Toi qui n'a point de Dieu, point de Destin ni Maître
Ne te sens-tu pas seule, lorsque tombe le soir
Tu as toujours renié Imams, Rabbins et Prêtres
Et tu ne pleures pourtant quand il vient se faire tard

Tu ne crois plus qu'au sang, à la douleur et la peine
Tu ne comprendras jamais ce que l'on nomme bonheur
Car jamais tu n'auras fait de la religion ta reine
Et que ton réalisme reniera toutes les s½urs

A tous ceux qui se mentent, aux autres et à eux mêmes
Par manque de courage, face à la vie cruelle
Je dirai que la Terre n'est sûrement pas de celles
Qui reçoivent les grâces ou la faveur du ciel

Sachez bien que l'absinthe, l'héroïne et l'opium
Ne sont que les vaisseaux d'un mythe pervers
Ce sont les Paradis artificiels des hommes
Qui dissimulent aux âmes la promesse de l'Enfer

Je ne suis que cellules, atomes et globules
Je suis pourtant plus vraie que votre Père Noël
Le christ sur sa croix en devient ridicule
Lorsque les gens se crèvent au nom d'un Éternel