Aussi loin que je me souviennes, j'étais un enfant turbulent, nerveux, têtu et extrêmement singulier. Peut-on en vouloir à dame nature d'avoir oubliée quelque chose dans son "biberon" ? Je suis né sauvage et malgré que j'ai grandi dans la civilisation, une part infime de moi est resté sauvage, farouche, insaisissable, mystérieux. On dit parfois que des étoiles brilles dans mes yeux, et oui je ris avec mes yeux.

J'ai cru à un moment que naître différent, que être différent était parfois une force... et ça l'est. Mais parfois c'est également une charge lourde comme si on nous attendait et que chacun de nos mouvements était épiés.

Quelque part, nous les "forts", les braves, les courageux n'avons pas le droit à l'erreur de sombrer.

Être différents et ne pas courber l'échine à cause de notre différence, qu'elle soit sexuelle, qu'elle soit physique nous condamnent à ne pas pleurer face à la moquerie, la médisance, le rejet. Mais une fois seul, la porte fermé nul ne sait ce qu'il advient de nous... on craque, on pleure, on doute, on rage, loin des regards.