C'est bizarre, vous avez sûrement un jour ou l'autre rêvé d'arpenter la 5ème avenue, de découvrir Broadway, et de regarder la nouvelle Amsterdam du haut de l'Empire State Building. New York, c'est une ville, un mythe, mais aussi un lieu de joie et de tristesse, un lieu gris ou magique.

New York, c'est l'accumulation de ce qui se fait dans le monde, que ce soit pour le meilleur, mais aussi pour le pire, avouons-le tout de suite. Néanmoins, l'ambiance est là, présente dans chaque pavé foulé, dans chaque regard croisé, dans chaque carré d'herbe. J'ai décidé de m'y rendre en voyage scolaire, avec des amis, pour ne pas mourir idiot, pour me faire plaisir, pour vider le portefeuille de mes parents et les magasins. Accompagné de nos cernes de voyage, valises en main, nous débarquons à l'aéroport, accueillis aussitôt par une guide québécoise, je vous laisse imaginer l'accent.


A peine le temps de laisser tomber mon postérieur sur les sièges d'un bus à taille américaine que déjà nous sommes devant le plus haut building de New York. Un conseil, si vous voulez souffrir durant 2 heures, à faire des queues en serpentin, pour finalement arriver sur une plateforme où grouillent comme vous des vétérans de l'ascension de la tour, tout cela pour découvrir un paysage grisâtre et pas très beau, alors montez ! Nous sommes rentrés à l'hôtel, situé dans Brooklyn, avec une seule idée en tête : acheter de nouvelles chaussures. Le décalage horaire aidant, je me suis écrasé sur mon King Size bed avec la classe et la dignité d'un touriste éreinté, prêt à ronfler une fois la lumière éteinte. Le jour suivant est celui que nous attendions tous, le jour de la promenade sur la « prestigieuse 5ème Avenue », comme notre professeur d'économie se plaît à l'appeler. Mais avant nous sommes allés nous prosterner devant ce symbole du capitalisme, que tout bon adolescent en pleine crise se doit de haïr, la Bourse (Wall Street). C'est à peine si notre professeur n'a pas embrassé les marches. Mais revenons à nos moutons, la 5ème, c'est large, ça grouille de monde, c'est cher, c'est … spécial. Les vendeurs sont gentils, j'ai même fait la connaissance de Brian, un jeune vendeur métis, très sympathique, malheureusement le temps m'a fait défaut.


Les jours ont suivi, des jours douloureux pour mes pieds, magiques pour mes yeux, douloureux pour mon nez (car le métro empeste, mais vraiment, je n'exagère pas, c'est une horreur, pas toutes les stations heureusement), exténuant pour mon appareil photo qui au bout de 5 jours voyait sa carte mémoire blindée comme le magasin Abercrombie et Fitch, les mannequins en moins. Est ensuite venu le jour de la balade dans Greenwich village. L'ancien quartier gay de New York, le lieu où eut lieu la première Gay Pride, ou plutôt les émeutes de Stonewall. Les petites maisons colorées plantées comme les maisons des schtroumpfs au milieu de la forêt des gratte-ciel. Un bar gay sur ma gauche, des voitures typiquement américaines que j'affectionne, un couple qui s'embrasse sur un banc, les rayons du soleil sur les arbres qui bourgeonnent : seuls les rires et bruits de dégoût de mes camarades viennent gâcher ce tableau presque parfait.


J'ai aimé ce voyage, j'ai aimé New York, j'ai aimé les New-Yorkais et leurs grands sourires, j'ai aimé les écureuils de Central Park, j'ai moins aimé leur gastronomie … mais bon, j'ai décidé de faire un régime en rentrant.