Je suis comme un papillon sur son corps ; Je m'y pose pour butiner ; Sa saveur et son pistil sont des puissants aphrodisiaques paradisiaques. Je ne suis pas cardiaque. Mais parfois j'ai comme des coups au c½ur.

Par coeur je connais son corps qui pourtant encore et parfois souvent me surprend ; c'est lorsque je ne m'y attends pas qu'alors son odeur m'assaille. Elle me tenaille et quoi que je fasse elle est mon histoire. Je me rappelle alors comment j'ai succombé à son charme. Comment je n'ai pas respecté ma première idée qui était de ne pas coucher dès le premier soir. Mais en l'occurrence, c'était au petit matin, donc cela compte pour presque rien.

Il avait cette odeur du pain chaud.

Je n'ai plus jamais retrouvé cette saveur qui pourtant avait rythmé notre candeur et nos ardeurs. C'était il y a seulement quelques mois et pourtant cela me semble si loin.

Je n'arrive pas à recomposer cette odeur. Et j'en suis fort marri. J'ai beau chercher je ne retrouve pas cette odeur. Seule l'idée quelle était notre est encore, et certainement pour toujours, en ma mémoire.

Ces doigts parcourent mon corps.
Ces lèvres s'aventure sur et dans mon corps.

Son odeur m'enveloppe d'une suave et mystérieuse couleur. Celle de mes souvenirs. Celle de notre avenir partagé. Celle de notre passé échangé.
Son odeur virevolte sur moi au toucher de ses doigts.

C'est comme çà. Et je dois m'y habituer. Ce qui n'est pas pour nous déplaire