Nous sommes chanceux...mais pour combien de temps ?

Voilà, bien une chose qui ne fait pas consensus: nous avons de la chance d'être homosexuel. J'entends d'ici les chantres de l'homosexuel version semi-placard qui me diront : « Il n'y a pas de quoi être fière d'être homosexuel ». La "Gay Pride", dérivée de Gay Proud, n'a donc pas de raison d'être sous le titre de « marche des fiertés ». Et à ces gens , je dis oui, il n'y a pas de fierté à être homosexuel, mais il y a du positif, c'est certain.

Laissons ici le sentimentalisme purulent des poètes du dimanche, où la sexualité débridée des folles tordues. Il est ici question de culture et d'éducation.

Alors que l'Enquête PISA montre que l'éducation française est à la culture ce que Göring est à la liberté d'expression, Natacha Polony, ex-journaliste au Figaro, évoque avec brio, l'échec de l'éducation nationale depuis les années 80.
Les jeunes aujourd'hui ignorent que Saint-Exupéry à écrit autre chose que « Le Petit Prince », que Rimbaud écrivit « Le Coeur Supplicié », ou que Pier Paolo Pasolini, grand cinéaste, exista. La littérature, base sur laquelle s'appuie notre modèle démocratique, n'est plus qu'un amas de texte réduit à l'état de cadavre dont l'élève fait l'autopsie durant la 1ère. Et il en est de même dans les autres matières, les réformes scolaires ne changeant rien au fond du problème: la méthode.

J'en viens donc au corps de mon analyse. L'éducation nationale est donc poreuse et inégalitaire. Cependant l'homosexualité est relativement peu visible dans les médias: quelques folasses pathétiques... Où trouver les modèles qui forgeront l'homosexuel fort de demain, que tout le monde rêve d'être ? On se tourne donc vers Internet et là on apprends que De Vinci, Michel-Angel, Rimbaud, Verlaine, Socrate, Platon et même Alexandre le Grand aimaient les hommes, ce que les professeurs ont oubliés de dire...

Par cette recherche de modèle noble, cette recherche de nos semblables, nous nous offrons notre culture. Loin des Madonna et des Mylene Farmer, nous pouvons alors palier à l'éducation nationale, nous nous offrons une éducation que les hétérosexuels des classes moyennes et populaires n'ont pas.

Cependant en continuant ce raisonnement on comprend vite que le milieu communautaire homosexuel en représente la limite, quelqu'un qui se noie dans le communautarisme n'a plus besoin de modèle est n'a donc plus de recherche à faire où que ce soit.

Sophie Coignard parle d'une école à deux vitesses entre les riches qui se réservent les grandes écoles privées et qui ont un environnement naturellement imbibé de culture classique, et les pauvres qui vont dans le public soumis aux programmes qui détruisent le savoir et les transforme en de simples consommateur-salariés, dénués du statut de citoyen.

Dans le cadre qu'elle défini (appuyer par des chiffres et des témoignages), je suis contre le mariage homosexuel, pas pour des raisons théologiques ou morales, mais pour des raisons économiques et culturelles. En effet le droit influera positivement et banalisera l'homosexualité. Le risque c'est de voir disparaître ce désir de connaître leur paires, de la part des jeunes homosexuels. Si le mariage homosexuel passe, notre communauté s'acheminera vers une décadence culturelle et économique.

Ma conclusion ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais c'est un fait : la banalisation de l'homosexualité implique un déclassement économique de la communauté.