La culture punk reste associée à la période 1975-80. C’est un mouvement culturel contestataire qui exprimait une révolte contre les valeurs établies et qui privilégiait l’expression brute et spontanée. Vous devez aussi savoir que le punk comptait faire « table rase » de la société mais aussi, il voulait renouveler la culture, faire émerger une nouvelle énergie. Tout cela était voulu comme le symbole de la liberté de création maximale (labels indépendants, Do it yourself, fanzines, mode, graphisme). Voilà pour le bref rappel.

Après une réflexion d’une amie sur mes nouvelles Doc Marteens – dont je suis d’ailleurs plus que content – je n’ai pas pu m’empêcher de penser de façon fort peu élégante : « mais ta culture punk, elle est où conasse ? ».


Retour donc sur la culture punk.


La culture punk reste associée à la période 1975-80. C’est un mouvement culturel contestataire qui exprimait une révolte contre les valeurs établies et qui privilégiait l’expression brute et spontanée. Vous devez aussi savoir que le punk comptait faire « table rase » de la société mais aussi, il voulait renouveler la culture, faire émerger une nouvelle énergie. Tout cela était voulu comme le symbole de la liberté de création maximale (labels indépendants, Do it yourself, fanzines, mode, graphisme).


Voilà pour le bref rappel.


La culture punk en elle-même reste collée aux groupes comme les Sex Pistols, les Clash ou encore les Ramones.  On y associe aussi souvent une nouvelle forme d’énergie, d’esthétique et de radicalité prenant le pas sur la contestation hippie de la décennie précédente. Les plus grands ambassadeurs ont été les Sex Pistols, qui ont d’ailleurs lancé véritablement la carrière de Vivienne Westwood, puisque cette dernière se chargeait de confectionner leurs tenues. Et cette dernière est la véritable créatrice du mouvement vestimentaire punk. Cette vision des vêtements posée par Vivienne dans les années 1970 est restée ancrée dans la culture populaire, car collant bien à l’image de rupture des punks. La culture de masse retiendra particulièrement les Doc Marteens, les rangers de toutes formes, les épingles à nourrice – que ce soit en piercing ou en boucles d’oreilles -, le métal, les chaînes.


La culture punk se retrouve aussi dans les domaines graphiques. Les pochettes de CD de plusieurs groupes servent maintenant de support de revendication. Les punks s’en servent pour détourner les valeurs sociales et la culture populaire pour marquer encore plus les esprits. Tant que l’on parle d’une certaine vision des choses et de contestation, la crête iroquoise abordée par les punk à Sloane Square est due à un rejet systématique de la mode.


Ce mouvement a bien sûr vu naitre son lot d’écrits, surtout via la presse. La presse underground se développe vachement à ce moment là, surtout dans la forme des fanzines créés par des amateurs. Les plus connus aux US étaient Maximumrocknroll et Flipside tandis qu’au Royaume Uni, c’était Sniffin’ Glue, et en France, New Wave (qui a d’ailleurs été réédité en 2004). Chaque scène locale a eu au moins son fanzine édité avec des informations, un graphisme différent, des entrevues avec les groupes locaux ou en tournée. Le magazine Factsheet Five a énuméré et chroniqué les milliers de publications underground des années 1980 et années 1990, puisque les groupies de punks étaient souvent très violentes, prêtes à faire n’importe quoi pour être vues de leurs stars.


Maintenant, toute cette culture revient peu à peu au goût du jour. C’est un revival quoi. Quand on regarde Lookbook.nu, on se rend compte que les Rangers ou les Doc Marteens sont de plus en plus re-portées par beaucoup de gens, sur des slims, le slim rentré dans les chaussures – ce qui était une caractéristique des punks pour se démarquer -. Vivienne Westwood a été réquisitionnée pour les tenues du film Sex & The City, et les motifs écossais (très utilisés par les punks parce qu’ils étaient jugés laids à l’époque) se retrouvent sur de plus en plus de fringues.


On peut aussi retrouver tout ça par petites touches dans les défilés des grands couturiers. Ou même dans leurs choix de mannequins. Agyness  Deyn par exemple. La demoiselle, punkeuse dans l’âme autant que dans le corps a détrôné Kate Moss chez Klein et chez Burberry en 2008. Elle a aussi travaillé pour Armani, Cacharel, Paul Smith, Anna Sui ou encore Gianfranco Ferré.


A retenir donc: La culture punk a influencé beaucoup de notre culture globale de maintenant qui est formée de plusieurs cultures successives. Et le punk se jour un petit revival par petites touches, alors ressortez vos Doc Marteens (que vous n’auriez jamais du ranger, c’est intemporel ces choses-là) et mettez-les, c’est le moment ...