Une association de danse parisienne doit se trouver un autre lieu pour son stage d'été suite à la découverte de l'homosexualité de ses membres.

"Les Gais Musette", association de danse de salon LGBT parisienne, souhaitaient effectuer leur stage d'été en partenariat avec l'association "Coeurs et Jardins", située près de Lamarche en Ardèche, qui propose des séminaires de "bien être" et de "développement personnel". Tout allais pour le mieux jusqu'à ce que les dirigeants de Coeur et Jardins apprennent que les gais musette sont réellement gay...

Le mail d'annulation reçut par l'association parisienne ne laisse planer aucun doute quand aux motifs de cette volte-face

"Monsieur,

Nous vous informons que, ayant reçu l'information ce matin, concernant le public spécifique, qui fréquente vos stages, nous ne souhaitons pas accueillir ce groupe dans notre lieux. Nous avons accepté vos demandes concernant l'alcool et la viande, mais l'homosexualité ne correspond pas aux énergies et à l'éthique que nous développons,
sur notre lieu, pour nous même, notre entourage, et nos enfants.

Par conséquent, nous vous invitons à chercher un autre lieu."


"Il s'agit bien d'homophobie caractérisée réprimée par la loi" qui interdit "le refus de fourniture d'un bien ou d'un service pour des motifs liés à l'orientation sexuelle", a dénoncé aujourd'hui le centre LGBT Paris (lesbien, gai, bi et trans), et juge "proprement odieux l'amalgame avec la pédophilie".

Le cadre paraissait idéal puisque le site internet du lieu se vante d'accueillir "groupes, familles, couples et personnes seules, avec simplicité et conscience, dans un esprit d'écoute et d'ouverture".


Aujourd'hui, les gais musette envisagent de saisir la Halde.

Pour Coeur et Jardins il s agirait d un "malentendu". L'association ardéchoise précise dans un communiqué, qu'elle avait "considéré que l'activité proposée ne correspondait pas à (ses) orientations". L'association ardéchoise estime avoir voulu "protéger le lieu, l'image de l'association, et nos enfants vivant sur place des éventuelles dérives sexuelles qu'une telle réunion pouvait laisser supposer"...

Plus tôt, les gérants contactés par l'AFP avaient indiqué que l'homosexualité était "une des raisons de notre refus, mais pas la seule", ajoutant que les Gais Musette avaient aussi demandé l'autorisation de consommer de l'alcool et de la viande, habituellement bannis. Mais ces écarts de régimes alimentaires avaient été acceptés dans un premier temps par l'association. A croire que la proximité de l'alcool est moins dangereuses pour les enfant que celle de l'homosexualité.

Les Gais Musette se retrouveront finalement dans le Gers pour leur stage estival.