Un rayon transparaît sur l'ombre monotone

Des feuilles hivernales qui fleurissent le sol.

La nature morte s'efface, les arbres bourgeonnent,

La tristesse fait place aux hirondelles en vol.



Une brise estivale précoce, ébouriffe

D'un geste négligeant ma tignasse rebelle.

Le soleil, aux nuages s'interpose, hâtif,

Éblouissant mes verres d'une clarté nouvelle.



Sens-je alors une douce chaleur m'envahir

Parmi l'herbe fraîche des jardins parisiens.

Sous un arbre, apaisé, la floraison j'admire,



M'extasiant de l'odeur exquise des parfums.

De ces verdoyants atouts, le Printemps enivre

Nos sens, et enfin l'on se sent calme et serein.

 

(nouvelle création personnelle).