Avez-vous déjà été témoin d'une mauvaise foi aussi scandaleuse que celle des opposant au mariage pour tous ? Moi non. Chaque jour, ce sont les mêmes excuses qui sont scandées par ces manifestants :
- "Un enfant à besoins d'un papa et d'une maman !"
- "La nature n'admet pas la procréation entre deux hommes ou deux femmes."
- "Nous prenons des risques quand au devenir des enfants élevés dans une famille homoparentale."

Prenons quelques minutes et penchons-nous sur chacune de ces idées qui, après tout, peuvent paraître tout à fait recevables.

"Un enfant à besoins d'un papa et d'une maman !"

Tout de suite, la question qui se pose à moi est la suivante : Mais alors que dire des familles homoparentales qui ne comportent qu'un papa ou qu'une maman ? Depuis les années 1960, les familles homoparentales ont explosées en raison de la guerre qui a fait nombre de victimes. Par la suite, la femme ayant gagné des droits (notamment celui de s'émanciper du joug masculin) a eu accès au divorce, à la contraception, et à l'insémination. Bref, elle a obtenu le contrôle de son corps.
Aujourd'hui, Beaucoup de femmes veulent l'enfant sans s'encombrer de l'homme (on peut comprendre pourquoi) et vis versa (on peut le comprendre aussi). Quoi de plus difficile que d'élever un enfant seul ? Donc, argument irrecevable dans la mesure ou un autre type de famille existe depuis des années sans le papa ou sans la maman.

"La nature n'admet pas la procréation entre deux hommes ou deux femmes."

La nature a doté l'humain de la curiosité scientifique et à permis à ce dernier d'accéder au savoir nécessaire qui lui permet de prolonger sa vie grâce aux soins, de l'améliorer et, de la créer (insémination artificielle, in-vitro...). La nature nous a laisser accéder à ceci, il n'y a donc pas de problèmes.
Si la nature n'admet pas la PMA, comment pourrait-elle admettre le rallongement de la durée de vie qui fait que nous sommes passés à 7 milliards d'individus qui vont causer la destruction de la nature et pour qui la nourriture va cruellement manquer (sauf quand les japonais nous sortirons de la bouffe en poudre à l'origine douteuse). Nous sommes trop nombreux, mais puisque tout le monde se moque de ce détail alors pourquoi ne pas laisser aux homosexuel le droit d'exprimer leur instinct de reproduction ?

"Nous prenons des risques quand au devenir des enfants élevés dans une famille homoparentale."

A ce jour, nous ne notons aucun désagrément nuisibles pour les enfants ayant étés élevés dans une famille homoparentale. Allez donc demander à un orphelin trainé de foyers en foyers ce qu'il préfèrerait entre rester dans cette situation ou être adopté par une famille homosexuelle et ne manquer de rien ! Quand aux enfants nés sous insémination, ils garderons à jamais ce lien qu'ils ont crée avec leur parents depuis le berceau, ces deux êtres qui constituent ses repères et auprès desquels il a grandit. Comment expliquerez-vous à ces enfants après la mort de l'un de ses deux parents, qu'il doit être admis en famille d'accueil parce que la loi ne permet pas à l'autre personne qu'il a toujours connu et qui l'a élevé de s'en occuper ? Qui tiendra ce rôle ? Surement pas les opposants au mariage pour tous noooon ! En attendant, c'est plus de 200 000 enfants qui vivent en France sans bénéficier d'un statut légal. L'heure n'est plus au débat qui consiste à savoir si c'est bien ou mal, mais bien à donner à ces enfants le statut qu'ils méritent en tant qu'êtres humains dignes. Si c'est pour eux que l'on prétend se battre alors commençons par le début !

Je passe les excuses religieuses, je n'ai jamais vu Dieu, et comme le dis le dicton populaire, vaut mieux un, tiens, que deux tu l'auras ! Autrement dit, je suis vivante, et je ne vais pas me priver d'être heureuse pour un grand manitou hypothétique avec lequel, si tout de fois il existe, je règlerais mes comptes et ça se passera entre LUI et MOI, les curés et autres pédophiles (oui, le danger de l'abstinence se trouve bel et bien dans la frustration sexuelle qu'elle engendre, comment expliquerez-vous ça à Dieu ?) ne serons pas de la discussion.

Pour conclure, je tiens à préciser que je ne souhaite ni enfants, ni mariage pour des raisons personnelles, ce discourt tenu n'a donc rien à voir avec ma propre situation. Je souhaite juste que le premier principe de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789 soit appliqué, et pour tout le monde :

Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.