Lorsqu'on lèche le sexe d'une femme il faut prendre quelques précautions : il faut déjà savoir que tout comme le sang les secrétions vaginales peuvent être contaminantes. Il faut donc être sûre de sa partenaire, comme dans tous les couples quelque soit leur sexualité ; c'est à dire, avoir tout deux faites le test, et ne pas aller voir ailleurs, surtout sans se protéger. Si ce n'est pas le cas, il faut se protéger.

Pour cela, on peut se servir d'un carré de latex, ou d'un préservatif (ne pas trop le lubrifier pour qu'il reste en place durant l'opération) découpé dans le sens de la longueur, ou enfin d'un gant découpé. Il faut prendre toutefois garde au talc qui est allergisant et peut dessécher les muqueuses. Le film alimentaire peut arrêter les hépatites mais son efficacité n'est pas prouvée contre le VIH. Ce carré de protection est aussi appelé une digue dentaire, on la trouve peu dans le commerce, c'est pourquoi utiliser un préservatif est souvent plus simple, d'autant plus qu'il en existe des parfumés.

Évidemment cette précaution est aussi nécessaire si l'on est sûr de sa partenaire mais que son appareil génital a été en contact avec les fluides corporels d'une autre personne. Tout comme il est impératif de changer de préservatif à chaque rapport et chaque partenaire pour un homme, il est ici impératif de changer de digue dentaire entre chaque partenaire, et à chaque fois que l'on en a l'usage. Ne serait-ce que pour ne pas risquer de la retourner malencontreusement, et aussi parce que des bactéries digestives, venant de votre bouche et normalement présentes dans l'organisme, peuvent, après avoir séché devenir très toxiques pour l'antre de votre partenaire.

La digue dentaire est, comme dit plus haut, un carré qui se place entre la vulve et la bouche des deux partenaires. Il faut la maintenir en place pour qu'elle soit efficace, il faut donc que l'une des deux partenaires la tienne afin qu'elle ne bouge pas. Elle peut être de plusieurs matériaux, il faut comme pour les préservatifs prendre garde aux allergies au latex. Il est toutefois de plus en plus simple de trouver des condoms sans latex, même dans les grandes surfaces. Elle peut aussi servir dans la pratique de l'anulingus qui est bien plus contaminant que le cunnilingus. Attention tout de même à ne pas rendre la digue poreuse, il est conseillé quand on se sert de lubrifiant d'en utiliser à base d'eau ou de silicone.

Le cunilingus ne peut pas être considéré comme réellement associé à un risque de transmission du VIH cependant le risque est réel pour bon nombres d'autres IST dont mycoses, différentes bactéries et virus. Une femme qui reçoit un cunnilingus ne peut pas être contaminée par le VIH dans la mesure où la salive ne le transmet pas, sauf si celle-ci comporte des lésions dans la bouche. De même celle qui reçoit le cunilingus peut transmettre le VIH et d'autres MST, notamment en période de règles.