du même avis pour à peu près les mêmes raisons, ma réponse alors est peut-être inutile, mais bon, je dirais simplement pour.
Anonyme
2012-03-14 20:32:37
Tiens, j'aurai un débat sur ça en anglais la semaine prochaine XD
Techniquement, je dirais que je suis pour ^^ je ne considère pas mettre fin aux souffrances d'un mourant qui demande à mourir comme un meurtre. Après tout le monde a son avis sur la question.
 
^^ Picsoou
Zaguien
Inscrit: 2011-11-05 06:11:42
2012-03-14 20:40:50
refuser l'euthanasie a un patient gravement malade qui en fait la demande, c'est refuser l'égalité vis a vis d'un homme sain en pleine possésion de ses moyens physique qui décide de se suicidé !
Anonyme
2012-03-14 20:45:51
C'est un sujet délicat avec lequel je n'ai pas vraiment envie d'être confronté un jour.

Sur le fond je suis pour s'il s'agit de soulager les souffrances d'un mort. Le maintenir en vie peut s'apparenter à de la torture.

Sur la forme je suis quand même réticent. J'ai peur qu'il puisse exister des dérives (sous forme de pressions ou de manipulations) contre lesquelles il est presque impossible de lutter, notamment de la part de proches mal intentionnés vis à vis de mourants sous tutelle qui souhaitent malgré tout vivre jusqu'à la dernière seconde.

Et ce n'est pas si anodin que ça. Non pas que les gens sont tous crapuleux, mais entre les héritages, la prise en charge financière du malade en soins palliatifs, la volonté personnelle de ne pas voir un membre de sa famille souffrir, il peut se cacher derrière l'étiquette éthique de l'euthanasie une réalité économique ou sentimentale.

Un débat tel que celui là nécessite à mon sens de prendre avec des pincettes l'image choc encrée dans l'inconscient collectif et largement médiatisée de l'agonisant implorant la Mort.
Chocotresor Chocotresor
Zaguien
Inscrit: 2011-07-30 07:07:46
2012-03-14 21:28:24
C'est intéressant je trouve comme sujet

Je voudrais rappeler qu'en l'état actuel de notre législation pénale, le fait de donner la mort à autrui avec intention constitue un homicide volontaire. La qualification de celui ci exclue toute existence de mobile qui viendrait justifier le passage à l'acte. Ainsi que l'on tue par haine, par folie, ou pour abréger les souffrances d'une personne en fin de vie qui en fait la demande, peu importe cela reste un homicide volontaire.
Je rappelle ça car beaucoup de gens posent, à mon sens, la mauvaise question. Il ne s'agit pas tant de savoir si "oui ou non faut il légaliser l'euthanasie ?" mais plutôt si l'existence de mobiles peuvent venir empêcher la qualification d'homicide et tout ce qui s'ensuit. Car en changeant la loi sur les mobiles (qui ne sont pas pris en compte pour l'instant) cela toucherait in fine l'euthanasie qui constituerait dès lors une sorte de mobile justifiant l'infraction.

(Bon ce n'est que mon opinion là hein ^^)

Ensuite tu parles d'euthanasie pratiquée clandestinement. Alors euh attention. Non l'euthanasie EXISTE en France, que l'on soit bien d'accord. C'est l'euthanasie dite PASSIVE, qui consiste avec la loi Léonetti (corrigez moi si jme trompe :p ) à ne pas faire une obstination déraisonnable des soins permettant de maintenir artificiellement en vie une personne.
Bref le médecin avec l'accord du patient peut très bien cesser l'administration de ces soins, (ce fameux acharnement thérapeutique) et la personne va effectivement mourir. C'est une forme d'euthanasie, ne l'oublions pas
Anonyme
2012-03-14 22:22:35
Merci pour vos réponses, j'espère que d'autres suivront !

@ Whitequeen : Aucun avis n'est inutile ! Le tiens est donc le bienvenu

@ Chocotresor :

Tu as raison pour la loi Léonetti qui autorise l'euthanasie passive, c'est ce dont je parlais dans mon 3e paragraphe, je ne l'ai juste pas nommée. Elle permet au patient de demander l'arrêt d'un traitement médical qui le maintient en vie (donc d'arrêter l'acharnement thérapeutique si le patient le demande). Le patient peut néanmoins bénéficier de soins palliatifs, visant à soulager ses souffrances. Et les traitements donnés dans le cadres de soins palliatifs peuvent avoir pour conséquence de raccourcir la vie du patient (ce qui est légal).
L'euthanasie qui fait l'objet du débat dans mon topic est bien entendu l'euthanasie active, qui vise à mettre fin volontairement à la vie du patient s'il en fait la demande.

Quand j'ai parlé d'euthanasie clandestine, ce n'était pas un amalgame avec l'euthanasie passive, je parlais bien là d'euthanasie active pratiquée clandestinement. Il n'y a pas vraiment eu d'études faites dessus pour l'instant, j'avoue avoir un peu porté des "accusations" sans fondement, mais il y a eu quelques affaires "d'empoisonnement", et puis quand t'es médecin c'est pas difficile d'injecter de grosses doses d'antidouleur pour accélérer les choses et de dire que c'était la dose nécessaire pour soulager la douleur, et bien d'autres subterfuges pour faire passer l'euthanasie active pour des soins palliatifs entrant dans le cadre de la loi Léonetti. ^^

En tout cas merci pour ta précision, que j'aurais dû faire dès le début.

Et fuck pour ma faute d'orthographe dans le titre que j'arrive pas à éditer >.<
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2012-03-14 22:25:04
Le fait est que les soins palliatifs qui se substituent à l'euthanasie active, essentiellement la maitrise de la douleur physique et psychologique, sont loins d'être toujours mis en oeuvre, et pas toujours efficaces. La présence régulière d'un proche du malade améliore beaucoup l'efficacité de l'équipe soignante, malgré tous leurs efforts, ce qui démontre que pas mal de malades doivent souffrir, notamment les personnes âgées en fin de vie.

Personnellement je suis pour instaurer cette possibilité, mais en respectant le droit des médecins, qui n'ont pas nécessairement envie qu'on les oblige à abréger la vie lorsque c'est le souhait éclairé du malade souffrant et incurable.

J'ai toutefois une réserve, que ce soit interdit "ad vitam aeternam" aux députés qui s'entêtent à le refuser aux autres. Ils ont des convictions, et bien qu'ils les vivent jusqu'au bout ^^


tigayblond ,

"Quand j'ai parlé d'euthanasie clandestine, ce n'était pas un amalgame avec l'euthanasie passive, je parlais bien là d'euthanasie active pratiquée clandestinement. Il n'y a pas vraiment eu d'études faites dessus pour l'instant, j'avoue avoir un peu porté des "accusations" sans fondement, mais il y a eu quelques affaires "d'empoisonnement", et puis quand t'es médecin c'est pas difficile d'injecter de grosses doses d'antidouleur pour accélérer les choses et de dire que c'était la dose nécessaire pour soulager la douleur, et bien d'autres subterfuges pour faire passer l'euthanasie active pour des soins palliatifs entrant dans le cadre de la loi Léonetti."

en effet, mais ils risquent gros...
D. Workz
Zaguien
Inscrit: 2011-01-10 11:01:10
2012-03-14 22:37:25
Je suis en faveur de l'euthanasie, à la condition que la personne soit en pleine possession de ses capacités intellectuelles, et qu'en tant que telle elle en ait fait réclamation. Dans ces circonstances, la frontière entre l'euthanasie et le suicide est nulle, et faire porter ce terme sur ce cas de figure est inadéquat, il ne s'agit plus d'un chien dont on abrège les souffrances et qui n'a pas moyen de formuler son accord (ou son désaccord). Le suicide c'est d'abord l'acceptation de la mort, le passage à l'acte en est l'aboutissement logique, c'est le franchissement d'une frontière morale, instinctive, ou que sais-je, quelle qu'elle soit transgressée car la peine l'a dépassée. Ce que je veux dire par là c'est que la personne à qui l'on délègue l'acte physique en soi importe peu, dès lors que le choix a été formulé. La transgression principale n'est pas celle du corps, elle est celle de l'esprit, puisque c'est précisément une situation où l'esprit prend le pas sur le corps. Quand Cléopâtre ordonne qu'on lui amène une corbeille de fruits cachant des serpents pour se faire mordre la main en l'y plongeant et éviter ainsi la perspective humiliante d'être traînée dans les rues de Rome par Octave victorieux, on retient un suicide héroïque, non un acte d'euthanasie de la part du serviteur chargé d'amener l'instrument de la mort... Il y a une inversion de valeurs dans le débat de l'euthanasie, ce qui est le plus outrageant ce n'est pas qu'on réalise pour autrui ce que celui-ci a demandé, mais qu'on prive au nom de ses propres convictions le droit de quelqu'un à accéder à la mort, comportement ni plus ni moins tyrannique et bien plus scandaleux qu'autre chose. Parce que l'on prive ici l'homme de sa liberté la plus fondamentale.

Il y a un pas que la société a du mal à assumer, croyant qu'il faut être fou pour le franchir : la mort. La société a décidé de vivre, il est normal qu'elle pense de la sorte : considérer la mort comme une voie intéressante ne fait pas partie de ses options. Elle est "contre-productive". La mort est une punition à ses yeux, pas une libération. Mais en réalité l'une et l'autre prennent un sens équivalent selon les circonstances, ainsi que leur négation : la vie est une punition, ainsi qu'une libération. Autrefois, on punissait de mort le coupable, et on lui ôtait le droit à la vie, aujourd'hui on punit de vie (la prison) le coupable, et on lui ôte le droit à la mort. La vie libère dans la première circonstance, elle enferme dans la seconde. Considérez alors que l'acte d'euthanasie figure d'abord une prison de vie, et que s'accomplissant il offre par le truchement de la mort une libération. C'est un droit auquel on ne peut attenter, mais pas dans le sens où l'entendent les détracteurs de l'euthanasie : précisément, dans le sens inverse.
Léo G33k
Zaguien
Inscrit: 2009-07-17 10:07:39
2012-03-14 22:39:42
Moi j'suis pour le choix, et le droit à mourir dans la dignité. Ne serait-ce que par respect pour ceux qui auraient bien aimé / aimeraient bien avoir ce droit.
Bo09 Bo09
Zaguien
Inscrit: 2010-10-05 02:10:02
2012-03-14 22:54:46
Je suis pour à condition que l'on vérifie que c'est bien la volonté de l'intéressé.
Qu'il soit obligé d'écrire une sorte de lettre dans lequel il explique ses motivations.

Et s'il est dans un état végétatif et qu'il peut vraiment pas communiquer alors là je sais pas quoi répondre.

On ne peut pas décider pour l'interessé et en même temps si on à pas les moyens de connaitre sa volonté ça pose problème.
Anonyme
2012-03-14 23:28:29
Mais comment faire pour être certain que le mourant n'est pas manipulé ou influencé par un proche qui trouverait un intérêt financier ou un soulagement à la mort de son parent ?

Et comment vérifier ?

On parle de donner le choix à une personne de mourir. Mais l'a t-elle vraiment ?
Outre les aspects financiers, la souffrance que génère son état parmi les siens influence très certainement sa décision et ce, malgré sa volonté personnelle.
Vous savez bien que le fait d'être consentant ne suffit pas à justifier ou à motiver un choix.

Alors bien sur, ça pose un vrai problème si il y a une véritable souffrance psychologique du à un état qui ne nécessite pas de soins vitaux indispensables (paralysie) mais encore une fois, comment être certain de la sincérité du désir de mort de la personne ?

Est ce qu'il n'y a pas au fond d'elle même une petite partie -inconsciente/ instinctive- qui aspire encore à vivre ou qui refuse de s'éteindre ?

Comment faire pour qu'un médecin accepte de rompre son serment en abrégeant volontairement la vie de quelqu'un qui est né, qui a une histoire et un patrimoine ?

A partir de quel moment est on agonisant ? Comment diagnostiquez vous l'agonie ?

Et pour finir, comment faire lorsque la personne mourante est :
. Incapable de communiquer (coma) ?
. Sous antalgiques ?
. Sous tutelle ?
. Un enfant ?

A mon sens une loi générale sur l'euthanasie ne peut pas être appliquée aussi facilement. Je trouve même le cas par cas extrêmement risqué.

Je pense également qu'il faut nuancer les réticences à l'euthanasie assistée et l'acharnement médicale (qui peut être une forme de torture).
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2012-03-15 08:49:11
Vilcrik ,

"Alors bien sur, ça pose un vrai problème si il y a une véritable souffrance psychologique du à un état qui ne nécessite pas de soins vitaux indispensables (paralysie) mais encore une fois, comment être certain de la sincérité du désir de mort de la personne ?
Est ce qu'il n'y a pas au fond d'elle même une petite partie -inconsciente/ instinctive- qui aspire encore à vivre ou qui refuse de s'éteindre ?"

Il est important de s'assurer que la personne ne réagit pas sous l'emprise d'une dépression.

Mais lorsque la personne soignée continue à ne plus vouloir vivre, et que de toute évidence son état est invivable...

"Un enfant ?"

L'histoire du gamin foudroyé dont les parents ne cessent de batailler pour qu'il survive, m'a posé question quand j'ai appris qu'il souffre le martyr.
On est dans le cas inverse où les médecins ne se seraient pas acharnés si ce n'était la demande de la famille.
Comment être sûr que ce combat soit partagé par l'enfant...
Jordan Narutovssasuke
Zaguien
Inscrit: 2012-02-07 07:02:43
2012-03-15 09:36:57
on euthanasie bien les chiens
quand la science est a la limite de sa capacité a soigné et sauvè la vie quand le patient n'a aucune change de sen sortir qu'il se tort dans tout les sens de douleur
autant lui rendre sa dignitè et l'aidé a partir
la douleur la souffrance ne devrait pas existe dans un hosto leur chartre me fait bien rigolé!
million dollard baby
Anonyme
2012-03-15 18:31:41
Allomat:Il est important de s'assurer que la personne ne réagit pas sous l'emprise d'une dépression.


"il est important de s'assurer que".
Logique. Facile à dire. Mais comment tu fais ?

Allomat:Mais lorsque la personne soignée continue à ne plus vouloir vivre, et que de toute évidence son état est invivable...


On est d'accord, mais encore une fois comment fais tu pour sonder l'esprit de la personne pour être sur à 100% que plus rien en elle ne désire vivre ?
Que son désir de mourir ne soit pas temporaire ?
Je ne pense pas qu'une réponse positive à la question : "Avez vous envie de partir ?" soit suffisante malheureusement. Même si ses conditions de vie sont épouvantables.

Ca me parait d'ailleurs impossible si la personne est déficiente mentalement ou assaisonnée d'anti-douleurs.

Allomat:L'histoire du gamin foudroyé dont les parents ne cessent de batailler pour qu'il survive, m'a posé question quand j'ai appris qu'il souffre le martyr.
On est dans le cas inverse où les médecins ne se seraient pas acharnés si ce n'était la demande de la famille.
Comment être sûr que ce combat soit partagé par l'enfant...


C'est de l'acharnement médicale (des interventions destinées à prolonger la souffrance de la personne) qui est une forme de torture condamnable.
Le sujet porte sur l'interdiction de l'euthanasie, ce qui est différent.
Mystivib Mystivib
Zaguien
Inscrit: 2011-05-18 08:05:33
2012-03-16 03:01:26
http://de-livres.over-blog.com/article-les-arguments-pour-ou-contre-l-euthanasie-47265395.html

Argument contre:

"Je ne suis pas vraiment libre.Je suis né sans l'avoir demandé, dans une famille que je n'ai pas choisie ; je suis un garçon, ce n'est pas de ma faute ; je suis né dans tel pays ... Donc je ne peux pas plus choisir ma mort que je n?ai choisi ma vie."

celui là m'a bien fait rire...
Anonyme
2012-03-17 12:28:22
Je pense que l'euthanasie devrait être légalisée sous certaines conditions. Une personne qui souffre peut à un moment X avoir envie de mourir, mais si sa souffrance n'est que temporaire il est probable qu'elle perde cette envie à un moment Y. En revanche, quelqu'un qui souffrira physiquement jusqu'à la fin de ses jours et d'une douleur suffisamment insupportable pour ne pas pouvoir être soulagée par des médicaments devrait pouvoir choisir de mourir pour apaiser ses souffrances.
L'avis des familles ne devrait pas être pris en compte. C'est dur de voir un proche mourir, mais c'est encore plus dur de souffrir en permanence et de façon irrémédiable.

Je suis donc pour si c'est une décision provenant d'une personne qui est condamnée à souffrir jusqu'à sa mort naturelle, mais contre s'il y a une chance de rémission.
Léo G33k
Zaguien
Inscrit: 2009-07-17 10:07:39
2012-03-17 12:36:38
ChuckChucky:Je suis donc pour si c'est une décision provenant d'une personne qui est condamnée à souffrir jusqu'à sa mort naturelle, mais contre s'il y a une chance de rémission.

Oui, enfin s'il y a une chance sur 500, la personne ne veut peut-être pas la tenter.
Anonyme
2012-03-17 14:07:32
g33k:
ChuckChucky:Je suis donc pour si c'est une décision provenant d'une personne qui est condamnée à souffrir jusqu'à sa mort naturelle, mais contre s'il y a une chance de rémission.

Oui, enfin s'il y a une chance sur 500, la personne ne veut peut-être pas la tenter.


Je me suis mal exprimée. "Beaucoup de chances de rémission", ça correspond plus à ce que je voulais dire. =)
Anonyme
2012-03-18 17:05:49
La souffrance n'est pas toujours utile, et chacun est maître de soi. A partir de là, il n'y a aucune raison pour laquelle il faudrait être contre.
Mael MaelstroM
Zaguien
Inscrit: 2007-05-09 09:05:04
2012-03-18 17:56:38
Ca fait 3semaines que je bosse sur le sujet en cours -_-


Lisez mémoire de vie mémoire d'éternité : la mort n'existe pas d'Elisabeth Kubler-Ross (en faisant abstraction de l'onirisme). Ses recherches sur la fin de vie sont juste passionnantes !


Sinon, je pense que la Loi Léonetti se suffit à elle même.
Et la justice doit réutiliser la jurisprudence Humbert autant que nécessaire.
Anonyme
2012-03-18 19:10:54
Je pense que le débat sur l'euthanasie ressemble un peu à celui de l'avortement...
En fait il s'agit de faire la part des choses entre ceux qui veulent pouvoir choisir, et ceux qui défendent la vie coute que coute. Il y a sans doute des principes moraux derrière tout ça, mais je pense que laisser le choix est la bonne solution.
Ceux qui sont contre l'euthanasie sont toujours libre de ne pas la pratiquer, mais ceux qui le souhaitent peuvent le faire malgré tout.

Pour ce qui est des éventuelles dérives, je pense qu'il y en aura. Comment etre sur que la personne voulait mourir ? Par une signature qui peut etre copiée ? Par le controle d'un huissier ? C'est surtout là que se trouve le problème. Je suis pour l'euthanasie, mais il sera difficile de mettre en place son autorisation...
Aziraphale Aziraphale
Zaguien
Inscrit: 2011-02-22 11:02:36
2012-03-18 20:48:23
Je suis favorable à l'euthanasie dans le seul cas où une personne atteinte d'une maladie incurable entraînant des souffrances terribles et ne pouvant techniquement se suicider en fait expressément la demande.

En effet, je trouve particulièrement égoïste de demander à une tiers-personne de mettre fin à nous jours quand on peut le faire nous-même. Chantal Sébire, par exemple, demandait l'euthanasie alors qu'elle pouvait parfaitement se suicider (elle a réussi d'ailleurs), je trouve que dans ce cas, la demande est injustifiée.
Anonyme
2012-06-26 20:23:34
Je suis aussi pour l'euthanasie pour toutes les raisons évoquées plus hauts, parce le droit à mourir devrait être accordé si les circonstances ne laissent pas d'autre choix. Après, les réserves sur le fait qu'il pourrait y avoir des abus me semblent un peu faibles, puisque l'histoire peut être réglée par l'intervention d'un certain nombre de tiers-personnes qualifiées dans un délai le plus court possible (Quelques heures de souffrances).

Mais, et pour les mineurs dans l'histoire ? Est-ce qu'il devraient aussi avoir le droit de se faire euthanasier s'ils le demandent, ou si les parents le demandent ? (Sans sortir du contexte de déclin atrocement douloureux). Les mineurs ont souvent, à raison, des législations différentes de celles des adultes, mais qui devrait choisir pour eux ? Un personnel médical avec l'accord des parents et de l'enfant ?
Anonyme
2012-06-27 08:20:40
Je suis aussi pour, ils ne parlaient pas de remettre ce sujet sur la table d'ailleurs ? (enfin, y'a tellement de sujets sur lesquels débattre me direz vous).
L'euthanasie implique aussi des problèmes de conscience, peut on euthanasier une personne qui n'est pas consciente ? Peut on décider à la place d'un autre ? Bref, cette loi en invoquerait forcément d'autres de toute façon.
Skinny-boy Skinny-boy
Zaguien
Inscrit: 2010-07-18 09:07:09
2012-07-06 01:30:40
POUR! (je développerais plus tard, j'ai la flemme ce soir ^^)
Anonyme
2012-07-06 14:23:27
Pour, après évidemment tout dépend des circonstances, mais une personne malade, qui souffre, ou autre conditions de ce genre devrait avoir accès à ce "droit" au lieu de souffrir/d'attendre sa mort...
Nico Nicolasdi
Zaguien
Inscrit: 2012-06-09 05:06:12
2012-07-06 14:59:17
Pour, chacun devrait choisir son chemin qu'il veut.