C'était au collège, il y a quelques années. Je n'étais encore qu'un pré-ado lorsque mon "moi" mourrait pour la première fois : je fus attiré par les garçons. À cette époque, je ne comprenais pas pourquoi, me demandait si c'était normal, naturel. Je n'y répondis que quelques années plus tard.

Puis vint l'année lycée général. J'étais encore dans le doute, mais j'aimais un garçon. Comme beaucoup de ma génération, c'était simplement virtuel, donc pas un amour concret. Ça faisait 2 mois et demi. Je rencontrais un gay, de ma ville, le premier. C'était le soir, mes parents étaient de sortie mais je désobéis en rentrant tard. J'étais donc avec ce garçon, légèrement plus vieux que moi, chez une de ces amies. Alors, je ne sais plus trop comment, nous nous embrassâmes. Je fus heureux. J'embrassai pour la 1ère fois un homme. Le soir meme, je dû rompre avec le premier et être avec le second. J'en fus bouleversé. A tel point que je pleura à chaudes larmes, l'une des rares fois. Ma mère m'interrogeât sur les raisons. Elle eu sa réponse par devinette. Mes parents l'ont très bien accepté.
Je mourus pour la 2ème fois.

Voilà que, quelques mois et relations plus tard, je me fis "larguer" (je n'aime pas ce mot dans ce contexte) par le garçon dont je pensais qu'il était le bon. Naïf comme tout, je le vécu très mal, et tomba dans la dépression. J'étais en train de me suicider, dans ma chambre, à l'abri des regards lorsque mon père entra sans sommations. Il me surprit mais m'a juste dit de venir manger. Choqué par sa non-réaction, je m'arrêta et pleura tel les chutes du Niagara.
Je mourus une troisième fois.

Après plus d'un an, de quelques relations et de plusieurs mois consécutifs de célibat, je retombais amoureux, a ma plus grande stupeur. C'était un coup de foudre. "C'est lui, le bon !" me disais-je. Je me trompais. Il me quitta pour un autre un mois et demi plus tard. Saccagé, bouleversé, tourmenté, désappointé, je retomba dans la dépression. Elle dure depuis quelques semaines, même si moins intense qu'à son début. Je perdu le goût à tout : amis, travail, jusqu'à la vie. Je voulu donc mourir. Mais ma patronne me mît le couteau à la gorge pour rester en ce bas-monde.
4ème assassinat.