La condamnation du député UMP Christian Vanneste pour homophobie a été annulée par la Cour de cassation, qui a jugé qu'il n'avait pas dépassé les limites de la liberté d'expression.

L'élu du Nord avait été condamné en janvier 2006 à 3.000 euros d'amende pour injures publiques après avoir déclaré que l'homosexualité était "inférieure" à l'hétérosexualité. Cette peine avait été confirmée en appel en janvier 2007.

L'association SOS homophobie estime que "trois millions d'homosexuels" sont consternés par l'arrêt de la Cour de cassation dont la décision "semble relever d'un autre âge".

"Le respect du principe fondamental de la liberté d'expression, tel qu'il est défini par l'article 10 de la convention européenne des Droits de l'homme, ne saurait en aucune manière justifier une atteinte intolérable à la dignité de la personne des homosexuel(les)", dit-elle dans un communiqué.

Dans son arrêt, la Cour de cassation estime que les propos de Christian Vanneste ont pu "heurter la sensibilité de certaines personnes homosexuelles" mais que "leur contenu ne dépasse pas les limites de la liberté d'expression." Pour les magistrats, la cour d'appel a "méconnu le sens et la portée des textes en vigueur".

Fin 2004, alors que les députés s'apprêtaient à voter une loi interdisant les propos homophobes, Christian Vanneste avait affirmé que l'homosexualité était "une menace pour la survie de l'humanité." Le député du Nord avait ensuite persisté dans la presse, qualifiant de sectaire le comportement homosexuel.