Nous nous sommes quittées dans le plus grand des silences,
Une pensée simple, en guise d'adieux.
Je ne vais pas pleurer, laissons ma lame et sa danse,
Chanter l'hymne du mal qu'on chantait toutes les deux.
Une amitié trop sombre qui n'en est pas une,
Des milliers de larmes en osmose versées,
Quelques rires anodins, quelques blague communes,
Et deux âmes en souffrance qui se sont appréciées.

Je ne parlerais pas de mes sentiments, cela ne sert à rien.
Ni de nos points communs dans notre différence.
Tout cela nous nous le sommes écrit : séparément, à quatre mains,
Et je n'ai pas besoin de confier ce que je pense.
Ce poème n'a d'ailleurs aucune utilité,
Je ne veux pas dire au revoir, ni même nous récupérer.
"Avec le temps va tout s'en va" et rien ne peut l'empécher
Alors je ne te retiendrais pas, ce n'est pas à moi de trancher.

Je n'écrirais pas ce que tu ne veux entendre,
Je ne vais pas pleurer.
Je vais laisser ma lame danser contre mes membres,
Je vais l'écouter...

Non, je ne suffoquerais plus, je garderais mes larmes en mon coeur,
Ma bouche se figera en un éternel sourire.
Si tu le vois un jour, regarde bien, c'est lui qui pleure,
Souviens-toi en, lorsqu'à ta mort, j'éclaterais de rire...