Dans quelques jours, le parlement nigérien va voter une des pires loi homophobes jamais adoptées. En Ouganda, la loi de peine de mort aux homosexuels est à nouveau à l'agenda...

La loi votée au Niger condamnera à 10 ans de prison deux personnes qui osent se tenir la main en public. Vivre avec une personne du même sexe sera passible de la même sanction, tout comme organiser un rassemblement de personnes homos ou seulement soutenir l’idée d’une marche des fiertés.

Lorsque le texte a été présenté pour la première fois, les responsables politiques du Nigéria ont déclaré qu’il n’y avait pas de personnes homosexuelles dans leur pays. Pourtant les nigérians LGBT n’accepteront pas silencieusement ces discriminations. En ce moment même, ils organisent une mobilisation sans précédent de défenseurs africains, hétéros comme homos, des droits homos, bis et trans.

Du coté de l'Ouganda, une loi condamnant à mort tout homosexuel(le) est sur le point d'être votée ! Précédemment, le président Museveni avait promis de s'opposer à cette loi mais les responsables politiciens ougandais continuent de mettre la pression en faveur de son adoption. Le porte-parole du Parlement a même été jusqu'à déclarer que "cette loi sera le cadeau de Noël offert au pays" pour satisfaire la demande de religieux catholiques. D'autres parlementaires appellent les autres pays africains à voter une loi similaire, condamnant chaque gay ou lesbienne à la peine de prison à perpétuité.

La défense des enfants est invoquée par les défenseurs de ce projet de loi. Les homosexuels sont accusés de recruter des enfants ougandais et de leur transmettre le VIH. La présidente du parlement ougandais Rebecca Kadaga a déclaré ne pas craindre les pressions internationales, qui menacent de supprimer leurs aides au gouvernement.


En réalité, cette loi semble servir de leurre pour détourner l'attention des citoyens ougandais et des personnes du reste du monde sur les réels problèmes du pays. Le texte est effectivement populaire en Ouganda. Des écoliers et des parents ont profité d'un meeting situé dans la capitale Kampala pour défiler devant Rebecca Kadaga en assimilant l'homosexualité à une abomination.

Si ces lois sont votées, une énorme vague homophobe pourrait naître sur le continent africain et nos semblables n'auront d'autre choix que de se cacher.

Évidemment, de nombreuses pétitions circulent sur le net : allout.org ou avaaz.org sont parmi les acteurs recensant le plus de signatures.