Après leur intervention médiatisée lors de la manifestation contre le mariage pour tous organisée par l'association Civitas le 18 novembre dernier, les militantes féministes des Femen repartent pour un tour et viennent fêter le départ du Pape dans l'enceinte de Notre-Dame de Paris.Je ferai de mon mieux pour rester neutre et ne pas prendre de position dans cet article, mais croyez-bien qu'il m'en coûte. Un groupe de neuf féministes de l'association les Femen ont procédé à un petit pot de départ du Pape Benoît XVI ce mardi 12 février dans la nef de la cathédrale Notre-Dame de Paris selon leur coutûme: seins nus, slogans provocateurs sur la poitrine du type "No homophobe" "Crise de foi" "Bye Bye Benoît!" et grandes gueules. Notons que ces slogans se sont un peu assagis par rapport à ceux de leur précédente manifestation face à Civitas.  Pour leur teuf surprise, celles-ci n'avaient pas apporté de fraises Tagada, de cocktail Jacqueline ou encore un bon vieux vynil de Patrick Sebastien, mais ont préféré sonner les cloches exposées dans Notre-Dame avec des morceaux de bois en criant les slogans. Le peuple alentours ne comprenant tout d'abord pas pourquoi il n'avait pas reçu d'invitation à la fête ne préféra finalement pas s'y joindre mais ne fit pas trop d'opposition. Ce sont finalement les services de sécurité qui ont sorti ces demoiselles, non sans peine. Les membres des Femen se sont alors mis à genoux en signe de prière et ont mimé le signe de la croix. Une fois dehors et la presse dans le coup, les Femen ont alors expliqué leurs actes : "Alors aujourd'hui nous sommes venues en fait célébrer un double évenement: le départ du pape dans un premier temps, et ensuite le jour, on l'éspère, de la loi pour le mariage pour tous." "On est là pour provoquer une réaction et si ils sont simplement choqués au lieu de comprendre quel est vraiment le message qu'on veut faire passer. Et là en l'occurence pour nous la religion est un problème, la figure du pape est un problème, les institutions religieuses sont un problème et on aimerait voir ces institutions là et cette mentalité changés." (Oui, la première phrase ne veut pas dire grand chose, mais la militante est un peu essoufflée)"Là on parle beaucoup du nouveau pape, j'aurais bien aimé qu'il s'agisse d'une nouvelle pape. Elle est là ma crise de foi." Voilà voilà.J'aime autant vous dire que cela n'a pas été très bien accueilli par un certain nombre de gens. Si leur dernière contre-manifestation avec le témoignage de Caroline Fourest n'avait pas fait autant remuer les peoples et les politiques, autant vous dire que cette fois elles ont sonné le glas de ce silence (sans mauvais jeu de mot).En effet, Monseigneur Jacquin, le recteur de Notre-Dame a déjà porté plainte. On pouvait s'y attendre.En revanche, d'autres donnent également leur avis :  Bertrand Delanoë, l'élu PS a déclaré "C’est avec tristesse que j’apprends la provocation inopportune et déplacée à laquelle plusieurs militantes du groupe Femen se sont livrées à l’intérieur de Notre-Dame. Je réprouve un acte qui caricature le beau combat pour l’égalité femmes-hommes et choque inutilement de nombreux croyants".
Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, nous a annoncé sa "consternation face aux agissements des neuf membres du groupe Femen, condamnant "une provocation inutile" et a témoigné "de son soutien aux catholiques de France qui ont pu être offensés par ce geste grossier." "Si la laïcité permet à chacun de croire ou de ne pas croire en toute liberté, la République entend, dans le même temps, garantir à tous les croyants de pouvoir pratiquer leur religion dans la dignité et le respect mutuel".Voilà qui promet des suites. Quant à vous, Zaguiens et Zaguiennes, que pensez-vous de cela ?Les Femen sont-elles les nouvelles Louise Michel et Beauvoir ? Se mellent-elles d'un domaine qui ne les regardent pas ?Vous aussi votre samedi soir sera sous le signe du départ de Ben' XVI ? Souhaitez-vous voir Mireille Matthieu ou Lady Gaga à la tête de l'Eglise ?