Voici un élément douteux, révélé dans le journal Libération par Alexandre Lacroix, rédacteur en chef de Philosophie Magazine, invité à participer au débat diffusé suite au "Jeu de la Mort". Hondelate aurait fait un bel amalgame entre Homosexualité et la personnalité d'un candidat.

«Lors de l'enregistrement de ce débat faisant suite à l'admirable documentaire de Christophe Nick, s'est produit un incident violent, démontrant combien il est difficile de critiquer la télé à la télé. Précisons qu'il aura fallu à la chaîne une rare audace pour programmer ce documentaire, qui fait honneur au service public. Animé par Christophe Hondelatte, le débat débute par l'interview d'un candidat obéissant", étant allé jusqu'à 460 volts.
Voici ce que vous n'avez pu voir sur le petit écran :

- Hondelatte : "Que pouvez-vous nous dire sur vous ?»"
- Candidat : "Je travaille dans le social»"
- Hondelatte : "Il faut quand même dire une chose importante, vous concernant...
- Candidat : " En fait, là, je préférerais ne pas en parler. Il s'agit de ma vie privée. "
- Hondelatte : "Mais si, allez : dites-le nous ! "
- Candidat : "J'aimerais mieux pas."
- Hondelatte : "C'est important : vous êtes homosexuel !"

Et là gros blanc dans l'assistance.

Visiblement, si l'on prend des raccourcis, pour Hondelatte être gay pousse à vouloir tuer son prochain.

c'est alors que Alexandre Lacroix essaye de donner son point de vu :
"Cette soirée est précieuse. Nous avons l'occasion de nous interroger sur le pouvoir de la télévision. Mais la façon dont la discussion s'est engagée me rend pessimiste. Les mécanismes de soumission et de domination que révèle le Jeu de la mort peuvent s'instaurer même dans un débat d'idées. Pas besoin d'électricité. Nous venons d'assister à un interrogatoire. On demande à un participant "obéissant" de nous prouver qu'il n'est pas un sale type, alors que 80 % des gens ont fait comme lui. Et puis on étale sa vie privée. Cela démontre que le plateau de télévision est un dispositif coercitif où le présentateur a le pouvoir."

Après 20 minutes d'échange musclé dans la loge d'Hondelatte, Alexandre Lacroix est prié de partir ou se rassoir sur le plateau et reprendre "un débat saboté".