Laurence Alia

Bonjour tout le monde. J'aimerais vous faire part de mon petit point de vue "critique cinéaste", et d'exprimer mes sentiments fasse au film Laurence Anyways de Xavier Dolan.

Comme la plupart d'entre nous, vous devez connaître Xavier Dolan, prodige cinéaste qui a commencé sa carrière de réalisateur-acteur très tôt. avec 5 films réalisés déjà (J'ai tué ma mère, Les Amours imaginaires, Tom à la ferme, Mommy et Laurence Anyways) Xavier Dolan nous fait vivre ses scénarios comme si nous y étions. Le film m'ayant le plus touché, et bien sûr, vous le devinerez avec le nom de mon article, est Laurence Anyways.



Synopsis

[cadre spatio-temporel : 1990]

___|| C'est l'histoire d'un professeur de lettre (philosophie aussi), Laurence Alia, fou amoureux de sa petite amie, Fred. Laurence, lors de son annversaire décide d'annoncer à Fred qu'il veut vivre dans la peau d'une femme. Fred ne s'attendant pas à cela, va essayer tant bien que mal à l'accepter. Malgré les préjugés de la société, à l'époque, Laurence se battra, vivra avec beaucoup de péripéties sur son chemin, et devra accepter la perte de personnes lui étant chères. 10 ans de combats, 3h de film. ||________________________________________

point critique :

Ce film n'est pas courant car il parle des hommes qui veulent devenir femme, à travers le personnage de Laurence, et qui se battent contre la société.

/!\ Attention à ne pas confondre travesti et transexuel. /!\

C'est un film qui mélange un scénario peu commun avec des messages cachés, un art de tournage que je n'ai encore jamais trouvé dans d'autres films. Certain Critiques parle de "La magie Dolan". Je trouve même très impressionnant de se focaliser sur comment est réalisé le film (cadrage, traveling, zoom, etc..) et on s'apperçoit que l'on retrouve cette signature que Xavier introduit pour se différencier. Pour ne pas spoiler le film à ceux qui aimeraient le voir je n'en dirais pas plus, mais je pense qu'il faut avoir un léger esprit littéraire pour comprendre certaines scènes, car de nombreuse référence lyrique y sont présentes mais aussi artistiques. De plus, il relève de la qualité, à nous faire autant rire (scène des fives roses) que pleurer (scène du restaurant). C'est ce qui fait que l'on pense et vit à travers les personnages. C'est le type de projection que l'on peut regarder deux à trois fois par pur plaisir afin d'essayer de mieux comprendre. Du fait de son métier, Laurence glisse pleins de message dans ses dires ; ils ont un but, ils doivent être attentivement écoutés et compris (Ex: Ecce Homo [cf: Platon]). Etant élève de Terminale, j'ai parlé de certaines phrases, répliques du films, qui était très philosophique à mon professeur de philo, et m'a aidé à mieux comprendre certaines choses dans le film.


Scène du restaurant

J'allais oublier le plus important : l'empreinte universelle.

Il y a comme topic principal: l'amour passionnel, et qui d'entre nous ne l'a jamais vécu? Alors certes ceci est différent car lui est hétérosexuel et veut se travestir, mais l'amour jusqu'à la passion (=souffrance) tout le monde l'a déjà vécu, ou presque ; et Dolan, mettant en scène ceci, touche là où le public s'intéresse principalement : s'identifier à un scénario. C'est cela qui plaît aux spectateurs.

De mon point de vue, c'est un film qui est très émouvant, qui est loin d'être simplement banal et à l'eau de rose. C'est un film qui fait réfléchir et qui est très philosophique. C'est pour cela que je le conseille comme apport culturel.




Laurence: Je voudrais que l'on se penche un peu non pas sur les droits et l'utilité des marginaux mais sur les droits et l'utilité de ceux qui se targuent d'être normaux