« mille victoires sur milles ennemis ne valent pas une seule victoire sur soi-même » (proverbe bouddhiste)Je ne creuse pas le sens ou la direction de ma sexualité, je n’harcèle pas mon zizimètre pour qu’il trouve le nord, je n’ai pas encore réfléchi à comment reprogrammer mon GPS vers plus de liberté et de flexibilité sexuelle et sentimentale… Je me dis juste qu’effectivement, un jour, je peux tomber amoureux d’une fille, que je peux tomber amoureux d’un transgenre, qu’une personne peut me fasciner et changer ma vie, qu’il aie des testicules ou des trompes de Fallope...
Je me dis plus globalement que je ne me mets pas sur des rails. Je choisis les sentiers de l’humanisme, de la poésie, de l’art, de l’amour de l’Homme et de son Histoire, de la philosophie, du bien-être et de la jouissance du corps sous toutes ses formes 
En ce moment je pousse ma réflexion non pas sur la sexualité mais sur l’amour et l’amitié, la relation en général. Je pense être foncièrement égoïste, je ne le nie jamais, je sais d’où ça vient, j’ai passé dix ans à me battre contre un mal être crée par différentes choses (histoire familiale, dyspraxie, deuils, traumatismes dus à l’homophobie). Je sais aussi que quelque part tout le monde est égoïste, tout le monde se construit dans l’obsession de soi (afin de parvenir un jour à s’aimer) et tire de son environnement ce qui va dans son intérêt. Et ce qui va dans notre intérêt, c’est d’écouter l’autre, écouter le monde, écouter les différents modes de vie, les différentes cultures, toutes les différences humaines qui nous entourent. Ce qui va dans notre intérêt, c’est de faire du bien aux gens, car par rétroaction, c’est avant tout à nous-même qu’on fait du bien. Faire du mal à l’autre est donc une forme de masochisme.
Par rapport à l’amour et à l’amitié, je pense qu’il s’agit simplement de ne pas tomber amoureux de l’amour et de ne pas être copain avec l’amitié.
L'erreur est de s’enthousiasmer d’une idée symbolique, et de ne pas apprécier la qualité de l’autre. C’est s’enivrer de confort des habitudes, de codes sociaux, de superficialité.