Tu n'as pas idée de ce que tu provoques en moi. Des tsunamis de sentiments, des ouragans balayants mes pensées que tu occupes sans cesse. Tu brûles en moi, éternellement, d'une puissance atomique. Ça ne se décrit pas, ça se vit, se ressent. Comme si la plus grande puissance ne pouvait la terrasser, cette sensation d'impuissance. Comme si je t'appartenais, que tu pouvais faire ce que tu veux de moi, sans que j'y trouve à redire, sans que j'ai la volonté de m'éloigner, sans que je ne puisse trouver la force de résister. J'ai essayé, encore, et encore, sans arrêt, mais jamais je n'ai pu vaincre ce désir de t'avoir contre moi, te voir, te toucher, te sentir, t'aimer. De l'amour, qui semblait pourtant avoir quitter mon corps et mon esprit, et qui revient avec récurrence. Encore et toujours je tombe à tes pieds, vidé de toute volonté de résistance, malgré les promesses que je sais vaines. Les promesses, sans doutes ce qu'il nous manquait pour continuer à suivre le même chemin, à se soutenir si le moral de l'un de nous deux devenait bancal. Mais non, j'ai continué seul, sans me savoir épaulé par toi, abandonné du soutient le plus puissant qu'il existait pour moi. J'ai réussi à me construire, seul, sans toi. J'ai eu du mal, j'ai eu peur d'échouer, de flancher, mais j'ai tenu bon. Cependant je ne suis pas encore apte à dire que je n'ai plus besoin de toi. J'attends un signe de toi, un claquement de doigts et j'accoure, et je suis prêt à te donner tout ce que j'ai. Je n'ai plus rien a perdre, tu as déjà pris ma fierté, ma dignité, et chaque jour, tu me vides un peu plus de ma force. Comme une plaie ouverte, qui ne pourra jamais cicatriser, si ce n'est que temporairement, et qui s'ouvrira à nouveau. C'est comme ça, je m'y suis fait, et je m'efforce quotidiennement à contrôler cette hémorragie.

Il est ancré en moi, et ce, pour toujours.