Lollipop cherchait des annonces d'appartements, elle commençait à sentir qu'elle était de trop dans la relation entre sa colocataire et l'autre. Elle commençait enfin à l'accepter et à vouloir tourner la page, elle devait aller voir ailleurs, trouver quelqu'un d'autre à présent, c'est à ce moment qu'elle vit passer une tête connue qui lui plaisait.

Le docteur Sigmund relisait le dossier envoyé par la docteur Marquise.  Il était sous le choc, non seulement, Nova est enceinte mais, en plus, l'ADN du f½tus dans son utérus est beaucoup trop proche de celui dans l'incubateur, il n'y avait qu'une seule explication, le père était le même. Ce n'est pas possible, tentait-il de se convaincre le médecin. Il avait besoin de penser à autre chose, il avait besoin d'alcool, de sexe, il appela Steven Ace.

Arthur voulu prendre rapidement une gyrosphère, il avait réussi à fuir les avances de cet étalon pervers de Steven qui avait reçu un coup de fil. Mais le Révérend Lovejoy, l'arrêta.
- Vous êtes Arthur Vincennes, n'est ce pas ? Vous étiez nouveau à nos réunions, vous voulez bien me donner vos impressions sur la communauté et la réunion ?
- Je ne peux pas, je n'ai pas le temps, je dois voir ma petite amie.
Il aurait dit ça à une personne normale, celle ci aurait mal réagit.
- Ça ne prendra que quelques minutes, je souhaite juste que vous répondez à quelques questions.
Pressentant qu'il n'arriverait pas à s'en débarrasser, il accepta.
Ils entrèrent ensemble dans un bar, le Révérend demanda une bouteille de vin, Arthur le fixa, surpris. Connor Lovejoy, leva un sourcil :
- Qu'il y a-t-il ? Demanda t-il. Oh ... C'est parce que j'ai demandé la bouteille entière ?
Arthur hocha la tête.
- C'est juste que je n'aime pas faire les choses à moitié, dit-il en se servant un verre.

- C'est n'importe quoi ! Conclut Juanita après avoir bu cul sec un verre de vodka.
Elle était assise au comptoir d'un bar avec Lollipop, elle était parti avec Mathilde de chez Esteban, elle le ramena chez elle où il/elle s'endormit entre deux sanglots. La latina avait besoin de se changer les idées, elle était morte de rage. Comment Esteban avait-il pu réagir comme ça avec un de ses amis d'enfance ? Il avait été odieux et incompréhensif envers leur ami(e). En marchant, elle croisa l'attirante jeune femme blonde qui l'a abordé, elle ont parlé puis sont allé boire un coup. Au début Juanita pensait que Lollipop était superficielle et agaçante mais avec quelques paroles échangées (ainsi qu'une bouteille entière de vodka), elle commença à mieux la connaître voire même à la trouver charmante.

- Que pensez-vous de notre société, mon cher Arthur ? Demanda le Révérend.
- Que même si elle n'est pas parfaite, il faut vivre avec, répondit le blondinet barbu.
- C'est une vision du monde assez lâche... Vous connaissez ses défauts mais vous ne chercher pas à les corriger.
- Ce n'est pas lâche, c'est normal, répondit-il agacé.
- La normalité est définie par la société, vous savez, avant les gens comme nous étaient normaux, ils n'étaient pas primitifs, ils pouvaient se marier. Les gens comme eux, comme tout les autres, étaient traités comme nous le sommes maintenant.  L'Entité ne veut pas d'un monde comme cela, elle doit être comme elle était auparavant.
- Ouais, il y a trois siècle, avant la troisième guerre mondiale...
- Est ce que vous savez comment notre pays s'est retrouvé avec une population essentiellement homosexuelle ?
- Non, dites toujours... Répondit Arthur tout en se promettant de ne pas retourner au groupe de soutien. Il présentait que cet homme charismatique était dangereux, il l'avait compris en repensant à ce qu'il avait ressenti en écoutant son discours. Mais pourtant quand il parlait quand il vous demandait quelque chose on ne pouvait que l'écouter.
- À la fin de la troisième guerre mondiale, notre pays décida de se mettre en autarcie totale avec les autres pays, fermant les frontières. De cette façon, le pays pu se réguler et éviter la crise du nucléaire qu'ont subis les autres pays.  Mais il y a eu une famine provoqué par une population trop grande qui fit voter une loi pour la création d'un ministère gérant la taille de la population et l'on appliqua la politique de l'enfant unique. Malgré cela, les "accidents" trop fréquents empéchèrent le ministère de la Naissance de l'appliquer cette politique. Il fut alors décidé de séparer les hommes et les femmes. Loi qui n'aurait jamais dû être voté, il y avait des émeutes, des massacres, des pillages et ce n'était pas à cause de ça. L'économie du pays s'écroulait comme durant l'effondrement de l'URSS. Cette loi insensée apparut aux yeux de tous comme une solution. Les couples pouvaient se voir lors de rendez-vous organisé par ce ministère hypocrite. Et c'est là que la perversion à commencer. Comme des prisonniers qui ont besoins de réconfort en se jettant dans les bras d'autres hommes, ou alors subissant le supplice des douches. Le taux d'homosexualité augmenta à un point qu'elle fut normale. 15 ans plus tard, la crise passa mais toute une génération fut corrompue, c'était trop tard.
Le blondinet sirota le verre de vin que le Révérend lui avait tout de même servi tout en se disant que Connor Lovejoy parlait comme si il regrettait l'époque avant les évènements qu'il vient de citer. Il se leva, il en avait marre et voulait aller rejoindre Nova.
- Assied toi, Ordonna le charismatique religieux.
Arthur s'assit alors sans réfléchir et le Révérend se remis à lui parler de ses idéologies.

Noah Sigmund s'allongea sur le lit, Steven se posa sur lui, en l'embrassant, les deux déjà nus. Ils se contemplèrent chacun, observant le corps sculpté de l'autre. Un afflux sanguin indiquant une excitation atteint l'entrejambe du prédateur tandis que le docteur finissait la bouteille. Il planait dans la pièce une odeur de mâle. Steven s'apprêta à faire une "mise en bouche" quand il remarqua un détail assez vexant.
- Tu ne bandes pas ? Même pas une demie molle, franchement je le prend mal.
- C'est pas contre toi.
- Je m'en doute, sinon l'autre jour le petit soldat aurait aussi été au repos. Tu es amoureux, c'est ça ?
- Ouais, c'est ça ...
- Bah alors qu'est ce que tu fous là à poil contre mon corps ?
- Parce qu'il aime quelqu'un d'autre.
- Bah alors, la solution est simple...
- Ah oui ? Quoi ?! Qu'est ce que je peux faire.
- Cherche quelque chose qui pourrait casser l'image de la personne aimée. Fais en sorte qu'il trouve l'idée de coucher avec l'autre répugnante, comme ça, tu pourras lui sauter dessus.
- Mouais ... Facile à dire.
- Encore plus à faire, crois moi je l'ai déjà fait !
Le dragueur se leva prit une autre bouteille d'alcool puis sortit d'un tiroir une petite pilule bleue.
- J'ai bien le droit à une récompense, non ?
Et Noah Sigmund se laissa faire ...