Réflexion : Vivre tout en se sentant mort

Bo09 Bo09
Zaguien
Inscrit: 2010-10-05 02:10:02
2011-10-06 01:16:50
Bah je veux pas entrer dans le pathos et je sais que tout le monde s'en fiche des soucis qu'on peut avoir dans la tête mais je n'ai pas pu m'empêcher de créer le sujet, voir quelles réponses je pourrais avoir.

Donc je me demandais si quelqu'un connait ce sentiment lorsqu'on a l'impression de vivre sans être en vie.
Vous me suivez ? Le corps est bien la toujours opérationnel, mais dans la tête on a perdu tous ses rêves, une bonne partie de sa personnalité, de son caractère. C'est ce qui m'est arrivé, enfin j'en ai l'impression. Ainsi, on avance dans la vie sans vraiment savoir où aller, on à goût à pas grand chose, on à le sentiment que l'on se force à vivre.

On sourit, on répond, on discute pour "donner le change" mais dans le fond on se sent mort.

Actuellement, j'en suis trés préoccupé parce que ça influence mes études,j'ai perdu ma volonté, je manque cruellement de volonté, en dehors du fait même que j'ai du mal à me concentrer.

Je me couche tout le temps tard, je crois que c'est par habitude, mais aussi parce que je n'ai jamais envie de voir arriver le lendemain.

Voilà si quelqu'un pense comprendre un peu ce que je dis, je veux bien en discuter par message ou sur le forum.

Merci
Jeanne Dusky
Zaguien
Inscrit: 2011-03-06 02:03:00
2011-10-06 03:46:25
T'es pas tout seul à ressentir/avoir ressenti ça. Pour ma part, éventuellement ça s'est en allé, je me rappelle plus trop comment donc je peux pas vraiment te conseiller, je pense que c'est surtout genre... comment dire... En te sentant mort à l'intérieur, tu te laisse couler doucement je dirais, du moins c'est mon impression. C'est comme si tu t'enfonçais dans l'eau, pieds premier. Quand tu touche le fond, suffit de te donner une grande poussée pour remonter à la surface. Ça c'est ce qui m'est arrivé. Discipline et tout, souris beaucoup même si t'en a pas envie (C'est prouvé scientifiquement!), fais des activités, n'importe quoi, n'importe quoi pour retrouver l'étincelle. Éventuellement ça s'en ira. Parle-en avec des gens en qui tu as confiance, en parler c'est déjà diviser tes problèmes par deux.
Anonyme
2011-10-06 07:07:59
Ça c'est tout simplement moi et à force je m'y suis fait. Je me retrouve rarement dans les posts de ce bon dieu de forum et là c'est bien la première fois. Si tu veux en parler en MP aucun souci.

C'est quelque chose d'assez profond je peux te le dire et parfois ça passe de manière inattendu. En fait ta volonté est toujours là mais c'est juste qu'il y une bonne couche de brume dessus. Je pense qu'il y a quelques questions à se poser et les réponses permettent de voir les choses et de les apprécier de manière différente. Si tu es comme moi les activités que tu feras ne changeront rien à ça, c'est toi avec toi-même et quelques bonnes rencontres pourquoi pas.

Enfin si tu veux en parler comme je l'ai dit tu peux me contacter.
 
Anonyme
2011-10-06 08:08:51
je voie que je ne suis pas le seul à éprouver ce sentiment , dans un sens , cela me réconforte et dans d'un autre coté , je me sent désolé pour toi .
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2011-10-06 09:01:09
Les pros traduisent cala par "ressentir que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue", avec pour conséquences une perte de volonté, des difficultés plus grandes le matin que le soir, et de façon plus ou moins permanente des difficultés physiques ou psychologiques, dont la liste peut être longue, notamment l'anxiété et des douleurs physiques.

De plus tu as 20 ans, on peut penser que ce processus s'est mis lentement en place, et qu'il est tenace.

Il vaut mieux appeler un chat un chat, cela évoque un des niveaux de ce qu'on appelle une dépression, mais pas trop sévère, disons le début du niveau sévère.

Le risque est d'être entrainé beaucoup plus loin par un événement douloureux. Mais il y a des gens qui vivent toute leur vie avec ce sentiment pénible, qui fait partie de leur personnalité.

L'avantage, c'est qu'on sait enclencher la marche arrière, par une bonne compréhension du problème qui est autant physique que psychologique (c'est pour cela qu'on préfère parler de maladie), et par des techniques multiples qui répondent au nom pompeux de thérapies, mais dont certaines relèvent bêtement de l'hygiene de vie.

Alors bien sur, l'idéal serait de pouvoir modifier l'environnement défavorable qui nous bouffe le moral et aboutit à cette situation de maladie physique, mais ce n'est pas facile d'agir sur un environnement qu'on ne maitrise pas. On peut toutefois pratiquer l'évitement à défaut de s'y confronter.

Surtout, lorsqu'on commence à se sortir de l'ornière, on retrouve une résilience à l'adversité, et une volonté de s'en sortir, qui permettent d'inverser complètement la tendance. Au lieu de s'enfoncer lentement, on émerge lentement, puis de plus en plus vite.

Cela demandera plus d'explications, et des liens vers des méthodes, mais on s'en tiendra à là pour un premier post ^^
Anonyme
2011-10-06 10:36:07
Plutôt que d'entendre une série de concepts qui ne colleront sans doute qu'en partie à la singularité de TON histoire, ton pathos, ton quotidien ; peut-être que tu peux commencer par te poser les bonnes questions, du genre "Comment ça a commencé ?", "Quel a été le déclencheur/les déclencheurs ?", "Comment pourrai(s)-je revenir à la vie, trouver de l'énergie ?", etc, sans forcément y répondre tout de suite, mais en laissant ces questions mûrir, toutes seules. A toi aussi de te questionner comme il te plaira en fonction de tes propres ressentis.

Tu peux aussi songer à faire quelque chose pour toi. Prendre soin de toi. Faire un petit pas qui te permettra d'enchaîner sur une longue série d'autres pas. A toi de voir, ce pas peut consister à pousser des hurlements libérateurs, à courir, à te défouler, à exercer une activité artistique, ou même simplement à t'allonger et laisser vagabonder ton esprit sans résistance, le laisser aller tout seul et voir où il va. A TOI de voir.
Rappelle-toi, aussi, qu'on n'est pas immortels. Qu'on n'a pas toujours trop le temps de mourir, et que tout ce temps on peut le passer à vivre. Trouve l'énergie, peu importe où (juste, ne devient pas un céréale killer).

Mais le principe de base à retenir -et encore- c'est que personne d'autre que toi ne trouvera l'énergie. Tu peux toujours t'agripper à un perche, si quelqu'un t'en tend une, mais n'oublie pas de te retrouver, toi, en lâchant cette perche à court ou moyen terme.
Anonyme
2011-10-06 11:09:56
C'est le souci des gens trop intelligents, ils prennent conscience de ce que c'est une vie, de sa fatuité, son insignifiance... Ça conduit à la déprime, au repli sur soi, au questionnement existentiel. C'est pour ça que c'est sympa aussi d'être simplet, on ne se prend pas la tête.
A. Bauer
Zaguien
Inscrit: 2011-09-13 01:09:39
2011-10-06 17:17:14
bo09:Bah je veux pas entrer dans le pathos et je sais que tout le monde s'en fiche des soucis qu'on peut avoir dans la tête mais je n'ai pas pu m'empêcher de créer le sujet, voir quelles réponses je pourrais avoir.

Donc je me demandais si quelqu'un connait ce sentiment lorsqu'on a l'impression de vivre sans être en vie.
Vous me suivez ? Le corps est bien la toujours opérationnel, mais dans la tête on a perdu tous ses rêves, une bonne partie de sa personnalité, de son caractère. C'est ce qui m'est arrivé, enfin j'en ai l'impression. Ainsi, on avance dans la vie sans vraiment savoir où aller, on à goût à pas grand chose, on à le sentiment que l'on se force à vivre.

On sourit, on répond, on discute pour "donner le change" mais dans le fond on se sent mort.

Actuellement, j'en suis trés préoccupé parce que ça influence mes études,j'ai perdu ma volonté, je manque cruellement de volonté, en dehors du fait même que j'ai du mal à me concentrer.

Je me couche tout le temps tard, je crois que c'est par habitude, mais aussi parce que je n'ai jamais envie de voir arriver le lendemain.

Voilà si quelqu'un pense comprendre un peu ce que je dis, je veux bien en discuter par message ou sur le forum.

Merci



On est deux hélas.

Ce que tu décrits , je le vit depuis 4 ans.

Et rien n'est arrangé avec mon profond scepticisme envers les psy (et autres).

C'est le mal-être, le mal de vivre, l'impression de ne jamais bousculer son quotidien, de s'enfoncer dans une routine , et c'est dans cette même routine qu'on se conforte , tout en se maudissant.

Idem, on sourit mais en étant triste, on rit alors qu'on a plutôt envie de pleurer.

Puis on se lasse, notre esprit tourne à 2 à l'heure , nos sentiments deviennent inertes, on vit avec un masque, mais sans visage pour s'abriter derrière. (copyright Ratus )


Ne m'en étant toujours pas sorti je ne peux t'aider, mais je m'intéresse grandement à ton topic crois moi.



Ikiroh:C'est le souci des gens trop intelligents, ils prennent conscience de ce que c'est une vie, de sa fatuité, son insignifiance... Ça conduit à la déprime, au repli sur soi, au questionnement existentiel. C'est pour ça que c'est sympa aussi d'être simplet, on ne se prend pas la tête.



on rêve tous d'être un homer simpson , pas vrai ?
Bo09 Bo09
Zaguien
Inscrit: 2010-10-05 02:10:02
2011-10-06 18:16:18
Merci d'abord pour toutes ces réponses. C'est étrange de réaliser qu'on est pas le seul dans ce cas. C'est difficile de décrire le problème dans toute sa complexité.

Je pense que même ceux qui ont écris plus haut qu'ils ressentaient la même chose que moi, n'ont pas eu le même "déclencheur" que moi, la même histoire exactement.

Donc en même temps on a un tronc commun et des choses qui diffèrent. (C'est un peu ce que Chlore a dit) Mais je n'ai pas trouvé mon concept qui me permettrait d'aller mieux.

Effectivement ça fait des années que je suis dans cet état là, l'adolescence est un facteur majeur dans le processus qui m'a conduit à un état pareil. Avec l'adolescence nos yeux s'ouvrent sur le monde, sa réalité, et notre compréhension ce décuple.

Ikiroh à bien saisi la chose !!

Ikiroh:C'est le souci des gens trop intelligents, ils prennent conscience de ce que c'est une vie, de sa fatuité, son insignifiance... Ça conduit à la déprime, au repli sur soi, au questionnement existentiel. C'est pour ça que c'est sympa aussi d'être simplet, on ne se prend pas la tête.


Le post d'Allomat69 est également intéressant, s'il veut bien développer et mettre les liens auxquels il fait référence ça peut m'intéresser.

Pour les autres, c'est avec plaisir que je discuterais avec vous par messages si vous le souhaitez. ça pourrait peut-être plus nous aider car moi aussi j'ai une méfiance envers les psys : comment allez voir un inconnu, qui a au moins 10 ans de + que nous, et déballer tout ce qu'on à au fond. je crois que je ne pourrais y arriver, alors que si c'est un jeune ou quelqu'un...

Je précise que si je post ici c'est parce que justement, j'ai énormément de mal a parler de ce mal qui me touche. Oui comme l'a dit Allomat69, cela s'apparente presque à une maladie. Et bizarrement c'est très dur d'en parler parce qu'on a l'impression d'ouvrir une blessure. C'est pour cela que l'écrire sur un forum est moins difficile qu'en parler à un proche.
Quand on à l'habitude de donner le change on ne se sent pas prêt à révéler un jour son vrai soi, celui qui se sent mort à l'intérieur.
T. Repeat_pattern
Zaguien
Inscrit: 2011-01-11 05:01:41
2011-10-06 19:40:24
Pour une fois qu'un post me parle... Je suis plus ou moins dans ce cas là depuis l'enfance, je n'ai pas l'impression qu'il y ait eu un "avant", que cet état ait un jour réellement débuté.
C'est assez ambivalent en fait (et difficile à comprendre, je n'ai pas les mots pour l'expliquer).
Il y a d'un côté l'absence de goût pour les choses, le manque de volonté, d'estime de soi et de l'autre une forme de curiosité, une envie de progrès, l'espoir d'une quelconque amélioration.

Ce n'est pas faute d'avoir entrepris un peu tout et n'importe quoi pour me changer les idées mais pendant longtemps rien n'a vraiment été payant. Il fallait alors composer mes journées avec un sentiment de d'impuissance, de frustration et finalement de rancoeur.

Avec le temps, cet état tendait à s'estomper une période, quelques mois. Ce n'est que mon expérience mais à chaque fois que les choses se sont améliorées, c'était à cause d'un trop plein de lassitude, d'ennui et d'angoisse, comme un réflexe de survie.
En ce moment j'ai une pseudo-raison pour me lever le matin, en fait je n'ai pas le droit au laisser-aller. J'avance mais je ne sais absolument pas de quoi mon quotidien sera fait d'ici quelques mois, si ce sentiment me retombera dessus. Comme beaucoup de choses, j'essaye de m'en foutre et de me concentrer sur ce que je suis en train de faire. Et sans surprise, ça a l'air de fonctionner.

Dans les moments les plus pénibles, on m'a souvent conseillé de sublimer dans un domaine artistique ce que j'arrivais à ressentir. Vois si cela peut t'être utile.
Mais ce qui m'a surtout aidé ces dernières années, c'est le sport. Il est dur de s'y mettre quand on est glandeur notoire mais ça détend, ça permet de ne pas trop cogiter, ça aide à garder une hygiène de vie et c'est gratifiant. x)

N'hésite pas à t'entourer, à multiplier les activités, les expériences même si elles ne te tentent pas plus que ça. Peut-être auras-tu une surprise.
Kikoolol Arika
Zaguien
Inscrit: 2010-08-06 11:08:43
2011-10-06 20:47:51
Bah c'est pas unique quand même, j'étais dans cet état la pendant pas mal de temps, et puis cette impression s'est évanouie peu à peu, pour au final presque disparaitre, malgré quelques réminiscences de temps à autres.

C'est une p'tite dépression j'pense. (mais les gens ont déjà du répondre, j'ai pas lu ._.)

C'est donc juste passé avec le temps pour moi, p'têtre à force d'essayer, p'têtre parce que j'ai rencontré des gens qui m'ont fait finalement penser que le jeu en valait la chandelle. J'sais pas trop, mais comme chacun marche différemment bah faut que tu trouves quelque chose toi...
A. Bauer
Zaguien
Inscrit: 2011-09-13 01:09:39
2011-10-06 23:12:27
bo09:


Pour les autres,



T'aurais au moins pu dire "pour le rat"



bo09: on a l'impression d'ouvrir une blessure. C'est pour cela que l'écrire sur un forum est moins difficile qu'en parler à un proche.



Faut vraiment qu'on ait une conversation toi et moi.
Bo09 Bo09
Zaguien
Inscrit: 2010-10-05 02:10:02
2011-10-06 23:18:38
Bah j'attendais un message privé rooooo

Bon bah je vais prendre l'initiative...^^
Anonyme
2011-10-07 00:09:58
Je suis passé à autre chose depuis mes 16 ans. (je ne fais pas d'allusions aux crises d'adolescences)

Dépassé le stade de la désillusion sur sois et les autres on fini par prendre les choses pour ce qu'elles sont.
Ce qu'il faut c'est apprendre et comprendre. Plus on apprend plus on comprend et plus on prend de la hauteur. Plus on a de l'empathie et de la compassion.
Je parle pour moi ici bien évidement, chacun son chemin et son équilibre.

(en fait je me rend compte que ce n'est vraiment pas mais vraiment pas le même problème mais tant pis je post je n'aurai pas écrit pour rien...)
Anonyme
2011-10-07 03:09:26
Cet état je le connais très bien. Ce sentiment de vide complet, de juste plus comprendre à quoi ça sert d'avancer, se demander même si on peut avancer ... Après moi ce sentiment il est "fugace". Il ne dur pas longtemps mais est très récurent. Je crois sortir de cet apathie pour y retomber.

Je pense que chaque cas est différent, que la raison est toujours bien complexe à comprendre. Moi même je ne le sais pas. En échange j'essaye de montrer autre chose que se que je suis, un masque d'émotion. Parfois on est se que l'on croit être et moi ça me suffit.

Lorsque tu compare cela à une blessure qui se réouvre lorsque tu en parles, c'est exactement se que j'ai pu ressentir. Aucun de mes proches, ou alors vraiment très peu savent que se mal à pu me ronger, me ronge et me rongera encore. Dans l'anonymat d'internet c'est plus simple. Et parfois même si ce n'est qu'un simple inconnu qui te répond ça semble libérer d'un poids qui pèse parfois lourd.

Si jamais tu veux on peut parler, après y a bon nombre de personne qui se sont déjà proposé donc bon ~
******* Allomat69
Zaguien
Inscrit: 2007-04-09 05:04:11
2011-10-07 08:43:40
"Le post d'Allomat69 est également intéressant, s'il veut bien développer et mettre les liens auxquels il fait référence ça peut m'intéresser"

Je vais te donner un lien qui décrit la problématique de la dépression dans sa généralité, et montre que sombrer, ou vivre à un bas niveau, n'est pas une fatalité.

Mais il reste important de situer précisément où tu en es, et ça seul un médecin, un psy, ou un pro de l'écoute, peut le faire. Notamment il faudrait voir si ton état psychologique provoque déjà des inconvénients physiques (anxiété, douleurs, sommeil perturbé, mauvaise alimentation, etc)

Apparemment tu t'es habitué à ton état, et tu décris ton corps comme "opérationnel", ce qui est plutôt bon signe.

Mais tu décris un défaut de volonté, et il faudrait savoir si quoi que tu entreprennes cette volonté est absente, impossible à mobiliser, auquel cas tous les bons conseils "de te bouger" resteraient sans effet, a cause d'un fond dépressif qui est somme toute une maladie de la volonté.

Apres avoir fait le tour des troubles physiques, précisant le niveau de déprime, et avoir vérifié si il n'y a pas quelques blocages psy à faire sauter, quelques aides matérielles/sociales à mettre en place, des qualités à valoriser, un professionnel verrait par où commencer. Notamment il saurait s'il vaut mieux d'abord combattre une anxiété.

La peur de raconter sa vie ne devrait pas être un blocage, car le contenu de cette vie n'est finalement pas si déterminant. Tout au plus, et c'est déjà énorme, pouvoir la raconter ENFIN a quelqu'un qui comprenne, libere d'une énorme charge. Ce sont les bienfaits indirects de son qu'appelle "l'écoute".

Mais à la limite, raconter n'est même pas obligatoire. Il y a des techniques réparatrices, comme l'hypnose médicale, qui améliorent souvent les choses sans que le fond soit abordé. Même de simples massages médicaux ou sportif peuvent faire énormément de bien.
Le sport individuel ou collectif, permettant de se valoriser, aide souvent énormément.
Un groupe de musique, ou toute autre association aussi.

Le tout est de progressivement reconstruire un intéret pour la vie, et des façons de la valoriser.

Voilà un premier lien vers un vieux topic, plus global que tes soucis, mais où ils s'inscrivent peut-être : vaincre-depression-et-envie-de-mourir
Bo09 Bo09
Zaguien
Inscrit: 2010-10-05 02:10:02
2011-10-14 22:57:24
Merci allomat, je vais y réfléchir mais encore une fois je ne me sens pas capable de consulter un psy, j'arriverais pas à tout lui raconte, puisque je n'arrive même pas à le faire avec mes plus proches amis.

Je me suis inscris au théâtre avec la fac... nous avons eu notre troisième séance aujourd'hui (je n'en avais encore jamais fait de ma vie). Je m'y suis inscrit justement pour essayer de dépasser mes problèmes psychologiques.

et j'ai réalisé à la fin de cette 3ème séance, que je joue un rôle tout le temps. Je met un masque tous les jours en permanence, et je change de masque a chaque fois que je change d'interlocuteur ou presque. C'est pour cela que je n'ai pas le sentiment d'être "vivant à l'intérieur" j'ai un grand mal à ressentir les émotions. Donc je les "imite".

Par exemple, en présence de jeunes, d'amis, je rigole beaucoup... mais moi même ne sais pas si réellement la chose est drôle; je rigole beaucoup pour donner l'illusion que tout va bien. Et aussi parce que j'ai noté qu'un jeune, c'est en bonne santé, plein de vie, alors ça rit beaucoup. Du coup moi aussi, dès que je suis en présence d'autre jeunes je rigole, pas d'immenses rires aux éclats, mais toujours un petit rire ou un petit sourire...

Et finalement, ça me perturbe tout autant car j'ai le sentiment que toute ma vie je devrais paraître vivant alors que je me sens mort de l'intérieur...
Bo09 Bo09
Zaguien
Inscrit: 2010-10-05 02:10:02
2012-03-12 18:39:35
Pour informer un petit peu sur l'évolution de la situation : j'ai joué une pièce de théâtre en janvier.
Cela a été un succès, non pas sur le plan théâtral parce qu'à cause du trac j'ai eu des trous mémoires, mais sur le plan personnel, j'ai réussi a jouer les émotions qu'on me demandais, et surtout à le faire devant un public...
La prof de théâtre ma mis un 18, la meilleure note de tout le groupe loool.

Sinon j'ai essayé de multiplier les expériences, de sortir un peu +, et surtout, j'essai de travailler mes cours, j'essai de donner un sens à ma vie, par mes études (même si j'expliquais dans un autre sujet que j'ai du mal à me mettre au boulot notamment a cause d'une absence de projection à long terme).

Et puis petit à petit, j'essai de m'affirmer (car je suis d'une nature réservé).

Le problème n'est pas résolu mais j'arrive à l'écarter, dès que je vais trop mal je me dis : "non non pense pas à ça, t'as une année universitaire à réussir, ta une formation à terminer, un métier à décrocher... etc etc"

Maintenant je considère que tous ces problèmes qui parasitent mon cerveau ne doivent pas m'empêcher d'avancer dans les études.

Pour le reste c'est un autre problème, mais mieux vaut finir seul sans amis, sans copain/copine avec un statut social et un revenu convenable, que seul et clochard. C'est triste, mais "this is the life".
Anonyme
2012-03-12 18:50:05
tu as tout compris
Jordan Narutovssasuke
Zaguien
Inscrit: 2012-02-07 07:02:43
2012-03-13 14:20:17
'finir seul sans ami sans copain avec un revenu convenable....' wai un esprit dans une machine sans vie brrrrr a peur moi
vivre c'est donné, vivre c'est souffrir vivre s'est s'émerveillé partagé aimé espéré créer jouir mourir et laissé s'en allé
la routine du commun des mortel quoi!
Bo09 Bo09
Zaguien
Inscrit: 2010-10-05 02:10:02
2012-03-13 15:29:51
Ma phrase n'a aucun sens si elle est relevé a moitié : mieux vaut finir seul sans amis, sans copain/copine avec un statut social et un revenu convenable, que seul et clochard.

Etant donné que je suis pessimiste et que j'ai l'impression que ma vie sera triste, autant qu'elle soit triste avec un confort matériel que triste et en + dans la déchéance la plus totale... Enfin bon je pense qu'on m'a compris.
Jordan Narutovssasuke
Zaguien
Inscrit: 2012-02-07 07:02:43
2012-03-13 19:00:06
mais à force de pensé ça tu vas te porté la poisse LOL
tu finira pas seul.....tu l'a pas encore trouvé mais il est là qq part il t'attend et il se pose les meme kestion que toi
tu n'as pas fini d'évolué tu as changé et tu changera encore
tu as réussi a atteindre des objectif que tu croyé inaccessible ça laisse de l'espoir a l'amour tu crois pas?
et puis tu n'as plus le choix tu as décidé de vivre donc tu es courageux c'est les lache qui quitte la scene avant la fin du spectacle! courage.....
Bo09 Bo09
Zaguien
Inscrit: 2010-10-05 02:10:02
2012-03-13 23:36:34
Merci pour ton message narutovssasuke

Tu as tout de même raison ^^
Anonyme
2012-03-13 23:54:01
Alors, moi ce que je trouves génial c'est que tu ai conscience de ton "état", preuve de ton intelligence, que tu veuille en sortir pacque, c sur, il ne te rends pas pleinement heureux et qu'en plus, tu prennes les moyens pour cela (théâtre, amis).

C'est ... génial ! Je vais prendre exemple sur toi car g souvent des coups de blues ^^

Bisous
Tsunamix Tsunamix
Zaguien
Inscrit: 2008-07-11 04:07:50
2012-03-14 00:00:19
Bo09 Bo09
Zaguien
Inscrit: 2010-10-05 02:10:02
2012-03-14 00:11:26
Bah je crois que je n'ai pas le choix ddbmusic, si l'esperance de vie masculine continue à grimper j'ai encore près de soixante années à vivre, autant les préparer au mieux... parce que soixante ans c'est long !

Pour ce qui est du théâtre je continue, mes les amis, je me replie un peu sur moi parce que sinon je n'arrive pas a bosser, comme expliqué dans un autre sujet que j'ai également crée, faut que je m'auto-martyrise pour avoir des bonnes notes sinon j'ai du mal a bosser. (Ouais c'est paradoxal et très contraignant mais que veux tu, les amis ou les études faut choisir. j'ai toute la vie pour me faire des amis, je ne peux pas en dire de même pour les études)

courage pour tes coups de blues Et si jamais tu veux discuter avec moi par message privé, je suis là
Arnaud Arnaudemona
Zaguien
Inscrit: 2009-07-06 10:07:25
2012-06-02 19:45:37
sujet et beaucoup de commentaires très intéressants.
60 ans c'est court..la vie est courte.
Damien Damsgay
Zaguien
Inscrit: 2020-08-08 01:36:28
2020-08-08 01:49:58
Bonjour a toutes et à tous. Je vis la même chose actuellement. J'ai carrément l'impression que mon esprit et a côté de mon corps. J'ai beaucoup de difficultes a le vivre. Je n'ais aucune activité social depuis quelques temps. Je dors la journée.. je vis a l'envers. J'ai des sentiments négatif qui me traversent. (De la jalousie, de la haine et de la colere)

J'ai des douleurs importantes a la tête. J'ai vécu une hospitalisation et j'ai été en hôpital de jour. Ces expériences furent très traumatisantes et marquantes.

J'ai 25ans et je vis toujours chez ma famille. Je vais souvent chez un ami homo mais qui est assez âge par rapport a moi.

Je n'ais plus aucun desirs, perte appetit, perte du goût et plus d'envies sexuelles.

J'aimerais savoir où vous en êtes depuis tous ce temps et qu'est ce qui vous a permis d'améliorer votre situation.

Bonne vacances et journée. Et merci d'avance.
Swann Swann8
Zaguien
Inscrit: 2011-05-08 05:05:13
2020-08-08 08:43:30
Si je puis me permettre, les choses que tu soulèves tiennent pas mal de symptômes dépréssif, peut-être devrais-tu voir un médecin généraliste pour voir ce qu'il en pense ou directement essayer d'avoir un rendez vous avec un psychologue ou psychiatre (de préférence non médicamenteux dans un premier temps...)
: : NaniOkonawareru
Zaguien
Inscrit: 2015-08-23 09:08:44
2020-08-10 21:11:00
Je suis d'accord avec Swann, il peut être intéressant d'aller voir un médecin. C'est souvent la seule option lorsqu'on a un problème psychique du genre, car il est très dur pour les proches d'aider quelqu'un dans cet état.

En tout cas, ne reste pas dans cet état sans rien faire, et même si c'est un peu dur, essaie d'aller voir un médecin ou psy.
Si tu as peur de te faire de nouveau hospitaliser, tu peux chercher des psys "safes", je pense qu'il doit exister des listes sur internet, ou bien des endroits où tu peux demander à avoir le nom d'un psy "safe".
Esty Estwald
Zaguien
Inscrit: 2007-10-04 05:10:55
2020-08-13 19:01:01
Salut.
Tout pareil, va voir un médecin, il faut que tu prennes soin de toi.