Le refuge, association d'aide pour les jeunes homosexuels à Montepllier, a reçu des menaces de mort par la poste dans son local, de nouvelles manifestations homophobes qui ont de quoi inquiéter ...

MENACES CONTRE LE REFUGE, A MONTPELLIER

 

Le 17 février, l'association "le refuge"structure unique en France qui propose un hébergement temporaire à Montpellier et un accompagnement social à de jeunes homos rejetés par leur familles et qui a récemment fait l’objet d’un livre de Jean-Marie Périer intitulé Casse-toi, a reçu dans son courrier, une lettre de menace envers l'association et ses actuels locataires.

On peut y lire des propos tel que "On connait toutes les habitudes de vos protégés et croyez-nous on va les criblés de plombs et les mettre en pièces détachés pour les punir".

  L'auteur de la lettre considère aussi les homosexuels comme des "idiots sexuels" et "qu'on devrait être enfermés dans un asile car ils nous manquent des neurones (…) qu’on aime contre nature et qu'on devrait faire des enfants pour payer plus tard les retraites."

  Le président de l'association , Nicolas Noguier a déposé une plainte  auprès du procureur de la république de Montpellier  pour "menace de mort et homophobie". Il existerait peut être un lien avec la parution d'un livre  "Casse-toi ! Crève mon fils, je ne veux pas d'un pédé dans ma vie." de Jean-Marie Périer mais ce n’est qu’une hypothèse.

 

 

LA PRESSE, LES ASSOCIATIONS ET PARTIS POLITIQUES ENFIN MOBILISES CONTRE L'HOMOPHOBIE !

 

La bonne nouvelle, c’est que l'AFP a repris tout de suite l'information contrairement à l'agression du Parvis de Notre-Dame où il a fallu attendre que six des homosexuels agressés (sur 70) portent plainte sinon les médias n’en auraient jamais parlé !

Le kiss-in contre l’homophobie du 14 février devant Notre-Dame avait tourné  nous vous le rappelons au déferlement de graves menaces, d’insultes inacceptables et de coups de casque contres les participants, de la part de groupes d’intégristes catholiques.

Seuls les élus Verts au conseil de Paris avaient dénoncés l'attitude de la Préfecture de Police en condamnant la dérobade de la Préfecture de Police, "qui avait refusé d’assurer la sécurité aux organisateurs". 

 

Pour Christine Le Doaré, présidente du centre LGBT Île-de-France, la situation est critique, elle évoque un déchaînement de haine semble s’abattre sur des gays, lesbiennes et trans’ :

Nous avons noté avec satisfaction le soutien de la maire de Montpellier, Hélène Mandroux, et nous espérons que la préfecture mettra en œuvre les moyens nécessaires pour assurer la protection des jeunes protégés du Refuge de l’auteur de ce courrier, également que ce dernier sera arrêté et condamné pour cet acte de haine homophobe. 

Toutes ces manifestations de rejet, de haine à l’encontre des personnes LGBT sont encouragées par le laxisme des pouvoirs publics dont les réponses ne sont jamais à la hauteur de l’enjeu. (…) La répression, réponse judiciaire a posteriori est nécessaire mais insuffisante. (ndlr : Les agressions homophobes s’étant multipliées sporadiquement en France, avec notamment trois agressions d’une extrême violence dans Le Marais à Paris)

La société toute entière, ses institutions, à commencer par son système d’éducation, doivent se saisir de la lutte contre les LGBT phobies et plus généralement contre toutes les discriminations. Tout ceci exercerait une action pédagogique certaine, mais cela ne s’improvise pas et relève d’une véritable volonté politique qui manque manifestement à nos gouvernements.

 

ET PENDANT CE TEMPS, L’HOMOPHOBIE FAIT SON NID …

Cela est sans compter bien évidemment, les habituelles réflexions malvenues de certains peoples, tel le patineur Brian Joubert qui  déclare « Certains patineurs ne nous aident pas. Ils sont efféminés et en rajoutent encore avec des frous-frous. Je me bats contre tous ces chichis, ça m’horripile. Pas étonnant ensuite qu’on passe tous pour des tatas ou des chochottes. »   

Un commentateur canadien relayent l’idée en affirmant que le patineur Johnny Weir est « un très mauvais exemple », car « il a du rouge à lèvre » et « s'habille de façon féminine », ce qui peut laisser penser que« tous les garçons qui patinent vont devenir comme lui ». Puis, il propose qu'on fasse passer à Johnny Weir « un test de féminité ou de masculinité ». Qu’ils se rassurent tous, les chutes de Brian Joubert étaient très « viriles » !

Sans oublier évidemment, l'attitude de Jean-edouard (ex-participant de Loft story) et de son avocat qui après une polémique déclenchée par son ex-amie Loana dans une entrevue journalistique où elle affirme que Jean-edouard est bisexuel et en a une "comme ça", déclarent que cela s'appelle de la diffamation et qu'il est envisageable d'intenter une action en justice contre elle. Si, si, révéler l'orientation sexuelle des autres est une diffamation, d'ailleurs tous les gays et lesbiennes portent plainte dès qu'on les dit hétéro !