Le musée d'Orsay, à travers une exposition élégante, lie l'impressionnisme et la mode de la fin du XIX ème s.

Pour ceux qui s'intéressent au monde de la culture, vous avez certainement dû entendre parler de l'exposition au musée d'Orsay intitulée "L'impressionnisme et la mode", qui a débuté le 25 septembre dernier. C'est l'événement culturel parisien de cette rentrée, l'exposition à voir selon divers médias (journaux, télévision etc). La recette de cet engouement est simple  : le fait d'exposer des peintres à la renommée mondiale et ayant contribué à l'affluence du musée (comme Renoir et Degas ou Berthe Morisot et Manet), draine les foules.

Mais ce n'est pas tout. En liant l'impressionnisme à la mode, cette exposition permet de rendre compte de l'importance de l'habit en tant que signe de la transformation de la société dans les années 1860-1880. Une pièce est par exemple consacrée au dandy, symbole de l'homme moderne ou aux accesoires indispensables aux gens de la bonne société tels que les chapeaux ou les gants. Les robes exposées sont très bien conservées et ingénieusement mises en valeur, elles sont exhibées en tant qu'oeuvre d'art à part entière et les visiteurs peuvent en admirer les moindres détails comme les noeuds ou les couleurs.

L'élément qui est sûrement le plus réussi est la scénographie particulièrement léchée et impressionnante. Signée Robert Carsen, figure majeure de la mise en scène d'opéras, la disposition spatiale de l'exposition est éclairante et sophistiquée : ambiance boudoir, miroirs et puis une magnifique salle clotûrant l'événement avec de l'herbe au sol et des gazouillis d'oiseaux symbolisant les loisirs et la détente de cette société privilégiée. On pense évidemment au Déjeuner sur l'herbe de Manet. Tous ces dispositifs mettent dans l'ambiance les visiteurs et permet d'apprécier les tableaux et les robes d'une agréable manière. On peut aussi souligner les jolies citations insérées tout au long de l'exposition sur les murs par divers auteurs dont le plus réprésentatif est Baudelaire. Son essai sur l'art, Le Peintre de la vie moderne, vient illustrer et mettre en lumière le thème de l'exposition fort à propos.

Dernière carte à abattre, le prix : l'exposition est gratuite pour les moins de 25 ans. Un argument en plus pour vous convaincre de vous précipiter voir cet événement culturel majeur de la rentrée. L'exposition se termine le 20 janvier 2013.

Vous pouvez regarder la présentation de l'expo ici