Suivre son corps ou sa raison.

Anonyme
2012-02-03 20:31:48
Nous sommes tous confrontés un jour à ces deux routes radicalement différent qu'on appellent passion et raison. Dans les deux cas, personne ne s'en sort indemne.
Ceux qui choisissent la raison s'en sortiront peut-être mieux, mais vivront dans le regret et la crainte d'avoir peut-être raté quelque chose de merveilleux. La raison est la sûreté mais est indissociable aux regrets et à l'incertitude. On croit avoir fait le bon choix, certain que pour avancer, il faut d'abord être raisonnable et penser à soi. Cependant, on se prive ainsi d'aventures qu'on ne pourra jamais vivre en étant raisonnable. Suivre la route de la raison, c'est avancer en regardant en arrière. Avancer en plissant les yeux dans le but d'apercevoir ce qu'on a manqué. Les raisonnables vivent dans un questionnement permanent, se demandant chaque jour si la sûreté qu'ils ont gagné en empruntant cette route vaut la peine d'avoir renoncer à suivre la voix du c½ur. Seulement, ils ne savent pas ce qu'ils ont manqué et c'est bien la que réside le problème. Les deux routes ne se croisent jamais et le choix est définitif.

La raison verrouille la route du c½ur et la route du c½ur rend inaccessible celle de la raison.

Quand on suit la voix du c½ur, on se livre corps et âme à une personne. On pense qu'en faisant cela, tout ne peut qu'aller bien. On se voit aller loin avec cette personne, que la route sera pavée de bonheur et de joie. Mais suivre la voix du c½ur, c'est se dépouiller de toute protection. Contrairement à la route de la raison, la route du c½ur peut se détruire. Elle peut être explosée et c'est à ce moment qu'on a plus l'occasion de faire marche arrière. On se retrouver au milieu de la route, livré à soi même, tout en prenant conscience qu'en suivant cette route, on s'est condamné à ne plus pouvoir avancer. On repense alors à la route de la raison, celle qui nous aurait permis d'avancer, d'aller loin. On regrette, on se dit qu'on aurait choisi l'autre possibilité si on avait su. Mais c'est trop tard, le choix est fait. Suivre la route du corps, c'est marcher dans le noir, sans savoir ou on va ni quand le chemin prendra fin.
Enfait, dans les deux cas, le mieux reste toujours de faire demi tour à temps.
Guiti Guiti
Zaguien
Inscrit: 2011-12-13 06:12:47
2012-02-03 20:46:29
C'est dure à lire les pavés.

Sinon j'suis plutôt d'accord avec la conclusion. Encore faut-il trouver le bon moment.
Jeco179 Jeco179
Zaguien
Inscrit: 2011-01-07 11:01:54
2012-02-03 21:15:45
Tout simplement... J'adore! Je suis fan.

Un peu pavé, mais j'aime. Mais il vaut toujours mieux prendre la route de la raison, histoire de protéger nos arrières! Il n'y aura pas toujours quelqu'un pour nous assurer! Enfin vous voyez ce que je veux dire.
 
***** Psig31
Zaguien
Inscrit: 2011-11-13 09:11:07
2012-02-03 21:49:52
j'ai lu, j'ai aimé j'ai même adoré, car c'est un peu le dilemme qui s'offre a nous quand on s'autorise a aimer une personne, cela peut changer irrémédiablement notre vie futur, du coup je pense qu'il n'y a pas de réponse a apporté, c'est un peu des deux qui contribue au bonheur et a une certaine harmonie.
Anonyme
2012-02-03 22:00:59
La raison doit toujours être prioritaire.
La passion nous emmène au bord du précipice et la raison nous empêche de nous jeter dedans.
(Ne pas tenir compte de ce post si l'on se classe dans la catégorie des suicidaire ça n'est bien évidemment pas valable)
Anonyme
2012-02-04 03:26:19
L'histoire de ma vie quoi ...
Anonyme
2012-02-04 03:54:45
Ca me rappelle un propos. Le docteur Drizenko, qui enseigne l'anatomie et l'histoire de la médecine en fac de médecine.

Il disait "il faut que le c½ur fasse sablier avec la raison". Donc tu seras toujours à perdre le sable dans un sens : vers le c½ur, ou vers la raison, le tout est de retourner le sablier à temps, pour équilibrer.

Pourquoi le retourner et ne pas le laisser tomber ce petit sable. Je ne sais pas. Mais ça nous vient de l'Egypte et de la Grèce antique, cette manie de considérer le coeur pour les sentiments... En Egypte le coeur était plus précieux que le cerveau (rite de la mommification).

Le cerveau est une découverte récente. Enfin son fonctionnement et son importance. Donc le dilemme raison/coeur, c'est un peu l'allégorie de la transition dues aux nouvelles connaissances médicales...

C'est un mythe cette dualité... Je dirai que tu n'as pas à te poser la question, quoi que tu fasses tu seras soumis à ton esprit et à ton corps, les deux agissant ensemble... Il faut juste veiller à la balance (si on est pour l'équité)...
Anonyme
2012-02-04 05:11:05
l important a mon sens est de vivre avec passion l instant present si l ons ne parle que d amour bien sur
il est preferable d avoir des remort que des regret je ne sais plus qui a dis cela mais il avait raison je parle d experience
ce que vous aurez laissé passer ne ce representera pas ce sont les experiences qui fons les hommes
Cyril Cyril26
Zaguien
Inscrit: 2012-01-24 10:01:40
2012-02-04 12:23:43
Faut choisir la raison si tu es sur de la personne en face de toi ! Pour suivre son corp il faut être sur que l'autre en veuille la peine.
Anonyme
2012-02-04 13:26:51
" Mais ça nous vient de l'Egypte et de la Grèce antique, cette manie de considérer le coeur pour les sentiments... En Egypte le coeur était plus précieux que le cerveau (rite de la mommification). "

Non.
En fait c'est lorsqu'en médecine(à l'âge sombre) on considérait encore que le coeur était l'épicentre nerveux du corps humain (l'âme). On s'imaginait alors que les sentiments provenaient de là. C'est un symbole récent (plus ou moins, en tout cas pas de l'antiquité).

Quand on ne sait pas on ne dit pas.



Sinon pour l'auteur du topic:

J'ai toujours trouvé ce raisonnement un peu simpliste. La vie est faite de nombreux choix complexes, mais c'est pas noir ou blanc.

Il n'y a pas de voie de la raison et du coeur, bien d'autres facteurs entre en ligne de compte. En tout cas je n'ai personnellement jamais eu à choisir entre une direction ou l'autre mais plutôt à tracer ma propre route. Je préfère rester maître de mon destin !

Bien sûr on pourrait toujours avoir à choisir entre la passion et la raison, mais je pense que nos vies seraient un peu platoniques si c'était le cas...

Je m'accorde avec tes principes yann888
Anonyme
2012-02-04 17:03:43
Serions-nous tous devenus si frileux pour ne pas s'engager sur le chemin que nous ouvre la passion ? Ce débat me semble pour ma part constituer une impasse, suivre la raison au détriment de la passion n'est que folie. D'ailleurs de quelle raison on parle ? Après tout le coeur a ses raisons, que la raison elle-même ignore (pour reprendre les paroles du philosophe Pascal). Vous me direz c'est bien joli tout ça, mais la passion mène souvent à la souffrance; certes, c'est une probabilité souvent vérifiée dans les faits, même si elle n'est pas systématique contrairement à ce que l'on s'imagine. Le choix à faire est simple: être guidé par la peur, ou s'engager en sachant que l'ont ne sait pas ce qui nous attend au bout du chemin. Néanmoins l'aventure et l'inconnu n'est-ce pas (entre autres) ce qui rend la vie digne d'être vécue? Sans passions pas grand chose de grand n'aurait été réalisé dans ce monde. Elles sont en effet le moyen de nous transcender, de nous conduire au-delà de nous même, de nous faire évoluer.
La raison nous laisse à la fin tel que nous avons été au début. La passion au contraire nous transforme et la douleur qui peut s'ensuivre doit être elle aussi intégrée comme élément de maturation, elle nous apprend beaucoup sur nous-même.
Pour ma part le choix semble être tout tracé: entre demeuré roseau toute sa vie et plié au moindre petit vent ou être chêne (avec le risque de se faire déraciné) mon coeur ne balance pas...
Anonyme
2012-02-04 17:24:50
Le coeur à ses raisons que la raison ignore.. Mais j'aimerais ajouter que la raison preserve le coeur de ce qu'il ne connait pas encore, et ainsi le garde des souffrances... mais également d'une occasion d'évoluer.
Je parle en connaissance de cause, j'ai suivi mon coeur. J'aurai pas du.
Anonyme
2012-02-04 18:24:31
[quote=Imagine_me]" Mais ça nous vient de l'Egypte et de la Grèce antique, cette manie de considérer le coeur pour les sentiments... En Egypte le coeur était plus précieux que le cerveau (rite de la mommification). "

Non.
En fait c'est lorsqu'en médecine(à l'âge sombre) on considérait encore que le coeur était l'épicentre nerveux du corps humain (l'âme). On s'imaginait alors que les sentiments provenaient de là. C'est un symbole récent (plus ou moins, en tout cas pas de l'antiquité).

Quand on ne sait pas on ne dit pas.



Je sais, et je connais ce que tu as détaillé... D'ailleurs ce n'était pas l'âge sombre en médecine. C'était l'époque de la médecine hippocratique, qui a au cours des siècles évolué au fur et à mesure des découvertes scientifiques, et des batailles de certains médecins pour valider de nouvelles théories...

Et pour les grecs certaines qualités telles que la bravoure, le courage, étaient intrinsèques au c½ur. Ça a donné des considérations métaphoriques dans le temps (avoir bon c½ur, richard c½ur de Lion), et c'est dans la continuité de cette considération qui nous vient de l'antiquité que l'on associe encore dans la pensée commune le c½ur à certains caractères ou sentiments.

"Le c½ur a ses raisons que la raison ne connaît point" (Blaise Pascal). Ça illustre bien l'idée. Et cette idée de dissocier c½ur et raison s'inscrit dans la continuité des conceptions antiques, qui malgré le fait qu'elles ont été invalidées dans l'histoire, nourrissent une sorte de fantasmagorie "philosophique".

Pour le quand on ne sait pas on ne dit pas. J'aurai préféré que tu me demandes plus de précisions, plutôt que de me prendre de haut de la sorte.
Anonyme
2012-02-04 19:07:42
J'ai vraiment beaucoup aimé lire ce que tu as écrit. Ça m'a énormément fait penser à ce que j'écris également, et à ma propre histoire.

Continue. Tu écris drôlement bien. Kudos !
Anonyme
2012-02-05 01:55:03
Matt08081988 => Le symbole en lui-même trouve ses origines lorsque l'église se mêlait un peu des affaires de la médecine et de la science.
C'était l'époque que l'on appelle l'âge sombre (environ 850 - 1200 ap J-C), la médecine suivait en principe les documents religieux et était soumise à de fortes restrictions. Ce n'est quand même pas ma faute si tu affirmais qu'il trouvait ses origines dans l'Antiquité !

Ensuite, étant donné que l'Antiquité à été balayée par l'arrivée des conquêtes Germaniques et que cela a entraîné la disparition de beaucoup de connaissances scientifiques et culturelles je crois très peu au résidu qui pourrait en découlé vis-à-vis de la symbolique mais si tu le dis je veux bien te croire, l'histoire n'est pas ma spécialité non plus !

Roh et te vexe pas j'ai mis du violet et de l'italique pour qu'elle passe mieux cette phrase !
Anonyme
2012-02-06 05:52:39
Je ne me vexe pas, je remets les choses à leur place :p. Je ne savais pas pour l'âge sombre. J'avais pensé que c'était à propos de la médecine à cette époque que tu disais ça. Merci pour l'info.

Pour le reste je répondrai en privé, parce que je ne voudrai pas saouler tout le monde avec de l'histoire ou que sais-je. On dévierait du sujet initial...
Anonyme
2012-02-06 09:45:08
Alors là. C'est le sujet type pour que chacun fasse son philosophe.
Anonyme
2012-02-06 18:58:57
pasta-titi => Oui on appel ça de la branlette intellectuelle !
Anonyme
2012-02-06 23:24:45
C'était le but ! xDD Et ca a bien marche