Le Comité IDAHO vient de déposer une plainte contre Twitter au motif des propos homophobes qui ont perduré tout le week-end. Twitter avait alors permis à ces hashtags (mots-clé) d'être visibles pendant 24h, sans aucune modération de la part du réseau social.

Ce n'est pas la première fois...


Non, ce n'est pas la première fois que Twitter est confronté au problème de l'homophobie, de l'antisémistisme ou du racisme. Déjà, il y a quelques mois, le réseau social avait été forcé par la justice à fournir les noms des responsables de propos antisémites. Twitter avait également dû passer un accord avec SOS Homophobie suite au hashtag "#SiMonFilsEstGay".

Visiblement, il n'a tiré aucune leçon du passé...


24h de haine


C'est pendant plus d'une journée que les hashtags "#lesgaysdoiventdisparaîtrecar" et "#brulonslesgaysurdu" ont pu être vus dans le top des tendances Twitter. Ces hashtags n'ont pas été désactivés avant lundi 12 août. Pourtant, de nombreux utilisateurs ont été choqué de la viralité de ces mots-clé et n'ont pas hésité à le signaler à Twitter... sans aucun résultat.


Les deux ministres Najat Vallaud-Belkacem et Fleur Pellerin ont fait part de leur consternation sur leurs comptes respectifs, rappelant que ces propos étaient passibles de poursuite judiciaire. Il n'en a pas fallu plus au Comité IDAHO pour déposer plainte contre Twitter, ce mardi 13 août.


"Les hashtags insultants doivent tous disparaître"


C'est l'une des demandes que fait Alexandre Marcel, président du Comité IDAHO, au réseau social qui continue en disant que “Twitter n'a pas respecté les engagements pris avec SOS Homophobie”.


Sur son compte facebook, Edouard-Emmanuel Lambert, vice-président du Comité IDAHO, insiste sur le fait que Twitter s'associe aux homophobes en refusant de révéler à la Justice les noms des initiateurs de ces hashtags. Celui-ci se dit "agréablement surpris de l’intense médiatisation de la plainte déposée" même s'il déplore que "si le message est relayé, encore faut-il qu'il soit entendu. Et c'est au tribunal que [Le Comité IDAHO aura] l'attention de ce géant de la communication pourtant sourd à [leurs] revendications."


Une affaire qui reste donc à suivre et qui pourrait vraiment changer quelques choses en matière de traitement des appels à la haine sur internet et sur les réseaux sociaux en particulier.