J'ai toujours désiré être au creux des reins, ceindre les hanches, rouler sur le ventre… Je suis la ceinture de son corps ! C'est quoi ce petit bout de peau qui surgit au dessus de lui ? C'est quoi cette invitation à rêver et parfois même à fantasmer ? C'est quoi cet horizon qui s'offre comme une destination ? C'est quoi cette proposition qui n'aurait indécence que de ne pas la solliciter ? C'est quoi cette ceinture qui ne ceint rien ? Pourquoi tant de difficultés à l'ouvrir lorsque la seule envie (réciproque) est de l'enlever ? Il faut contracter le ventre ! Il faut rétracter les muscles ! Il faut enlacer l'être aimé ! C'est compliquer à enlever une ceinture, mais c'est aussi le premier moment de vrai intimité ou la réciprocité du désir est aussi palpable ! J'adore ce moment ou s'ouvre ainsi le terrain de jeu ! J'adore défaire, dégrafer, dézipper, ôter, enlever, faire glisser, faire tomber, relever, entrouvrir, déboutonner, découvrir… Et puis mourir de désir… Alors cette petite ceinture je l'aime bien ! Elle me plait parce que son humour me taquine. Elle me plait parce qu'elle est plus une ouverture, une invitation, une conversation que simplement une barrière ; La chasteté n'est pas de mon monde. Cuir, tissus, dentelle, métal ou plastique, tressée ou ouvragée, fine ou longue, dure ou souple (tient tient, çà me fait penser à quelque chose !) les ceintures me plaisent tant et tant que parfois je la porte à même ma peau ! Comme un tatouage de mon désir sur la peau de mon plaisir. En dessous, au dessus, en haut ou en bas, qu'importe la position : les ceintures nous invitent à embrasser le monde, les corps et les regards coquins,les sourires et les souvenirs de nos vies