Michèle Alliot-Marie annonce le lancement de tests salivaires de dépistage de drogue, un dispositif qui permettra aux forces de l’ordre de détecter immédiatement toute trace de substance illicite prise par le conducteur.

Selon une étude en 2005,  230 personnes sont mortes dans des accidents de la circulation liés à la consommation de stupéfiants. Si on ajoute les blessés, le bilan est encore plus élevé, notamment parmi les jeunes qui prennent des risques en 2 roues ou en voiture après avoir consommé de la drogue.

Dans les jours à venir, 50 000 tests vont être distribués aux forces de l’ordre dans le but de recourir à un tout nouveau procédé de dépistage de prise de drogue par les conducteurs. Plusieurs modèles de tests ont été expérimentés sur 3 produits et expérimenté depuis un an. Seul le plus fiable d’entre eux à été retenu.

Comment ça fonctionne ?

On se croirait presque dans un bon film policier lors d’une prise d’ADN. En effet, la salive de l'automobiliste est recueillie au moyen d'un bâtonnet. La couleur change en cas de prise de drogue. Si la réaction est positive, ce test sera complété par une prise de sang effectuée en milieu médical. Elle permettra de confirmer la présence de stupéfiants et d'en déterminer la nature exacte.  Ce nouveau procédé, facile d’usage, est appelé à remplacer les tests urinaires, réalisés jusqu'à présent en présence d'un médecin dans une camionnette en bord de route. Pas très préventif car rare, désormais le recours à ce test dissuadera les conducteurs imprudents.

Les contrôles seront effectués par la Police Nationale et la Gendarmerie de manière aléatoire et à la sortie des boîtes de nuits.