L'été arrive à grands pas. Les rencontres estivales vont arriver pour certains d'entre nous. Mais ça n'est pas pour autant qu'il faut oublier les bonnes habitudes.

Un bref rappel :


En 2009, environ 152 000 personnes vivaient avec le VIH/SIDA en France. Parmi eux, près de 50 000 personnes ne connaissant pas leur infection par le VIH.

Sur cette même année, 6700 personnes ont appris leur séropositivité. 1450 ont développées le stade SIDA.

Comptez jusqu’à 2, une personne vient de mourir de cette maladie dans le monde.

Loin de vouloir faire peur ou effrayer, ces chiffres sont là pour rappeler une réalité bien souvent oubliée. Les nouvelles contaminations chez les moins de 25 ans sont de plus en plus inquiétantes.

« Alors que les contaminations dans le cadre de rapports hétérosexuels semblent être stables sur les trois dernières années, les tendances chez les homosexuels depuis 2003 restent inquiétantes : augmentation du nombre de découvertes de séropositivité à VIH, notamment chez les jeunes de moins de 25 ans. » [SIDA Info Service]

 

Plusieurs solutions existent même si la protection la plus fiable reste le préservatif.

En couple, il est souvent tentant de l’abandonner sur le principe de la confiance : « J’ai toujours utilisé la capote, lui aussi, c’est bon, il n’y a pas de risques ». Malheureusement, tous les ans, nous recensons des personnes contaminées lors de fellations. Et oui, même si le risque est effectivement faible, il n’est pas absent. Alors si effectivement, vous avez toujours utilisé le préservatif, y compris pour la fellation, il ne devrait pas y avoir de problème. Mais se voile-t-on la face à ce point-là ? La majorité d’entre nous sucent ils du plastique ? J’ai bien peur que non…

 

Adeptes du NoKpote ? Quoi qu’il en soit, vous refusez de les utiliser ? Alors au moins, essayez de réduire les risques :

Le VIH se transmet à partir du moment où il trouve une « porte de sortie » et une « porte d’entrée » ainsi qu’un « véhicule » suffisamment gros. Cela implique donc :

-          Pas de brossage de dents avant de pratiquer une fellation.

-          Pas de repas avec des aliments pouvant couper (croutes de pain, etc.).

-          Utilisation de beaucoup de lubrifiant pour les rapports anaux : il s’agit de diminuer le risque de fissures anales, et donc la création de « portes d’entrée ».

 

Maintenant, si vous avez pris un risque dans les 48 dernières heures :

Il existe un traitement d’urgence appelé le Traitement Post Exposition (TPE).

Le TPE est une trithérapie de 28 jours. La tolérance des patients est souvent mauvaise en raison d’un fort stress d’incertitude et à la non préparation d’une telle prise. Il s’agit donc d’un traitement très lourd avec d’importants effets secondaires possibles (vomissements, fatigue, éruptions cutanées, etc.). Cela dit, l’efficacité du TPE est non négligeable puisqu’elle évite la contamination dans 80% des cas environ.

 

Où aller pour le TPE ?

Généralement, un hôpital est chargé de cette mission. Vous pouvez appeler le 15 (SAMU) pour avoir ces renseignements. En dehors des heures d’ouverture des services concernés, les urgences disposent de kits d’urgence permettant de traiter le patient pendant deux jours.

Attention, le délai pour qu’un traitement post exposition soit le plus efficace possible est très court. Idéalement il doit être pris 4 heures après la prise de risque mais est efficace jusqu’à 48h (avec dans ce cas une efficacité plus faible).

Enfin, si cela vous est possible, il est préférable de venir avec votre partenaire. En effet, il y aura 2 tests effectués pour vérifier le statut sérologique des 2 personnes et adapter le TPE en fonction des résultats.

 

Finalement quelques conseils :

Protégez-vous ! Vous trouverez des préservatifs masculins et féminins distribués gratuitement dans les Centres de Dépistages Anonymes et Gratuits, associations (Planing familiaux, AIDES, diverses associations de santé), etc..

Faites-vous dépister régulièrement ! La connaissance de son statut sérologique reste la meilleure façon de lutter l’infection. Plus tôt le VIH est pris en charge, meilleure sera votre qualité de vie !

Le dépistage est gratuit dans les CDAG, ou peut être prescrit par votre médecin ! Aujourd’hui, dans quelques villes, des associations peuvent même vous faire bénéficier du « test rapide » . Le résultat est disponible en 30 minutes !

 

Pour approfondir :

-          http://www.sida-info-service.org/

-          http://www.prends-moi.fr/ (site très complet et très intéressant !)

-          http://www.aides.org