Les 24, 25 et 26 Septembre, 18 villes membres de l'European Pride Organizers Association (EPOA), qui regroupe les organisateurs européens des Marches de la Fierté Homosexuelle, étaient réunies en Assemblée Générale pour statuer entre Marseille et Tel-Aviv.

Vous le savez peut être déjà, Marseille à été préférée à Tel Aviv pour accueillir l'Europride 2013, une marche des fiertés à vocation européenne voire internationale. Elle sera donc à ce titre la seconde ville de France à accueillir l'Europride.

Seize ans après l'Europride de Paris, c'est au tour de la cité phocéeenne déjà en plein bouleversement impliqué par le projet Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture qui s'apprête à redonner un souffle économique nouveau à la ville en impliquant d'énorme travaux en son centre ville pour à terme accueillir le troisième centre d'affaires français derrière la Défense, et la Part-Dieu. Le projet d'envergure mondiale "Euromediterrannée" étant d'ailleurs le plus grand projet de rénovation urbaine d'Europe.

C'est donc dans le contexte du projet Marseille-Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture que l’EuroPride « Marseille-Méditerranée » réunira les communautés LGBT d’Europe pour 10 jours de festivités et de conférences internationales au court du mois de juillet 2013.

Cependant, cette bonne nouvelle pour Marseille devra se heurter aux réalités du terrain associatif. Il est apparu des divisions locales pour la tenue de la Marche 2010 dont l'organisation a finalement été attribuée à l'association Tous&Go, plutôt qu'à Fiertés de Provence au comité de direction proche de celui de la LGP Marseille, deux associations nées d'une scission au sein de la LGP Marseille qui n'était plus reconnue compétente suite à des motifs éthiques pour organiser une Gaypride régionale. Ces tensions internes ont abouties au fait que Marseille a été la seule ville à organiser deux GayPride en un été, une marche officielle celle de Tous&Go qui avait obtenu l'agrément pour l'organisation de la Gaypride, et une dissidente celle de Fiertés de Provence. On peut se demander ce qu'il adviendra du climat associatif dans les trois prochaines années, il n'est pas certain que celui-ci s'en retrouve appaisé.

Toutefois, d'autres interrogations peuvent apparaître, car il est vrai que Marseille ne bénéficie pas réellement d'une image de ville gay-friendly notamment suite au portrait qu'il en ressort dans les médias, mais aussi suite à la perception de son milieu gay qui apparaît comme assez discret. La ville peut cependant mettre en avant son patrimoine LGBT qui contient entre autres la plus ancienne discothèque gay et la plus ancien bar lesbien de France mais quoi qu'il en soit le défi est relevé par la cité phocéenne. Cet événement marquera peut-être de profonds changements accompagnant le début d'un nouveau regard en particulier sur la ville et sa communauté LGBT.