Le grand cahier d'Agota KRISTOF est un livre très intéressant qui mérite vraiment d'être lu, je vous le conseille fortement alors pour vous donner envie ce lire voilà mon résumé personnel et comme il s'agit de mon devoir de français je vous le propose comme un commentaire composé traitant de l'éducation.

Agota KRISTOF est née en 1935 à Csikvand en Hongrie. Depuis 1956 elle vit en Suisse normande, avant de ce faire connaitre en tant qu’écrivain dans la langue française elle travaillait dans une usine. Son premier roman le grand cahier publié en 1987, nous montre l’éducation catastrophique de deux jumeaux élevés par leur grand-mère pendant la guerre, il à obtenu le prix du Livre Européen et fus traduit dans une vingtaine langues, ainsi que la suite de cette trilogie La preuve en 1988 et Le troisième mensonge en 1992. Elle écrit des livres d’humour noir ainsi que du théâtre noir et des poèmes. Nous débuterons par un résumé de l’œuvre et ensuite nous traiterons le thème de l’éducation dans ce même roman.

Le grand cahier, raconte l’histoire de deux jumeaux dont nous ne saurons ni le nom ni l’âge qui, pendant la guerre sont emmenés à la campagne chez leur grand-mère, loin de la « grande ville ». Ces deux jumeaux seront élevés par cette grand-mère appelée «la sorcière» par tous les habitants du village, elle est «petite et maigre », «elle marche nu-pieds», «son visage est couvert de rides, de taches brunes et de verrues où poussent des poils. Elle n’a plus de dents », elle aurait aussi quelques penchants meurtriers. La maison de leur grand-mère est occupée par un officier étranger dont nous ne connaitrons pas plus de détails que sur l’identité des jumeaux.  Ces enfants auront une éducation à la dure, par le travail manuel, ils s’affligeront des «exercices d’endurcissement» du corps, « nous décidons d’endurcir notre corps pour pouvoir supporter la douleur sans pleurer »,  et de l’esprit, « nous attrapons un poulet et nous lui coupons la gorge comme nous avons vu grand-mère le faire ». L’officier étranger leur apprendra sa langue maternelle qu’ils maîtriseront très vite car ils ont une réelle envie de savoir. Ils assisteront à des scènes à tendances sexuelles quand elles ne leur seront pas affligées, comme dans le chapitre intitulé «le bain», « (la nouvelle servante de la cure) nous caresse et nous embrasse sur tout le corps ?(…) Elle s’agenouille devant le banc et suce nos sexes qui grandissent et durcissent dans sa bouche». Les écoles étant fermées ils décident de faire leurs cours eux même en étudiant la Bible, ce qui ne les empêche pas de voler, et de faire du chantage avec le curé et de commettre des violences envers les autres personnes.

Dans ce livre, Agota Kristof fait une critique cachée derrière de l’humour noir, de l’éducation pendant la guerre, où les enfants s’auto-éduquent et sont livrés à eux même. Elle se met dans leur peau et à travers ce style d’écriture dépouillé et minimaliste elle va droit au but c'est-à-dire qu’elle met en relief le fait que ces deux jumeaux doivent s’endurcir autant moralement que physiquement s’ils veulent survivre à la guerre et à la séparation d’avec leur mère. C’est pour cela qu’ils s’infligent des exercices d’endurcissement du corps et de l’esprit. Ils apprennent à devenir insensible, impitoyable envers les autres enfants et adultes qu’ils côtoient tout les jours. Ils s’entrainent jusqu’à ce que le plus horrible finisse par ne plus les affecter. Leur enfance disparait, ils apprennent à devenir adulte par eux même au détriment des règles morales.