Quand Silent Hill devient Uwe Boll Town.

Si une ville devait faire peur ce serait bien celle-ci : Silent Hill. Le brouillard blanchâtre et la pluie de cendre qui y tombent continuellement sont devenus légendaires dans le coeur des gamers. Pour les autres, Christopher Gans vous à offert un film correct sans prétention et avec une tentative tout à fait honorable sachant le manichéisme sectaire des USA et le besoin toujours grandissant de faire des films d'horreur où le gentil est blanc, américain, sans peur et sans reproche.
Le premier Silent Hill, sortie en 2006, soit six ans avant sa suite à tenter d'offrir aux spectateurs une vision la plus dérangeante et la plus esthétique possible. Mais voilà, les héros américains ne sont pas des meurtriers ayant tuer leur femme (Silent Hill 2) ou des échappés de prison (Silent Hill Downpour). L'histoire était simple une mère dont la fille fait des cauchemars décide de ce rendre dans la ville qui hante les songes de son enfant. La mère était courageuse et aimante, la fille innocente et délicate. Les méchants étaient très méchants, et les gentils, très gentils. Mais l'esthétisme était là, l'enfer de Silent hill, de chair et de rouille sublimait la démence du lieu. Concluant par une fin laissant le spectateur songeur, une suite était donc à prévoir.
Mais voilà Christopher Gans connaissait Silent Hill, ces allées étroites et ses nurses sans visages n'avaient aucun secret pour lui. Là où Gans à voulu faire de son mieux le Silent Hill : Révélation de Michael J. Basset s'écrase lamentablement.
Rien que le titre est un non-sens, tout joueur de Silent Hill, sait que rien n'est jamais révéler mais tout est à découvrir. Hors ici, c'est le festival de la révélation facile, des explications de types séries Z du genre "Je suis le clone de ta jumelle" rendent le film lourd, pour ne pas dire insupportable. Le personnage principale qui est censé être torturer psychologiquement semble valser entre l'indifférence et la niaiserie bienveillante. Les effets spéciaux sont beaux, et l'image est propre. On pourrait croire que c'est une qualité mais pas ici. Les parties horrifiques du film ce veulent visqueuses, sales, répugnantes, ici on dirait que quelqu'un à nettoyer le sol avant d'y faire apparaître de la peau en décomposition. Le scénario est tellement tordue que les quelques scènes valables comme celle du carrousel en deviennent ridicules alors qu'elles auraient pu devenir magnifiques. Si Basset à jouer à Silent Hill 3, il n'a fait que résumer l'histoire sans en chercher le sens, les aboutissements ou la logique.
Silent Hill : Révélation finira probablement dans ma liste des plus mauvais films d'horreur juste au dessus des films de Decoteau et juste en dessous de Hellraiser 4.