En Inde, on appelle ces êtres du troisième sexe les "Hijras". Ces derniers font parti d'une caste à part entière.Les fées sont surnommées les "Hijras" en Inde. Ces eunuques, ne sont ni considérés comme des hommes, ni comme des femmes, "ils" ou "elles" forment une caste à part entière.

Les Hijras sont considérés avec respect et méfiance car leur castration (faite dès leur plus jeune âge) est un véritable symbole. Leur émasculation est synonyme de fertilité. Ces êtres ⁠ assistent aux mariages⁠ contre une rémunération afin que les jeunes mariés soient fertiles. Les Hirjas peuvent très bien aussi jeter le mauvais oeil, c'est donc pour cela que la population s'en méfie. Les Hirjas, sont situés en bas de la société en Inde. Ces derniers exercent les métiers de la danse, de la musique et des arts du spectacle.

Il existe de nombreuses communautés Hijras gérées par des "Guru". Pour en intégrer une, le travestissement en femme est de rigueur et si le futur "Hijras" souhaite posséder plus de pouvoir, il devra réaliser une émasculation. Aucun soin ne lui sera prodigué. Cette intervention douloureuse, symbolisant la rennaissance, est de moins en moins réalisée, car 70 % des Hijras prennent des hormones féminines pour avoir un corps féminin.

Les Hirjas, se réunissent chaque année à Koovagam, un village situé au sud de l'Inde sur la côte Est. C'est là qu'un festival annuel s'y tient. Durant cet évènement, des concours de beauté, de chant, de danse, et de théâtre y sont organisés. Désormais, ce sont des associations de lutte contre le SIDA et une ONG (Voluntary Health Service) qui l'organisent.

Cette caste, perpétue un épisode du long poème épique le "Mahâbhârata", un livre sacré de l'hindouisme qui évoque leur rôle :
"Celui qui, abandonnant tout les désirs, vit libre de toute entrave personnelle et de tout égoïsme, celui là, obtient la paix" Mahâbhârata,VI,Bhagavad-Gita,II,71
Il existe plus de 5 millions de Hirjas. Or, cette tradition disparait peu à peu, car de plus en plus d'Hijras se prostituent pour gagner leur vie, et le sida décime cette communauté.