Un dernier chiffre qui fait frémir et qui est en constante augmentation : 1 cas de violence sur 4 à lieu au sein du couple.

Des évolutions à donner le vertige : + 31 % d'augmentation en trois ans, soit 12 000 victimes de plus, dont 6 500 pour la seule année 2007.

A l'occasion de la sortie d'une nouvelle étude sur les violences faites aux femmes, il est bon de rappeler que les violences conjugales ne touchent pas seulement que les couples hétérosexuels, les couples gays et lesbiens sont également concernés par ce fléau. Non seulement ce problème est bien réel mais il n'est pas récent.

En outre, la majorité des chercheurs s'entendent pour dire que la violence conjugale chez les couples homosexuels est devenue le 3ème problème de santé en importance chez les gais et lesbiennes, et ce, après l'infection au VIH et les abus d'alcool et de substances psychotropes.

D'après Louis Leclerc, spécialiste, les langues se délient petit à petit. Ainsi, plusieurs victimes, qui en étaient à leur première relation amoureuse, sont restées en couple en se disant que cela devrait être normal chez les couples homosexuels. Également, d'autres ont rapporté ne pas avoir porté plainte parce qu'être victimisé par son conjoint est moins terrifiant que de l'être par le système socio-judiciaire. Et si l'on ajoute les effets dévastateurs de l'homophobie intériorisée (refus de se voir comme victime ; faible estime de soi ; croire qu'on mérite d'être violenté, etc.), la liste des particularités se poursuit.