Petit rappel à propos du SIDA, où en sommes nous ? Y a-t-il de nouvelles mesures de préventions, des vaccins sont-ils en cours d’élaboration ?

Tout d’abord qu’est-ce que le sida??

Le syndrome de l'immunodéficience acquise, plus connu sous son acronyme  SIDA,  (en anglais : AIDS,  acronyme  de Acquired Immune Deficiency Syndrome), est le nom d'un ensemble de symptômes consécutifs à la  destruction de plusieurs cellules du système immunitaire par un rétrovirus. Le SIDA est le dernier stade  de l'infection par ce virus et finit par la mort de l'organisme infecté, des suites de maladies opportunistes.

Et le VIH alors??

Le VIH est le virus de l'immunodéficience humaine, l'organisme qui cause le SIDA. Le VIH se trouve dans les  liquides organiques (surtout le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel) des personnes  infectées. Il se peut qu'une personne soit infectée par le VIH et qu'elle ne le sache pas. On pense actuellement  que la plupart des personnes infectées par le VIH auront le SIDA. Toutefois, ces personnes peuvent être infectées  pendant plusieurs années (souvent plus de 10 ans) avant de commencer à souffrir du SIDA.

Trois modes de transmission ont été observés :

   1. par voie sexuelle, qui est le principal ;
   2. par voie sanguine : qui concerne particulièrement les utilisateurs de drogues injectables, les hémophiles,  les transfusés et les professionnels de la santé ;
   3. de la mère à l'enfant : qui peut survenir in utero dans les dernières semaines de la grossesse, au moment  de l'accouchement et de l'allaitement.

Facteurs aggravants:

- Les rapports réceptifs sont plus à risque que les rapports insertifs, et les rapports anaux réceptifs sont  ceux qui comportent le risque de transmission le plus élevé. Selon le ministère de la santé français, la  probabilité de transmission par acte varie de 0,03 % à 0,07 % dans le cas de rapport vaginal réceptif, de 0,02 à  0,05 % dans le cas de rapport vaginal insertif, de 0,01 % à 0,185 % dans le cas de rapport anal insertif, et de  0,5 % à 3 % dans le cas de rapport anal réceptif.

- Les infections sexuellement transmissibles (IST) favorisent la transmission du virus VIH, par les
micro-ulcérations et l'inflammation qu'elles entraînent localement. Répondent à cette définition, la syphilis, la  gonococcie, la chlamydiose (CT), l'herpès virus (HSV), la papillomatose et la trichomonase.

- Être déjà séropositif pour le VIH ne protège pas d'une surinfection VIH par une nouvelle souche virale potentiellement plus virulente.

- Les rapports oro-génitaux ne sont pas dénués de risques. Plusieurs cas prouvés de transmission du VIH au  cours de rapports oro-génitaux, essentiellement par fellation passive, mais aussi par rapport oro-anal, ont été rapportés.

- Les personnes séropositives au VIH ne souffrant d’aucune autre MST et suivant un traitement antirétroviral efficace, c'est-à-dire ayant une virémie indétectable depuis au moins six mois, ne risquent de transmettre le VIH  par voie sexuelle que de façon négligeable, avec un risque inférieur à 1 sur 100 000[22].

Maintenant passons aux choses sérieuses, et au final le plus important, un état des lieux des mesures de
préventions et des traitements actuellement disponibles ou à venir.

Tout d abord la prévention:

Encore et toujours en dehors de l’abstinence il ne reste que le préservatif qui soit efficace...

En ce qui concerne les traitements:

Il n y a pour l’heure aucun remède au VIH/SIDA, des recherches en cours tendent a indiquer que l’issue se rapproche mais le chemin est encore long...

les actuelles trithérapies (association de plusieurs antirétroviraux) ne servent qu’ a prolonger et "améliorer" la vie des personnes infectées. Bien que donnant de bons résultats la prise de ces médicaments est fastidieuse, prises de grandes quantités de comprimes a heures fixes, et de nombreux effets secondaires.

Les avancées de la recherche:

Depuis 2004 une trithérapie générique en 1 seul comprime a été validée, principalement conçue pour les pays en développement pour son cout réduit et sa grande simplicité d emploi (1 comprime au lieu de 3).


Des chercheurs de l’Institut Pasteur, du CEA, du CNRS, et des Universités Joseph Fourier et Paris-Sud 11 sont  parvenus à mettre au point une molécule capable d’empêcher le virus de se fixer à la cellule, première étape  essentielle pour qu’il y pénètre. Apres la modélisation de la molécule et les tests in vitro, reste l étape des tests sur l animal tout d abord puis sur l homme.


L’équipe du laboratoire de Virologie moléculaire et de vectorologie (Institut Pasteur/CNRS) a mis au point un  nouveau procédé vaccinal contre le sida, dont les premiers essais cliniques chez le singe viennent de prouver le  fort potentiel. Le candidat-vaccin associe un vecteur appelé vecteur lentiviral et un antigène du virus SIV,  l’homologue simien du VIH.

Les résultats de ces essais cliniques sont très encourageants. Chez les animaux vaccinés, la quantité de virus  dans le sang est diminuée en moyenne de plus d’un facteur 100 par rapport aux animaux non-vaccinés.

Le vecteur lentiviral est un virus inactivé génétiquement dérivé du virus HIV-1 lui-même. les vecteurs lentiviraux  sont capables d’introduire de façon stable un ADN antigénique dans les cellules dendritiques. Celles-ci vont alors présenter l’antigène viral durablement aux autres cellules du système immunitaire et initier les mécanismes de défense de l’organisme qui aboutissent à la génération de cellules tueuses dites cytotoxiques (CTLs). Ce sont ces  cellules cytotoxiques qui ont alors pour rôle de contrôler la réplication du virus du sida dans l’organisme.

Après avoir prouvé le fort potentiel du vecteur lentiviral en tant que vecteur vaccinal anti-sida, les chercheurs  se concentrent à présent sur l’optimisation de ce nouveau candidat-vaccin, en vue de futurs essais chez l’Homme.

Deux chercheurs américains ont récemment découvert 2 anticorps produits naturellement par une personne séropositive qui sont susceptibles de bloquer en laboratoire 90% des souches connues de VIH, cette découverte relance de plus belle l espoir de la découverte d un vaccin.

Mais prudence, cette découverte n’est qu’une première étape théorique sur le long chemin de l’élaboration d’un vaccin contre le sida. En effet, malgré les efforts de la communauté scientifique internationale, aucun vaccin contre le VIH n’a réussi encore à voir le jour. Depuis 1981, le virus est responsable de la mort de 30 millions de personnes dans le monde.