Le nouveau "2001 : l'Odyssée de l'espace" pour certains... un ennui profond pour d'autres, "The tree of life" qui vient de remporter la palme d'or à Cannes, apparaît déjà comme l'un des films les plus bouleversants de cette année 2011.

Après six ans d'absence ("Nouveau Monde", 2006), Terrence Malick nous livre enfin son nouveau film : "The tree of life". Annoncé pour le 25 décembre 2009, il fut sans cesse repoussé par son réalisateur, faute d'être satisfait par son petit "bébé cinématographique". C'est donc pour la 64ème cérémonie du Festival de Cannes que Malick nous permet enfin de voir son film. (L'article contient des spoilers) 

Synopsis

"Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l'oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu'il affronte l'individualisme forcené d'un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu'au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire.." Source : allociné.

 

Véritable bijou cinématographique, chaque plan est un émerveillement visuel qui redéfinit la beauté dans son essence même. Il ravira le coeur de certains et ennuiera profondément d'autres, le film ne peut cependant pas laisser de marbre. Malick réalise ici un film qui émerveille ou déroute le spectateur. Certains seraient tentés de l'apparenter à "2001 : l'Odyssée de l'espace" de Stanley Kubrick (1968), tant dans son esthétique que dans les thèmes que le film soulève. Cependant "The tree of life", est beaucoup plus accessible que le chef d'oeuvre de Kubrick. C'est dans la simplicité que Malick trouve la force de son film.

C'est l'histoire d'une famille qui nous est contée ici, une famille meurtrie autour de la mort d'un de ses membres. Mais cette histoire n'est qu'un prétexte pour le réalisateur afin de raconter une histoire bien plus ambitieuse, celle de la croyance, de la foi, de la vie et de Dieu. Ce même Dieu qui transcende le film d'un bout à l'autre par la lumière, les astres, la faune et la flore omniprésents dans le film. Outre le fait de parler d'espoir, de grâce et de foi, Malick dresse ici un véritable hymne à la nature et à la vie : le cycle perpétuel de la vie, l'éternel recommencement.

Alors à quoi bon comprendre ? Le film nous donne des éléments que nous sommes libre d'interpréter à notre matière. Là réside la force du film, une histoire universelle que chacun peut s'approprier. Le but n'est pas de tout comprendre, mais de se laisser bel et bien porter par la beauté de cet oeuvre.

 

Alors foncez dans vos salles de cinéma afin de rêver les yeux grands ouverts !