Voici la première partie d'une histoire... la mienne qui n'a pas été facile tous les jours et me confier sera le mieux je pense. J'ai écris dans mon journal durant mes années collège, et je m'en souviens comme si c'était hier. Récit d'un gars paumé, première partie.

Bonjour, ci-gît Alex, un jeune homme qui va raconter à tout le monde dans ce texte sa vie, enfin une partie seulement, l'autre arrivera après bien sur.

Commençons par un point : Comment ai-je su que j'étais gay ?

Je l'ai deviné vers la 6ème où je regardais toujours les garçons et les filles ne m'intéressaient pas vraiment. Il y en avait un en particulier donc je suis devenu ami avec lui mais une bonne copine lui à dit et du coup, je suis devenu le PD du collège.

Vers la 5ème, j'étais dans la classe d'un garçon qui me plaisait vraiment et rebelote. Sa meilleure amie (qui était aussi la mienne) lui dit mais il le prend pas vraiment comme l'autre : il me saute dessus, m'embrasse devant tout le monde et m'enlace langoureusement, sans pour autant m'aimer comme moi je l'aime.

Vers la 4ème, je suis dans la classe du gars de 5ème, et évidemment il a trouvé une copine, il a même oublié que je l'aimais... enfin je croyais. Une copine me dit qu'il est cocu et que elle lui parle, moi je n'avais pas son adresse alors on se met en conversation à 3 et il me sort : « Tu m'aimes encore ? ». J'étais sur le cul je ne savais pas quoi répondre alors je lâche un "oui" tout rouge devant mon ordi. Il me dit qu'il le savait car je le matais en sport. La honte franchement. Je prétexte que je regarde la télé pour mettre fin à la conversation.

Le lendemain, je rentre dans la classe comme si de rien n'était et je vois toute la classe me regarder. Il l'aurait dit alors ? Je me précipite à ma table et d'un coup ils me lâchent : « Alors comment tu vas Alex ? ». Je ne savais pas où me mettre, depuis quand ils me parlent eux, les autres, les homophobes. Je leur ai dit que j'allais bien et qu'ils aillent faire leur jeu ailleurs.

Plusieurs jours, même un mois après, je vois celui qu'on va appeler "R", donc je vois R connecté, je fais pas attention et il me parle en disant : « Coucou mon chéri ! ». J'étais sur le cul ! Comprenez-moi, il a une copine et il me dit ça. Il me dit que je suis sexy, que je lui plais ; bref, qu'il m'aime quoi.

Le lendemain rebelote, et les jours d'après pareil. J'y crois, enfin je veux y croire, même si une part de moi ne veut pas y croire et y penser. Seulement voilà, il prétend qu'il va plaquer sa copine. Je le retrouve le lundi, en pensant qu'il va me parler mais il me dit juste : « Retrouve-moi à midi derrière les arbres ». Bien évidemment je n'y vais pas car je me dit que son meilleur ami sera là alors il va se faire foutre chez les grecs.Le lendemain, j'apprends que c'était un piège, qu'il voulait m'embrasser devant tout le monde et qu'il a raconté à tout le monde que j'étais gay, que je l'aimais et que je voulais faire des "choses" aux garçons. J'étais hors de moi, d'une part car ce qu'il à raconté est faux (pour les "choses") et d'autre part, car il ne m'aime pas. Il voulait me faire une blague et me piéger comme une mouche dans du miel, comme un moustique avec une lumière verte, comme une carotte avec un lapin. Au collège je suis devenu le gay du collège même si d'autres ne s'assument pas.

Viens le cours de français décisif, certains croient à l'histoire de R, d'autres pas et nous allons parler d'homosexualité dans la société actuellement. Je vous passe les rires de la moitié de la classe et tous les regards posés sur moi, même la prof qui se demande et qui m'invite au tableau pour que les autres me posent des questions du genre : « Oh tu l'es vraiment ? Ça te fait quoi de l'être ? C'est pas dégoûtant ? ». Voici mes réponses : « Oui, je le suis ». Réaction de la classe : « Ouah ! ». « Je suis content de l'être car c'est pas une maladie ». Réaction : « Ah bon ? ». « …et non ça n’a rien de dégoutant ». Réaction : « Moi je trouve plutôt ». La prof me regarde en souriant, me dit qu'elle est contente de m'avoir comme élève, etc...

Viens le cours d'éducation sexuelle comme je le redoutais pendant le mois : « Bonjour, je suis l'infirmière et même si tout le monde me connait, je vais vous parler de sexe mais tout ce qui se passe ici reste ici. Vous posez les questions j'y réponds ». Voici le début, je vous passe certaines questions mais un élève pose la question fatale : « Comment font les gays pour faire l'amour ? ». L’infirmière : « Et bien ils font ce qu'on appelle une sodomie, n'est-ce pas Alex ? ». Tout le monde me regarde et je lance : « Je vous signale que les garçons peuvent le faire aux filles aussi ! ». L'infirmière me répond que c'est exact et que j'ai raison de me défendre devant des attardés (elle me l'a dit après le cours ça).

Je pense que j'ai fait long là, je vous donne rendez-vous pour la prochaine partie.