L'Afrique est LA région la plus affectée du monde par le VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine, responsable du SIDA). Sur les 33 millions de personnes infectées par le virus, 95% vivent en Afrique ...

C'est un pas en avant qui vient d'être franchi : En effet dans la ville de Kunhinga, en Angola dans la province de Bié,  plus de 2000 préservatifs ont été distribués à la population locale. Cette action a pour but de prévenir et combattre l'épidemie de VIH/SIDA, et autres MST qui sévissent déjà depuis plusieurs années, en Afrique subsaharienne principalement.

En effet, l'Afrique reste la région du monde la plus afféctée par le VIH, ce rétrovirus humain résponsable du "Syndrome de l'ImmunoDéficience Acquise" : c'est même la principale cause de mortalité dans cette région du globe (deux tiers des personnes vivent avec le virus en Afrique subsaharienne, alors que le continent n'abrite que 10% de la population mondiale, et que 76 % des décès liés au sida en 2007 sont survenus en Afrique )

Si dans le monde, la pandémie semble stabilisée (grâce à des traitement antiviraux notamment ), en Afrique, le virus continue d'infecter à une vitesse galopante. L'épidemie touche en majorité des personnes de 20 à 40 ans, notamment les jeunes, ainsi que les femmes, réduisant au passage l'éspérance de vie de 30 ans. L'impact sur l'Afrique du virus est considérable, autant au niveau social, culturel qu'économique.

Evidemment, le taux de couverture du programme de thérapie antirétrovirale (TAR) a été multiplié par huit, en administrant ces soins à près d'un million de personnes. Cependant, seulement 1/4 des personnes ayant vraiment besoin de ces traitements y ont accès.

De plus, les propos de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, en Mars 2009 sur l'usage du préservatif en Afrique, ont quelques peu "échaudé" les esprits et furent très critiqués : « Je dirais qu’on ne peut pas vaincre ce problème du SIDA uniquement avec de l’argent, qui est nécessaire. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut le résoudre en distribuant des préservatifs. Au contraire, ils augmentent le problème. » Le Pape nous dit donc en substance que le préservatif aggrave l'épidemie.

Plusieurs êvèques ont par la suite appuyé les propos du pape, car le préservatif donne, selon eux, une "fausse sécurité", mais force est que l'Osservatore Romano a reconnu une « certaine efficacité » dans le cadre de programme fondés sur la fidélité et l'abstinence.

Bien que loin d'être la seule question de santé publique, le SIDA reste la plus grande pandémie à ce jour, impliquant des défis politiques, sociaux, économiques et scientifiques colossaux.