À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie et la transphobie, Act Up-Paris et le comité IDAHO ont effectué jeudi 15 mai après-midi un die-in devant l'Elysée, pour dénoncer la non-reconnaissance de cette journée par la France. Chaque activiste, vêtu de noir, portait le nom d'un pays pénalisant l'homosexualité. Une quinzaine de militant(e)s, ont été interpellé(e)s et ont été retenu(e)s au commissariat du 8ème arrondissement.

En 2008, plus de 70 pays pénalisent encore l'homosexualité, et elle est passible de la peine de mort dans une dizaine d'entre eux. Quant à la France, il n'est pas inutile de le rappeler, les personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bi et trans) ne bénéficient pas d'une égalité des droits sur le plan juridique par rapport aux hétérosexuels. L'homophobie, la lesbophobie et la transphobie, qui sont loin d'y avoir disparues, ne sont combattues qu'avec parcimonie par les institutions, alors que de réels moyens devraient être mis en œuvre !

En dépit de beaux discours en faveur du respect des droits humains à travers le monde, la France continue de refuser l'asile à des demandeurs LGBT qui ont dû fuir leur pays à la suite des persécutions subies en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, et ce malgré ce que prévoit la Convention de Genève de 1951, qui garantit ce droit aux réfugiés. Ne pas reconnaître la journée mondiale de lutte contre l'homophobie, c'est nier la réalité des persécutions subies, c'est cautionner les exactions commises, et leurs nombreuses conséquences, en termes de santé et de discriminations.

Rappelons que dans de nombreux pays, l'homophobie institutionnelle et omni-présente rend purement impossible toute prévention du VIH / sida et des autres IST.

-Source indyMedia.org le 18/05/08-