LA VIE D'UN ADOLESCENT HOMOSEXUEL



# Quelles injustices ?


Les deux injustices tant redoutables dont je fais face à chaque seconde de ma vie sont, bien entendu, mon homosexualité, qui est un réel problème dans notre société et l'injustice sur l'apparence.

# Quel combat ?


Mon combat ? Vous voulez dire plutôt mes combats ? On a tous un combat en commun, voire plusieurs ! Mais les principaux combats sont : anti-homophobe, anti-raciste, anti-cancerS, anti-sida et pleins d'autres mais ceux-ci sont les principaux combats dont je m'efforce de battre chaque jour !


# Quelle vie ?


Un mardi 24 janvier 1995, à 19h35, un enfant est né sous le prénom de Sylvain. Il est né d'une famille nombreuse des deux côtés des parents. Né aussi d'une famille modeste, vivant avec les moyens du bord mais assez pour manger, se réchauffer, se laver, s'offrir des plaisirs, des Noël, des voyages en vacances. Cet enfant a eu le privilège de naître dans une famille au grand c½ur , une famille remplie d'espoir et de bonne entente. Sa famille est aussi très généreuse, très écologiste (enfin, écologiste comme il le faut), honnête, gentille.



C'est en 1998 qu'arriva le petit-frère. Un agréable petit-frère avec qui il s'amuse beaucoup.


Alors qu'en 2001 on se croyait être une année enfin profitable et agréable à vivre, le sors de la vie se jeta une nouvelle fois sur sa famille... Son Grand-Père, tant adoré, fut frappé par ce qu'on appelle le cancer. Le cancer avait déjà touché son Arrière-Grand-Père alors qu'il n'était pas encore né, c'était début 1980.


C'est en 2002, après plus d'un an de souffrance que son Grand-Père décéda. Deux jours avant son décès, il lui avait offert une lettre d'adieu et une larme. 9 ans plus tard, cet enfant n'aura toujours pas tourner la page de celle de son Grand-Père, celle de 4 meilleurs amis décédés dans un incendie en 2005, celui de son Arrière-Grand-Mère en 2008, celui de sa Grand-Mère paternelle par adoption en 2012, le chat de la famille décédé en 2012 d'une hépatite B et bien d'autres êtres proches.


En 2003, c'est l'arrivée du tant attendu enfant qui allait naître. Une fille pour changer et c'était la dernière de la famille. C'était bien d'avoir eu une petite-s½ur, mais encore fallait-il avoir de la place pour dormir. Le petit F4 n'était plus suffisant et il fallait donc acheter bien plus gros : une maison !
C'est en 2004 qu'il arriva dans le monde rural de Dijon. Cet enfant n'aura ni digéré, ni tourner la page du déménagement après avoir quitté ses vrais amis. Jamais.



« Nous pouvons passer l'épisode de la primaire et du collège qui sont bien moins intéressants dans ce qui va suivre... ».


En 2007, cet enfant, qui n'était plus un enfant mais un « pré-ado », a découvert quelque chose chez lui qui va l'interpeler. Il n'avait jamais vu ça avant. Cet enfant, a ressenti ce qu'on appelle « l'amour ». Rien de bien normal à cet âge vous allez me dire, et bien pas tellement. Il a découvert qu'il avait une attirance particulière vis-à-vis des garçons. Il ne s'en ai pas rendu compte du premier coup, croyant qu'il trouvait ce garçon simplement beau. Mais Wikipédia l'a bien informé sur ce qu'il est réellement. C'est 2 ans plus tard qu'il a découvert son homosexualité et il a déjà commencé à aimer un garçon profondément et à la folie.

Il n'avait pas fait son coming-out parce qu'il croyait que c'était une bêtise... Mais c'est alors que son père l'a découvert. Celui-ci se montra totalement contre (bien qu'il ne soit pas du tout homophobe), il refusa même à son propre fils, le bonheur de l'amour, certes, différent, mais totalement semblable à celui des hétérosexuels. Il lui interdit de recommencer ce genre de « connerie ». Pourquoi ne l'accepte-t-il pas me direz-vous, ça, je ne pourrais sans doute jamais le savoir. Sa Maman, quant à elle, a ressenti de la culpabilité et de l'incompréhension. Cet enfant continuera son homosexualité malgré tout.


À la rentrée scolaire de septembre 2010, il fit la rencontre de sa classe et de beaucoup de monde dans ce nouvel espace de « grands » qui n'est autre que le lycée. Il fit plein de rencontres merveilleuses, et des rencontres qu'il aurait fallu ne pas faire. C'est alors qu'il vit un garçon (et oui, même au lycée il y a des garçons). Ce garçon, il le vit très différent des autres, très attachant, très beau et surtout très gentil. Celui-ci se prénomme Dylan. Il en tomba follement amoureux pendant toute son année scolaire. C'est alors au mois de janvier qu'il sentit la main tendre d'un autre garçon, tout aussi beau et gentil, sur son dos. Il en tomba amoureux également mais il ne peut s'empêcher de penser à Dylan tout en pensant à ce garçon qui s'appelle Robin. Ce n'est qu'à la fin de l'année qu'il n'est plus amoureux de Robin tout simplement parce que ce garçon est hétérosexuel et qu'en plus de cela, il ne sera plus dans le même lycée.


C'est alors au mois de juillet 2011, qu'il voit qu'il est de plus en plus amoureux de Dylan, au point même où il n'en dormait plus la nuit. C'est alors qu'il prit son courage à deux mains, et se jeta à l'eau pour lui dévoiler ses sentiments. C'était une très bonne chance, car ce garçon est bisexuel ! Mais, comme toute réponse fatale, ce n'est pas un non, c'est une sorte de « peut-être... ». Sylvain l'a pris avec douleur et culpabilité mais se rendit compte que ce n'était pas le bon moment. Ce qu'il fait actuellement, c'est attendre. Attendre la réponse tant attendue de ce garçon, dont il rêve de lui jours et nuits. Il continue de dormir au plus mal, de manger de moins en moins, de moins s'occuper de lui, de se laisser aller. Jusqu'à ce jour tant redouté de la réponse définitive qui n'était autre qu'un « non ». Depuis Dylan, Sylvain a redoublé sa seconde, s'est refait de nouveaux amis avec qui il s'entend presque à merveille. Il a aimé un garçon dans sa classe du nom d'Alexis. Il a découvert qu'il avait eu un coup de foudre au moment où il l'a vu pour la première fois dans sa classe. Il l'a un peu plus aimé à chaque fois qu'il le voyait, le côtoyait ce qui croît son amour et son irrésistible envie de l'embrasser. Jusqu'au jour au il ressentait le besoin intempestif de lui avouer ses sentiments.


C'est alors qu'il a écrit une très longue lettre émouvante et pleine de vérité. En retour, il a obtenu une semaine d'ignorance, d'absence totale et même d'inexistence. Il en a souffert, il n'a jamais autant pleuré de sa vie pour un amour et pour un ami qu'il avait également perdu. Ce n'est que le dernier jour de cette semaine atroce, après une tentative de suicide causée par une crise de folie qu'Alexis lui reparle en cours, rigole avec lui et fais des sottises assez puériles mais très marrantes. Aujourd'hui, Sylvain n'arrive plus à ressentir de l'amour envers un garçon, mais peut-être qu'un jour par un pure hasard il rencontrera son « âme-soeur ». Il est perdu dans tous les sentiments amoureux de son corps, il ne comprend plus rien dans sa tête. C'est très dur pour lui.

Bien que pour lui tout espoir de trouver quelqu'un fut réduit au néant, il a sû chercher du réconfort auprès de ses meilleurs amis et également aurpès de la Conseillère Principale d'Education de son lycée... C'est alors qu'il fit la rencontre virtuelle malheureusement, d'un garçon. Il était vraiment différent, il n'aimait pas ce genre de mec habituellement mais cette fois-ci, il ne ressentit pas ce gène, cet espèce de recul... Il n'y avait rien de physique, tout était dans la tête, il l'aimait... Il l'aimait mille fois plus que lorsqu'il aimait Dylan ou Alexis... Mais, fatidiquement, il apprit que ce garçon qu'on appellera A. aimait un autre garçon... C'est alors qu'il eut le plus gros chagrin d'amour. Il a pleuré non-stop pour A., pour cet amour sans doutes impossible... Mais ce qu'il cherchait à faire, c'est de se rapprocher au maximum de lui, de l'impressionner, de le faire rire... Mais il pensait toujours que c'était impossible. Sylvain était quelqu'un de pessimiste et de négatif. Toutefois, il essayait maintes et maintes fois de se rapprocher de A., en vain.


C'est ça être adolescent en étant homosexuel !


Ce n'est bien sûr, que la vie, ma vie, celle d'un jeune adolescent homosexuel attristé par ce pittoresque monde sans merci...