Au cours du 20ème siècle, de grands changements technologiques sont venus bouleverser notre quotidien. Les progrès en la matière ont permis de rendre accessible tout un ensemble de produits de la vie quotidienne et cela, au plus grand nombre de gens, le plus souvent, à faible coût, comparé au coût initial du produit.

Les appareils ménagers sont entrés petit à petit dans tous les foyers, apportant un confort et un gain de temps non négligeable laissant plus de temps aux loisirs, parmi lesquels, celui de la photographie a pu se développer.

La démocratisation de la photographie.


L’un des premiers clichés si ce n’est le tout premier, a été pris entre 1826 et 1827 par le français Joseph Nicéphore Nièpce, qui est depuis, considéré comme le père de la photographie.


À ce moment, nous étions encore loin de ce qu’elle est aujourd’hui, puisque ce cliché avait demandé pas moins de 8 heures de pose pour être pris, et n’était pas vraiment d’une très grande qualité. Heureusement, les années qui suivirent ont permis de corriger cela grâce à de nouvelles découvertes. 


À l’origine, et cela durant de très nombreuses années, les photographies ne pouvaient être prises qu’en noir et blanc puisque la pellicule couleur ne fut inventée qu’en 1903 par les frères Lumière. Depuis, de nombreux types de pellicules ont été inventés et chacune d’entre elles a ses propres caractéristiques.


Avec plus de deux siècles d'existence et une constante évolution, la pratique de la photographie restait malgré tout cela réservée aux plus fortunés et expérimentés, du fait d’importantes ressources budgétaires et connaissances exigées en la matière.


Ce n’est que dans les années 70/80 que vraiment les appareils photographiques sont devenus abordables et ont commencé à se démocratiser grâce, entre autre, aux prêt-à-photographier, plus communément appelés appareils photo jetables


Ces appareils avaient la particularité d’être déjà pré-chargés d’un film d’une vingtaine de poses, et dotés d’un flash, pour la plupart. Il n’y avait donc plus qu’à prendre les clichés et les faire développer chez le photographe qui gardait l’appareil, devenu obsolète une fois la pellicule remplie.


En 1975, Steven Sasson, ingénieur chez Kodak, met au point le premier appareil photo électronique. Nous sommes encore bien loin de l’appareil photo numérique que nous connaissons tous. 


Ce n’est qu’à partir de 1994/1996 qu’apparaissent les appareils photo numériques que nous connaissons à l’heure actuelle, équipé d’un écran LCD à l’arrière, permettant d’y effectuer des réglages et de visualiser les clichés qui sont pris avec l’appareil et cela, instantanément.




Le changement dans la façon de prendre des photos et de les partager.


Grâce au fait qu’il soit possible maintenant de voir instantanément ce qui est pris avec l’appareil photo, et le fait qu’une mémoire bien plus conséquente ait été développée, permettant de prendre bien plus que la trentaine de poses que permettraient les appareils photos argentiques, petit à petit, la façon de prendre des photos a changé. Les gens se laissent aller à prendre une dizaine de fois la même chose en photo, là où avec un argentique, une seule photographie aurait été prise puisque aucun moyen ne permettait de voir le rendu final.


Les numériques ont aussi apporté une fonction que beaucoup recherchaient, étant incapables de régler leur appareil du fait qu’ils ne savaient pas s’en servir, la fonction de mise au point automatique ou «autofocus» permettant ainsi de prendre un cliché avec les réglages que l’appareil aura choisi.


Avec le numérique, les fondamentaux de la photographie restent identiques. Photographier signifie toujours cadrer, éclairer c’est-à-dire adopter un point de vue, choisir une focale et un format... La différence la plus notable entre l’argentique et le numérique se situe dans le traitement ultérieur de l’image.


Par ailleurs, depuis quelques années maintenant, nous avons pu constater un regain d’intérêt pour la photographie et cela, quel que soit le milieu social. Ce dernier est en grande partie dû à l’arrivée des téléphones portable de nouvelle génération, plus communément appelés «smartphones» qui embarquent un appareil photo/vidéo pour la majeur partie d’entre eux et un nombre plus qu’important d’applications toutes plus diverses et variées sur le thème de la photographie. Des réseaux sociaux lui sont même entièrement consacrés, comme par exemple Instagram, 360 Panorama, Cinémagram, Jittergram, etc.. 


Facebook, le principal réseau social au monde, qui comptait 901 millions d’utilisateurs en mars 2012, compte aussi 83 millions d’utilisateurs qui y accèdent depuis leur mobile. Il faut aussi savoir que plus de 300 millions de photos sont postées sur le réseaux et certaines d’entre elles, directement depuis Instagram qui, appartement depuis quelques temps déjà à Facebook.


Le fait est que grâce à cela les gens qui souhaitent immortaliser un moment de leur vie, sans avoir besoin d’avoir toujours un appareil photo sur eux, se tournent de plus en plus vers leurs smartphones et partagent leurs clichés directement depuis ce dernier sur les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter, pour ne citer qu’eux. 


De plus, grâce à l’arrivée des gammes de Reflex tout public sur le marché et la création de sites de stockage d’images et partage tels que deviantART, Flickr, Facebook, afin que les utilisateurs partagent avec le plus grand nombre de gens dans le monde leurs clichés, un engouement est né chez certains, voulant faire de cette passion quelque chose de plus professionnel, ou du moins en théorie.




De la photographie loisir à la photographie artistique.


Début des années 90 jusqu’à aujourd’hui, des logiciels de retouche d’images font leur apparition, petit à petit, tel que Aperture, GIMP, Paint Shop Pro, Picasa, Photofiltre, plus ou moins complets, certains gratuits, d’autres payants. Aucun, jusqu’ici n’a su surpasser le logiciel phare de Adobe, qui est surement le plus utilisé à ce jour : Photoshop


Malgré son prix (1394€), aucun logiciel n’a su atteindre son niveau. De ce fait, il est aussi l’un des logiciels les plus piratés du net, car tout le monde ne peut pas se permettre de débourser une telle somme pour un logiciel. 


Il est donc difficile de chiffrer le nombre d’utilisateurs professionnels comme particuliers dans le monde mais, on sait qu’il se chiffre en millions.


De part sa prise en main rapide pour ce qui est des fonctions simples, il est facilement utilisable par la plupart des gens. Une version lite existe même, appelé Adobe Photoshop Elements, qui reprends les fonctionnalités les plus simples et utiles.


De ce fait, beaucoup de gens développent leur passion jusqu’à recréer leurs photos en y ajoutant et modifiant des éléments via ces logiciels, passant ainsi d’une photographie simple à quelque chose de plus poussé et artistique.


 


 Bien que l’arrivée du numérique ait grandement bouleversé le monde de la photographie, et détrôné petit à petit l’argentique dans tous les domaines, que ce soit professionnel ou privé, l’argentique n’a pas pour autant été complètement abandonné. De nombreux photographes et passionnés continuent d’exploiter ces appareils qui, malgré tous leurs défauts, ont gardé leur charme et authenticité, chose que le numérique n’a pas puisque les clichés prit avec ne resteront pour la plupart que des données dans un ordinateur, et ne finiront jamais sur du papier ou négatifs, comme c’est plus souvent, voire obligatoirement, le cas avec une pellicule argentique.


 


Un bon nombre d’applications smartphone, comme sur ordinateur, cherche à reproduire ces effets qu’ont les photos en vieillissant, ou ceux qu’on obtenait avec des Polaroid, FishEye ou plus généralement, la lomographie sans vraiment y arriver.


De ce fait, ces dernières années encore une fois, un grand nombre de ces appareils qui ont connu leur heure de gloire redeviennent à la mode, tel que les Leica, Actionsampler, Diana F+ et autres Sardine. Des magasins et sites leur sont même entièrement consacrés (lomography.com)


 


De ce fait, on peut dire que malgré les avancées qu’on permis le numérique (coût, facilité d’utilisation, mémoire plus importante, réglages plus simples, autofocus, ...), l’argentique, de par son côté rétro et plus technique, a encore de beaux jours devant lui.