Si le commun des hommes était pareil à la nature il serait alors l'herbe qui couvre nos prairies. Une herbe basse qui se multiplie par la racine. D'autres seraient alors ces fleurs qui s'élèvent, du moins par leur couleur. Ce sont ces hommes qui agissent plus qu'ils ne suivent et qui généralement influencent les autres. Un peu comme les fleurs de trèfles, blanches et brutes. Et puis il y a certaines personnes qui sont à l'image du blé. Ils s'élèvent et se multiplient par le gré du vent. Ce sont les artistes, droits et fières, mais qui, par ce même vent, sont souvent plaqués au sol. Et leur semence serait alors l'inspiration donnant naissance à une autre gerbe de blé. Enfin il y a les arbres, plus des idées que des êtres humaines, bien que ces idées viennent forcement de quelqu'un. Des courants philosophiques, des écrivains, des artistes qui ont un impact sur l'histoire et la société, et qui bourgeonnent, et qui donnent ses fruits, pour donner d'autres arbres, d'autres idées, d'autres progrès. Ces arbres ne donnent pas de forêt, ce blé ne donnera pas de champs. Et tout pousse sauvagement, dans cette société. Et moi si j'avais le choix, Je voudrais être un chat.