Hier, pour la seconde fois, le président du mouvement UPR, est venu prendre la parole dans un média traditionnel. Si François Asselineau, est très intelligent et certainement plus honnête que la plupart de la politicaille, le débat fut néanmoins lamentable…

François Asselineau : Un discours inaudible

Le reproche qu'il faisait aux médias traditionnels de ne pas l'inviter est désormais caduque, hier, François Asselineau était présent sur le plateau de « On n'est pas couché » l'émission de clash politique de Laurent Ruquier. Le président du parti minoritaire qu'est l'UPR répondait donc au question de la charmante Léa Salamé et du non moins charmant Aymeric Caron.
Malheureusement, Monsieur Asselineau ne s'attendait pas aux questions posées. Il attendait des questions de fond, les journalistes voulaient voir des réponses de forme. Incapable de prendre le contrôle de l'échange, François Asselineau se retrouve rapidement en défaut face aux deux compères. Il est un bon juriste mais un mauvais débatteur, il laisse par conséquent à la fin du débat une impression d'incompétence. Souvent imprécis, parfois hésitant, il n'était pas préparer pour les questions d'actualités, qui sont toujours d'une subtile futilité mais intéressent la ménagère. Hors ces questions d'actualités, ne sont pas analyser par l'UPR qui considère que sans souveraineté, rien n'est possible…
S'il reste un homme politique, donc soumis aux aléas d'honnêteté et de mauvaise foi que tous les politiques ont, je pense qu'il est l'un des rares, à être si ce n'est honnête, au moins sincère dans ses convictions. Ces hommes politiques là, sont trop rares, pour en faire l'économie.


Aymeric Caron : Le journalisme « bas-de-gamme »

Si le président de l'UPR est pour une part responsable de ce lamentable débat, le grand responsable reste Aymeric Caron, qui oscille toujours entre le caniveau et le piédestal de la qualité journalistique. Cette semaine, on était plutôt du côté du caniveau. Le journaliste, victime de son obsession pour Marine Lepen, à passer environ 15 minutes à questionner l'inviter sur elle. 15 minutes à faire de la politique politicienne, à parler alliance et stratégie, alors que je voulais entendre ce que l'UPR proposait et surtout pourquoi. Non c'était encore et toujours Marine Lepen…
Enfin arrive le moment de parler du programme… Ah non, maintenant, c'est le tour de parler de Alain Soral, avec qui l'UPR se crêpe le chignon régulièrement. Asselineau citait par Soral ? Oui, comme Etienne Chouard et Franck Lepage, tous les deux de gauche. Soral utilise toutes les idées subversives et séduisantes pour son compte et mélange ça avec de l'antisémitisme et du complotisme, c'est la recette chimiquement pure du nazisme, ce n'est pas nouveau, mais le recule historiquement de Monsieur Caron s'arrête en 1970, visiblement.
Et voilà, nous parlons enfin du programme qui est « vide » ? Comment ça vide ? En vérité, le programme de l'UPR n'est pas vide du tout, c'est un programme qui veut rendre le pouvoir politique au peuple. Forcement qu'il n'y a pas de réponse précise, et qu'il y a beaucoup de référendum, c'est le peuple qui est souverain, non ? Et moi, en tant que citoyen, j'aimerais bien pouvoir donner mon avis. Derrière le soi-disant vide du programme de l'UPR se cache en vérité, une idée que la démocratie c'est d'abord le peuple, et que c'est aux français de faire le choix de la politique qu'ils désirent. Les dernières élections présidentielles nous prouvant, si besoin était, qu'un homme peut trahir les électeurs.

On n'est pas couché : Le clash d'abord, les idées ensuite


« On n'est pas couché » n'est pas une émission politique de qualité. En vérité, sur le service public, il n'existe aujourd'hui plus aucune émission de qualité. Même ce soir ou jamais subit la gangrène des débats de bas-fonds. Pour des émissions intéressantes sur la politique, je vous conseille de faire des recherches sur Youtube, mais surtout le site d'Arrêt Sur Images, est actuellement, le meilleur lieu pour entendre des échanges constructifs.