La loi d'amnistie voté par le Parlement irakien qui va libérer 5 000 prisonniers ne s'appliquera pas aux coupables de "crimes d'homosexualité". Cette restriction atteste de l'homophobie qui sévit dans le pays.

La loi d'amnistie voté par le Parlement irakien qui va libérer 5 000 prisonniers ne s'appliquera pas aux coupables de "crimes d'homosexualité". Cette restriction atteste de l'homophobie qui sévit dans le pays.

Cette exception reflète l'homophobie d'Etat qui sévit en Irak. Même si l'homosexualité n'est pas officiellement illégale, plusieurs lois sont utilisées pour persécuter les homosexuels. Les autorités de police ou de justice se servent de lois relatives au vagabondage sur la voie publique, les actes publics indécents, la transmission de "maladies dangereuses" ou encore sur les "propositions indécentes" pour réprimer l'homosexualité dans la pratique.

Plus grave encore, des actions émanant de milices plus ou moins incontrôlées terrorise la population gay, telle The Mahdi Army, impliquée dans des faits d'enlèvements, de tortures et d'exécutions à l'encontre d'Irakiens LGBT, en particulier des femmes, accusés de ne pas avoir des conduites permises par l'Islam.

La Mission d'Assistance à l'Irak des Nations Unies a officiellement reconnu l'existence d'actions hostiles ciblant la population gay – dont un certain nombre d'assassinats et d'exécutions sommaires - de la part de milices armées dont les agissements bénéficient, selon elle, de l'absence de police et d'armée réellement structurées.